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  • Poèmes les plus appréciés du mois

    • Seawulf
      17
      Je ne sais...
      By Seawulf · Posted
      Je ne sais… « Si la saison faisait peau neuve tous les ans Alors on guérirait de n’avoir pas changé » G. Audisio   Je ne sais ce que veulent dire tes mains Qui effeuillent l'arbre nu et cherchent l'ombre Au fond de la nuit baignée de lumière que tu éteins D'un revers de paume gantée de flanelle sombre.   Je ne sais ce que veulent dire tes doigts Qui se crispent dans le ciel d'opale perlé de froid, Enserrent un nuage qui en trombe pleure d'ef
    • Eathanor
      16
      Les grelots des rêves
      By Eathanor · Posted
      Au loin tintent les grelots des rêves. Ils racontent les arrondis de ton nom, Révèlent la dépouille de tes lèvres, Les ossements de tes baisers figés.   Juste une dernière fois,  espérer Me frotter contre le crépuscule des nuits, Trébucher sur le seuil de ton souffle, S'égarer dans le velours de nos gorges.   Sous l'arche des étreintes endormies, Parmi le souffle des haleines éperdues, Mon pas fatigué d'archéologue sélénique Soulèv
    • Seawulf
      15
      L'invisible
      By Seawulf · Posted
      L’invisible « J’appartiens au silence à l’ombre de ma voix » J.Cayrol   Vous n’entendez-pas ce long souffle rauque de cet homme ici allongé blessé de vie qui s’éprend soudain de silence, sans acribie, pour quitter les rivages de la ville glauque.   De l’air ! De l’oxygène, voilà ce qu’il lui faut, il en manque tellement. A peu consommer on s’épuise. On s’use à vouloir en trouver ici ou là. Et voilà que s’envolent les mots !  
    • Eathanor
      15
      Le sang des jours
      By Eathanor · Posted
      À l’ombre de ta bouche, Juste quelques pelures de mots Sur l’orbe de ton silence.   Il reste                   Ces frissons en torsades, Quelques flaques de souvenirs Égarées dans l’amer d’un regard.                   Ces paysages rongés de fièvre, Là où gisent des nymphes rouillées Oubliées derrière des murets de lierre.   Dans tes échancrures irisées, L’hémorragie du sang des jours Sur le buvard de nos sentiments.
    • Diane
      15
      Elan diaphane, un aveu filigrane
      By Diane · Posted
      Aveu filigrane, élan diaphane je pianote et brode en fils de couleur mes arabesques en solo n'entends-tu pas la mélodie pauvre dentelle de croque-note que je martèle crescendo   Je voudrais que ma plume sarbacane souffle mes voeux dans le vent et que volent jusqu'à toi en écume courtisanes ces aigrettes de printemps virevoltant une folle sardane   Je voudrais être ta fée Morgane qui porte en toi la sourdine l'élan diaphane du poète peut-être mê
    • Seawulf
      14
      Lore, mon grain de folie
      By Seawulf · Posted
      Lore, mon grain de folie « J’aime les heures sombres de mon être, où s’approfondissent mes sens » R.-M. Rilke*   Je viens me perdre dans tes vastitudes Créatives et inattendues, toi Drapée d’une blouse blanche entrouverte Laissant transpirer ton corps nu Éraflé de couleurs aux pinceaux Aveugles sous le néon éclatant de blanc.   Chevelure noire coupée à la garçonne Yeux émeraude teintés d’or Tu te courbes vers la toile de lin
    • Filae77
      14
      Né sous une mauvaise étoile
      By Filae77 · Posted
      Né sous une mauvaise étoile            Que faisons nous ici, quelle est notre mission ?           Moitié d'enfant promis à ce destin amer         au petit matin froid j'avais une ambition:             Entre l'os et la peau ajouter de la chair           Pâleur surnaturelle et maigre silhouette   gaspillant ma jeunesse au hasard des chemins   Sept du mois de novembre; Année de la comète,     la lumière du jour passe à travers mes mains  
    • Thierry Demercastel
      14
      Va, le vent, va…
      By Thierry Demercastel · Posted
      Va, le vent, va… J’ai aimé une rose, Dans un soir qui descendait D’un vieux rêve   Et le vent me disait Combien il sait les choses, Jusqu’à écouter pleurer Les roses.   Où vas-tu le vent, Vers cette aube indécise Qu’un ciel noir oppresse, Pleure-t-elle aussi Comme pleurent les roses ?   Va, le vent, va, Dis-moi
    • Epicene
      14
      La Voyageuse
      By Epicene · Posted
      La Voyageuse     Sous l'horloge précieuse du temps Là où l'aiguille fixe le continent, Seule, elle rêve éperdument D'une odyssée, d'un contre-temps  Et de l'indice furtif de carignan, L'envie sème bien des arguments.   L'ombre d'un soupçon dans le regard, Elle embarque son grain de folie, Fait preuve à la carte de l'épisode, De ses règles dans l'aérogare Où les souhaits qu'elle fait à l'oubli Se lient d'une mise en fraude.   La voyageuse con
    • Yan
      14
      Promenade du peintre au canal.
      By Yan · Posted
      J’emprunte des canaux Aux berges incertaines Où certaines auberges, De leurs volets bleus clos, Teintent en touches fines D'une patte sereine Une toile de serge, En l’eau qui serpentine, Comme peinte au couteau. Le courant sous les souches, Tourbillonnant manège, Affole quelques feuilles Où se pose une mouche, Radeau pour l’orpheline. Des oiseaux en cortège, Et aussi noirs qu’un deuil, Survolent une fouine Qui regagne sa couche. La lumière est étrange Ains
  • Derniers commentaires

    • Epicene
      Peu importe le thème, chez toi, tout est poésie.  Merci Frédéric pour ce joli moment 🙂
    • Jeep
      Un poème en prose qui ressemble à une nature morte hollandaise, décoré de mots rares pour lesquels vous auriez pu laisser le soin au lecteur d’une recherche de leur signification.
    • Eobb
      J'aime cette goutte d'encre rouge au coeur d'une veine qui se mélange aux blanc crémeux, cône aux saveurs d'enfance puis cet unique son qui survit par le suivant, une machine à écrire a le rythme sur les notes du fumeur de gitanes virevoltantes sur le paquet chérie. Une très belle écriture qui voyage.
    • Isabelle64
      Belle association de fleurs (de la photo) et de mots. Merci!
    • Jean Luc
      Ecrire m'ouvre un appétit d'ogre, tandis qu'une bouteille-libellule, pleine à ras bord, verse à boire, abreuvant soudain d'invisibles *** , quand ses ailes d'argus1 s'envolent d'un trait par-dessus le dragonnet2, qui flemmarde sur un plat d'inox garni de chlamys3 orangés. Abeilles blessées sur le couteau du beurre. Cuillers à manche de telline4, canard braisé, croissants de porcelaine.  Le mot vin est ici la bonne prononciation du mot vigne. C'est tout de même mieux qu'un repas d'able5 et de carassin6 réunis! C'est marrant, mais les convives prennent des joues de powan7 durant leur ivresse culinaire et des yeux de perle d'huître. Une limande parée d'ormeaux8, la tête tranchée, se tourne une dernière fois vers la mer d'écume étendue sur un plat d'osier qui pisse un jus citronné. Le liseron dans la cour écrit un inoubliable « Vive ce jour magnifique ! ». Ô les innombrables petites blancheurs qui parsèment la haie du jardin! Décoré par la présence des chiens à poils ras du père, s'étale un blé rouge dans un crépuscule d'étoiles huilées.     1Petit papillon des prés de couleur bleue ou violette selon les espèces. 2Poisson d'eau douce ressemblant à un petit dragon. 3Grand coquillage rond dont la couleur varie selon les spécimens. 4Genre de petits coquillages en forme de cône aplati de taille variée. 5Petit poisson d'eau douce. 6Autre nom du poisson rouge. 7Nom anglais du lavaret qui est un poisson d'Europe. 8Petit coquillage ovale à fond nacré.        

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