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Accents poétiques

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Derniers messages

  • Alba
    Voici une participation personnelle au jeu d'écriture :

    La grotte préhistorique

    Une étrange peinture illumine les murs,
    Splendeur du temps passé dans la grotte pérenne,
    Certains ont vécu là pour une heure aérienne,
    Ils ont choisi cet art, emblème des plus purs.

    Et leur ombre demeure en rêve du futur,
    Poursuivant les chevaux dans la plaine lybienne,
    Élevant le symbole en missive malienne,
    La main s'est effacée au creux de l'ocre dur.

    Mais dans la tombe immense aux mille vies humaines,
    Cette crypte secrète à face suzeraine,
    Le signe est roi du monde et persiste au-delà.

    Comment ne pas penser à cette heure évanouie,
    Paroles échangées, murmures que voilà,
    Le silence à présent paraît âme enfouie.

    Alba

    Illustration du poème réalisée avec le concours de l'IA

    Au plaisir de vous lire !
    ( ͡~ ͜ʖ ͡° )

    Par Alba, · Posté(e)

  • Alba
    Entre science-fiction New Age et mythologie apocalyptique, le mystère plane et l'angoisse règne.

    Le lecteur est captivé.

    C'est réussi !
    。^‿^。

    Par Alba, · Posté(e)

  • Alba
    Waoûûûûûûûû ! Ce poème est une merveille, Thierry !

    J'adore en particulier les deux quatrains, c'est à la fois réaliste et onirique, transcendé par un sens esthétique poussé à l'extrême, et infiniment suggestif.

    Tu nous gâtes ! Quelle plume !
    ( ͡°_ʖー)~☆


    Par Alba, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Soudain, le doigt tendu qui la désignait se redressa pour montrer le ciel.
     
              « Tu oses, sorcière, descendre parmi nous de là-haut, où loge Celui qui m’a relégué au plus bas ? »
     
              Lo¨z n’était pas timorée. Elle répliqua aussitôt :
     
              « Qu’appelez-vous au plus bas, monsieur ? »
     
              Le faciès de l’individu se fit plus grotesque encore.
     
              « L’enfer ! » hurla-t-il.
     
              Il frappa le bitume de sa patte gauche en poussant un « Ah ! » tonitruant.
     
              Aussitôt, du sol surchauffé s’éleva une vapeur méphitique et la température s’envola au point que le goudron se mit à fondre en se craquelant de toutes parts.
     
              Lo¨z était inquiète. Le comportement de cet être étrange semblait corrélé à cette montée spectaculaire du thermomètre, ce qui n’avait rien de logique.
     
              Aux fenêtres des immeubles, les Parisiens tendaient le cou, agitaient les bras. Certains criaient : « Au feu ! ». Dans les rues, des passants s’évanouissaient et tombaient comme des mouches.
     
              Les yeux de l’individu s’étaient transformés en deux lunes de rubis à l’éclat insoutenable, son sourire figé en moue sardonique.
     
              Lo¨z ne savait que faire. Cette…chose, dressée dans sa haine, devant elle, ne trouvait nulle place au chapitre planète Terre qui lui était familier. Et cependant, cette histoire d’enfer lui rappelait quelque chose, oui, elle finit par comprendre quoi…
     
              Alors, s’armant de courage, elle se dressa à son tour sur ses ergots et marcha sur lui.
     
              « Rien de logique dans ton salmigondis ! Je ne crois ni à ton enfer ni au paradis. Fuis ou je te détruis ! »
     
              L’autre désigna encore une fois la nue. Lo¨z levant la tête aperçut le nuage où elle avait laissé sa nef intersidérale. Quand elle vit scintiller le rebord de titane, comme s’il allait céder, elle craignit sa chute sur les toits de Paris. Mais elle se rasséréna, demeura sur le terrain exclusif de la raison. Et sa vision disparut.
     
              « Tu ne m’auras pas aux rets de ton piège, caricature de maroufle satanique ! »
     
              Aussitôt, la chaleur baissa et le gnome, de monstrueux, devint insignifiant, sorte de pantin immobile. On eût cru un jouet abandonné là.
     
              Lo¨z se planta devant lui, s’accroupit et l’observa de près.
     
              « Il me semble te reconnaître, lui susurra-t-elle. Je t’ai connu dans une vie d’en-deçà. Je t’appelais Gavoulagoule ou bien Goulatromba.
              - Car tu avais des lettres, murmura le falot. Dis, maintenant que tu n’es plus des nôtres, que tes limites sont repoussées…
              - Oui ?
              - Sauve la serre !
              - Hein ?
              - Sauve la Terre ! Avec l’aide des tiens. Ici, l’enfer n’est plus sis au centre, il est monté en surface. L’apocalypse a commencé !
              - Je verrai, de retour chez moi, ce que je peux faire par solidarité, en toute logique, loin des délires fanatiques. »
     
              Lo¨z allait repartir lorsqu’elle se figea, se retourna, revint vers le pantin.
     
              « Mais dis-moi exactement : qui es-tu ? »
     
              Elle n’obtint aucune réponse. Le pantin n’était plus qu’un jouet inanimé.
     
              Quand elle entendit qu’aux fenêtres des bâtiments l’on poussait ces cris :
     
              « Alleluia ! Cette sainte femme, là-bas, nous a sauvés du démon ! Adorons-la ! »
     
              Lo¨z s’empressa de tendre son fil d’argent et disparut au plus vite dans les airs rejoindre son nuage-parking.


    FIN



     

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Contempler sa maison Terre, en effet, c'est le moment, avant qu'on n'en voie plus que les émanations viciées!
    Quatre superbes illustrations du thème. Merci Alba!


     Coquille

    J’habite une maison de nacre et de sel
    Balayée par l’eau de l’estran
    Mon toit prend la couleur firmament
    Et s’ouvre au soleil à la première étincelle
     
    On essore un nuage sur le sable sec
    C’est l’heure des pluies qui suit la marée
    Mon plancher reluit de ses reflets moirés
    Tout lavé d’iode en un lit de varech
     
    Je n’ai à mouvoir rien de ma chair flasque
    Irrésistiblement l’eau finit de me découvrir
    Devant ma porte et sous mon pied la flaque
     
    Se vide lors que m’assèche un doux zéphyr
    Qui s’amuse de ma joaillière peine
    A meubler mon intime d’une perle.



    Image libre (Pixabay)

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

Le panthéon des poètes disparus

Derniers ajouts au panthéon

  • Sophie ·
    Soulève ta paupière close Qu’effleure un songe virginal ; Je suis le spectre d’une rose Que tu portais hier au bal. Tu me pris encore emperlée Des pleurs d’argent de l’arrosoir, Et parmi la fête étoilée Tu me promenas tout le soir. Ô toi qui de ma mort fus cause, Sans que tu puisses le chasser Toute la nuit mon spectre rose A ton chevet viendra danser. Mais ne crains rien, je ne réclame Ni messe, ni De Profundis ; Ce léger parfum est mon âme Et j’arrive du paradis. Mon destin fut digne d’envie
    Sophie
    Sophie
    • 2 commentaires
    • 1 411 vues
  • Nils Exo ·
    Je veux peindre la France une mère affligée, Qui est entre ses bras de deux enfants chargée. Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups D’ongles, de poings, de pieds, il brise le partage Dont nature donnait à son besson l’usage : Ce voleur acharné, cet Esaü malheureux, Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux, Si que, pour arracher à son frère la vie, Il méprise la sienne et n’en a plus d’envie ; Lors son Jacob, pressé d’avoir jeûn
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 2 commentaires
    • 1 268 vues
  • Alba ·
    Ami, le hibou pleure où venait la colombe, Et ton sang souterrain a fleuri sur ta tombe, Et mes yeux qui t’ont vu sont las d’avoir pleuré L’inexorable absence où tu t’es retiré Loin de mes bras pieux et de ma bouche triste. Reviens ! le doux jardin mystérieux t’invite Et ton pas sera doux à sa mélancolie ; Tu viendras, les pieds nus et la face vieillie, Peut-être, car la route est longue qui ramène De la rive du Styx à notre humble fontaine Qui pleure goutte à goutte et rit d’avoir pleuré. Ta m
    Alba
    Alba
    • 5 commentaires
    • 880 vues
  • Nils Exo ·
    Le verbe égal à Dieu, splendeur de sa lumière, Avant que les mortels sortis de la poussière, Aux rayons du soleil eussent ouvert les yeux ; Avant la Terre, avant la naissance des cieux, Éternelle puissance, et sagesse suprême, Le verbe était en Dieu, fils de Dieu, Dieu lui-même. Fils de Dieu, cependant fils de l’homme à la fois, Peut-il toujours égal… je m’arrête, et je crois. Faible et fière raison, dépouille ton audace. Le vent souffle : qui peut en découvrir la trace ? Étonnés de son bruit, n
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 778 vues
  • Nils Exo ·
    Mes remparts sont fondés…. ville aux larges contours, Quel tremblement de terre ébranlerait tes tours ! Pour les foyers nouveaux, ainsi qu’aux jours antiques, Je taillai de mes mains quelques dieux domestiques ; Puis, afin de savoir s’il ne renfermait pas D’autres hommes encore échappés au trépas, Je voulus, en volant, faire le tour du globe. Aux premières lueurs que laissa poindre l’aube, Devant tous mes sujets je forçai, sans trembler, Le prodige d’Icare à se renouveler. De son funeste sort je
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 1 229 vues
  • Nils Exo ·
    Je revenais du Louvre hier. J’avais parcouru les portiques Où le chœur des Vénus antiques Se range gracieux et fier. A ces marbres, divins fossiles, Délices de l’œil étonné, Je trouvais bon qu’il fût donné Des palais de rois pour asiles. Comme j’allais extasié, Vint à passer une pauvresse ; Son regard troubla mon ivresse Et m’emplit l’âme de pitié : - Ah ! m’écriai-je, qu’elle est pâle Et triste, et que ses traits sont beaux ! Sa jupe étroite est en lambeaux ; Elle croise avec soin son châle
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 860 vues
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