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Accents poétiques

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Derniers poèmes

Derniers messages

  • Nils Exo
    Scène 8 – Arès, Jacques, un messager
     
    Jacques : Voilà un oiseau de mauvais augure ou je ne m’y connais pas…
     
    Arès : Que voulez-vous dire ?
     
    Jacques : C’est un de mes collègues, sa venue ne présage rien de bon…
     
    Entre le messager qui ne se rend pas compte de la présence d’Arès, invisible pour lui.
     
    Le messager : Bonjour, Jacques. Je ne sais pas comment te l’annoncer mais…
     
    Jacques : Ne t’en fais pas : je ne tue pas le messager. Qu’as-tu à me transmettre même si j’en connais déjà la teneur ?
     
    Le messager : Je ne sais pas ce que tu as encore fait mais la direction de l’usine m’a chargé de te remettre ce pli. Tu es renvoyé pour faute grave. Je suis désolé de t’apprendre cela avec une manière si désinvolte…
     
    Jacques : Ce n’est rien. Je suis seulement surpris de la célérité de la classe dirigeante. Ciel, comme j’ai dû leur faire peur !
     
    Le messager : Tu t’es encore emporté, c’est ça ?
     
    Jacques : Oui, et je dois maintenant en payer le prix. La colère est subite, ses conséquences sont longues ! Bonne chance à toi, mon ami.
     
    Le messager : Ce serait plutôt à moi de te le dire mais je n’ai pas les mots…
     
    Jacques : Alors ne dis rien, c’est mieux ainsi. (Ils se serrent la main, le messager sort. Jacques se retourne vers Arès, plus agité.) Je vois Jacqueline arriver et je sens d’amères amours en vue. Arès, s-il-vous-plaît ?
     
    Arès : Non, Monsieur Jacques. Je suis sincèrement désolé mais cette guerre-là, je ne peux pas la remporter pour vous. Par contre, je veux bien rester à vos côtés.
     
    Jacques : Merci à vous.


    Scène 9 – Arès, Jacques, Jacqueline
     
    Jacqueline : Tu n’as donc pas su tenir ta langue ?
     
    Jacques : Ils s’en sont pris à nos enfants ! Que voulais-tu que je fasse ?
     
    Jacqueline : Je ne sais pas, ton rôle de père par exemple…
     
    Jacques : Je l’ai tenu ! J’ai présenté mes excuses au nom de Julien mais cela n’a pas suffi, il leur en fallait encore ! Jusqu’où devrons-nous nous rabaisser ? Dis-le moi donc au lieu de me regarder comme tu le fais !
     
    Jacqueline : Jacques… Jacques… Décidément, tu ne peux pas avoir une conversation responsable sans parler aussitôt de rabaissement ou de mépris ou d’humiliation… Je vais m’arrêter là, la liste est trop longue ! Je te l’avais pourtant dit que tes colères émotives nous causaient assez d’ennuis comme cela !
     
    Jacques : Mes colères émotives ? J’ai tenu un discours on ne peut plus cohérent, je ne vois pas l’émotion là-dedans ! Oui, je m’emporte, je le reconnais, mais pour de bonnes raisons ! Pour toi, pour les enfants, pour…
     
    Jacqueline : J’ai une question à te poser. Te serais-tu exprimé de la même manière si Arès n’avait pas été présent ?
     
    Jacques : Arès n’est pas intervenu !
     
    Jacqueline : Ce n’est pas ma question… Ce que je veux dire, puisque je dois me montrer plus claire, c’est que la présence d’Arès t’aura inconsciemment poussé à exploser, encore plus que d’habitude si j’en juge par ce qui nous tombe dessus : ta perte d’emploi !
     
    Jacques : Caius, Volubile et Matamore n’en seraient pas restés là… Tu le sais bien : il voulait ma peau !
     
    Jacqueline : Mais te rends-tu compte de la portée du possessif que tu utilises ? Pourquoi ramènes-tu la situation à toi alors que tu parlais des enfants et de moi il y a une minute ? Il y a dix ans, j’ai accepté de rester auprès de toi mais désormais…
     
    Jacques : Non, tu ne vas pas partir tout de même ? C’est à deux que nous sommes forts, tu le sais aussi bien que moi, épaule contre épaule !
     
    Jacqueline : Sauf que c’est toujours mon épaule qui doit replacer ta clavicule et j’en ai assez de jouer les chirurgiennes… J’ai deux enfants, je dois m’en occuper ; tu avais deux enfants, tu t’es occupé de toi : là est la différence !
     
    Jacques : C’est faux… Mes intentions étaient pures, je te le jure, elles…
     
    Jacqueline : Hell… C’est bien ce qui nous tombe dessus !
     
    Jacques : Jacqueline, tes jeux de mots ne m’amusent pas : que ferai-je sans toi ?
     
    Jacqueline : Jeux de mots… ou jeux de vies ? Je m’interroge. Pour l’instant je préfère prendre mes distances et je pars chez ma mère avec Julien et Juliette.
     
    Jacques : Mais c’est à l’autre bout du pays !
     
    Jacqueline : Je sais… mais j’ignore s’il existe une distance assez grande pour contenir ton ressentiment ou te faire prendre conscience de ton manque de jugeote…
     
    Jacques : Et qu’est-ce que j’aurais dû faire selon toi ?
     
    Jacqueline : Trois mots : feinte, mesure, subtilité. (Elle s’en va, Jacques ne réagit pas. Au bout d’un certain temps, il se tourne vers Arès.)
     
    Arès : Cela ne vous consolera pas, Monsieur Jacques, mais j’ai aussi une séparation en vue.


    Scène 10 – Arès, Chœur des Amazones, Jacques
     
    Le coryphée : Que veux-tu, dieu premier rejeté parmi les dieux ? Tu nous as appelées, nous venons à toi, obéissantes malgré notre incompréhension.
     
    Chœur des Amazones :
    Oui, que veux-tu, toi qui contiens ta fureur ?
    Sœurs, nous étions ; guerrières, nous resterons :
    Que viendrait demander le laboureur
    Qui ne trace pas droit son sillon ?
     
    Arès : Une simple confirmation, vous venez de me la donner.
     
    Le coryphée : Éclaire tes propos, dieu premier rejeté parmi les dieux. Nous ne te reconnaissons plus et c’est toi qui nous en apporte la confirmation.
     
    Chœur des Amazones :
    Oui, que veux-tu, toi qui contiens ta fureur ?
    Guerrières, nous étions : sœurs, nous resterons :
    Ton sillon n’est même plus droit désormais,
    C’est ton âne qui le trace à ta place.
     
    Arès : Guerrier hier, paysan aujourd’hui : après tout, l’homme qui porte la lance ne doit-il pas un jour retourner à la terre ? La boucle est bouclée, je n’ai plus rien à vous dire : partez, je ne saurais davantage tolérer la présence de qui ne me comprend pas.
     
    Le coryphée : Nous partons donc, dieu premier rejeté parmi les dieux. Puisque tu ne veux plus de ta fonction, il est inutile de poursuivre : ton sort est acté.
     
    Chœur des Amazones :
    Oui, que veux-tu, toi qui contiens ta fureur ?
    Guerrières, nous étions : sœurs, nous resterons :
    Ce n’est plus l’âne que tu montes mais l’âne qui te monte,
    Que tous deux vous alliez chez l’équarrisseur !


    A suivre.

    Par Nils Exo, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Ce qui s'appelle poser un lapin (blanc) au FISC, magique!

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Rythme syncopé pour un printemps pathétique. Bouleversant.

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Le printemps donne envie d'aller vite au risque de glisser sur la neige. Métaphores joliment filées.

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

  • Thy Jeanin
    Un sonnet d'une belle vigueur pour un printemps qui bat comme un cœur!

    Par Thy Jeanin, · Posté(e)

Le panthéon des poètes disparus

Derniers ajouts au panthéon

  • Sophie ·
    Soulève ta paupière close Qu’effleure un songe virginal ; Je suis le spectre d’une rose Que tu portais hier au bal. Tu me pris encore emperlée Des pleurs d’argent de l’arrosoir, Et parmi la fête étoilée Tu me promenas tout le soir. Ô toi qui de ma mort fus cause, Sans que tu puisses le chasser Toute la nuit mon spectre rose A ton chevet viendra danser. Mais ne crains rien, je ne réclame Ni messe, ni De Profundis ; Ce léger parfum est mon âme Et j’arrive du paradis. Mon destin fut digne d’envie
    Sophie
    Sophie
    • 2 commentaires
    • 196 vues
  • Nils Exo ·
    Je veux peindre la France une mère affligée, Qui est entre ses bras de deux enfants chargée. Le plus fort, orgueilleux, empoigne les deux bouts Des tétins nourriciers ; puis, à force de coups D’ongles, de poings, de pieds, il brise le partage Dont nature donnait à son besson l’usage : Ce voleur acharné, cet Esaü malheureux, Fait dégât du doux lait qui doit nourrir les deux, Si que, pour arracher à son frère la vie, Il méprise la sienne et n’en a plus d’envie ; Lors son Jacob, pressé d’avoir jeûn
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 2 commentaires
    • 360 vues
  • Alba ·
    Ami, le hibou pleure où venait la colombe, Et ton sang souterrain a fleuri sur ta tombe, Et mes yeux qui t’ont vu sont las d’avoir pleuré L’inexorable absence où tu t’es retiré Loin de mes bras pieux et de ma bouche triste. Reviens ! le doux jardin mystérieux t’invite Et ton pas sera doux à sa mélancolie ; Tu viendras, les pieds nus et la face vieillie, Peut-être, car la route est longue qui ramène De la rive du Styx à notre humble fontaine Qui pleure goutte à goutte et rit d’avoir pleuré. Ta m
    Alba
    Alba
    • 5 commentaires
    • 382 vues
  • Nils Exo ·
    Le verbe égal à Dieu, splendeur de sa lumière, Avant que les mortels sortis de la poussière, Aux rayons du soleil eussent ouvert les yeux ; Avant la Terre, avant la naissance des cieux, Éternelle puissance, et sagesse suprême, Le verbe était en Dieu, fils de Dieu, Dieu lui-même. Fils de Dieu, cependant fils de l’homme à la fois, Peut-il toujours égal… je m’arrête, et je crois. Faible et fière raison, dépouille ton audace. Le vent souffle : qui peut en découvrir la trace ? Étonnés de son bruit, n
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 290 vues
  • Nils Exo ·
    Mes remparts sont fondés…. ville aux larges contours, Quel tremblement de terre ébranlerait tes tours ! Pour les foyers nouveaux, ainsi qu’aux jours antiques, Je taillai de mes mains quelques dieux domestiques ; Puis, afin de savoir s’il ne renfermait pas D’autres hommes encore échappés au trépas, Je voulus, en volant, faire le tour du globe. Aux premières lueurs que laissa poindre l’aube, Devant tous mes sujets je forçai, sans trembler, Le prodige d’Icare à se renouveler. De son funeste sort je
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 528 vues
  • Nils Exo ·
    Je revenais du Louvre hier. J’avais parcouru les portiques Où le chœur des Vénus antiques Se range gracieux et fier. A ces marbres, divins fossiles, Délices de l’œil étonné, Je trouvais bon qu’il fût donné Des palais de rois pour asiles. Comme j’allais extasié, Vint à passer une pauvresse ; Son regard troubla mon ivresse Et m’emplit l’âme de pitié : - Ah ! m’écriai-je, qu’elle est pâle Et triste, et que ses traits sont beaux ! Sa jupe étroite est en lambeaux ; Elle croise avec soin son châle
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 1 commentaire
    • 405 vues
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