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La discorde, Bellone, ou le dieu de la guerre, Par ces sons éclatants menacent-ils la Terre ? De la vaste forêt l’espace en est rempli ; Dans ses sombres buissons le cerf a tressailli. Au monarque des bois la guerre est déclarée ; Il a vu d’ennemis sa demeure entourée, Et des chiens dévorants en groupes dispersés, De distance en distance autour de lui placés. Là, le coursier fougueux lève sa tête altière ; D’un œil impatient il parcourt la bruyère ; Le chasseur fatigué de ses vains mouvements, D
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Ses purs ongles très-haut dédiant leur onyx, L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore, Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix Que ne recueille pas de cinéraire amphore Sur les crédences, au salon vide : nul ptyx, Aboli bibelot d'inanité sonore, (Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.) Mais proche la croisée au nord vacante, un or Agonise selon peut-être le décor Des licornes ruant du feu contre une nixe, Elle, défunte nue en le miroir
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Ainsi qu’un malheureux, le corps frileux et gourd, Tâche de se chauffer en soufflant sur des braises, L’amer couchant d’octobre, au lointain du faubourg, A fait flamboyer ses fournaises. Dans les squelettes noirs des arbres nus et droits, Le vent du soir, tout bas, parle d’une voix rauque ; Un archipel d’îlots couleur de feu, mais froids, Nage dans la paix du ciel glauque. Combien de fois déjà par des soirs tout pareils, Où l’esprit sur lui-même en souffrant se replie, L’adieu rouge et glacé d
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Mon cœur vous ajourne, Vieillesse, Par droit huissier de parlement, Devant Raison qui est maîtresse, Et juge de vrai jugement. Depuis que le gouvernement Avez eu de lui et de moi, Vous nous avez, par tyrannie, Mis sous le joug de Mélancolie Sans savoir la cause pourquoi. Auparavant nous tenait Jeunesse Et nourrissait si tendrement, En plaisir, confort et liesse Et tout joyeux divertissement ; Or vous faites tout autrement. Ce vous est honte, sur ma foi, Car en douleur et maladie Nous faites use
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Granger : Il est vrai qu'à l'âge où vous êtes, n'avoir point de barbe, vous me portez la mine, aussi bien que le Phoenix, d'être incapable d'engendrer. Vous n'êtes ni masculin, ni féminin, mais neutre : vous avez fait de votre Dactyle un Trochée, c'est-à-dire que, par la soustraction d'une brève, vous vous êtes rendu impotent à la propagation des individus. Vous êtes de ceux dont le sexe femelle, Ne peut ouïr le nominatif A cause de leur génitif, Et souffre mieux le vocatif De ceux qui n'ont p
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Sire lion étant passé Des soucis du pouvoir et des troubles du monde Au séjour de la nuit profonde, Quand on l'eut dans la tombe et dans l'oubli placé, Les animaux, convoqués à la ronde, Cherchaient un successeur au vieux roi trépassé. Hors un époux, rien n'est peut-être Plus embarrassant qu'un tel choix, Et l'on y regarde à deux fois Quand il s'agit de se donner un maître. D'abord on ne voulait plus voir Au pouvoir Ni tigres, ni lions, ni gens de cette espèce, Qui, montant sur le trône avec gri