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  • Poèmes les plus appréciés du mois

    • Pierre
      15
      La nuit tous ensemble
      By Pierre · Posted
      La nuit tous ensemble Au sommet des clochers Les girouettes bien insuffisantes Sont à l’écoute d’ici-bas   Guetteurs du haut des beffrois Complices des hirondelles Tous les frères du tonnerre À l’affut des fruits à venir S’immobilisent sereins comme une brisure Et fidèles aux éclairs noirs comme le mensonge Rejetant les vœux de l’espace Pour que se creuse la liberté de la lumière   Nous parlerons plus tard De la solitude
    • Lina
      14
      Le vent des jours
      By Lina · Posted
      J'avais des fleurs J'avais des chambres et des rires d'enfants sereins   J'avais des cris et des aveux des mains en mal de caresses   Tu m'habitais Tu m'oppressais dans un fin murmure de roses   Au pied du lit dans la débâcle la tristesse glissait de partout   J'avais des rêves des fracas d'âme à petits pas à petits mots   Le vent des jours  en coups de grâce m'aura éparpillée sans peine
    • Eathanor
      14
      Le cellier des cœurs solitaires
      By Eathanor · Posted
      Dans les échappées des trouées nocturnes, Des mondes à l’abandon se dessinent. Sous nos pieds, le marbre des heures fauves. Les racines du lendemain y creusent les failles.   Dans les intervalles usés de nos ébats, Faire rendre gorge au séisme du désir. Les caresses se heurtent aux lignes brisées Géométrie incertaine d’un amour défait.   Au fond des ravines de nos derniers baisers, Il reste juste quelques haillons de blancheur, Dernière
    • Frédéric Cogno
      14
      La pomme
      By Frédéric Cogno · Posted
      Jeune fille d'octobre embrassée par Vénus, Muqueuse qui s’émaille aux sourires d’automne, Ô marquise charnue, rosière de Titus, Ma reine des fruits mûrs et marraine des hommes !     Sur son arbre, elle tend la joue comme un enfant Espérant le pardon pour notre sort lié, Et de soleil en pluie, qu’on soit Eve ou Adam, Elle vient jusqu’à nous pour s’entendre pécher…     Ô Rose De France, Api étoilé, Drap d'or, Pommette Pompadour toute
    • Frédéric Cogno
      13
      Au soleil
      By Frédéric Cogno · Posted
      C'est en caressant un feuillage Que seul sur un banc je surveille L'instant surpris en plein naufrage Au soleil. Là, juste ce qu'il faut de brise, Le chant d'une vague à l'oreille, Paupières closes je m'enlise Au soleil. Là, plus qu'une pensée légère ; Tiens, comme la petite abeille Frôlant mon âme et s'émerveille D'être plus douce à ma dernière... Au soleil.
  • Derniers commentaires

    • Filae77
      Bonjour @Darius ,bravo pour ce texte , où s'opposent le mouvement ascendant et transcendantal de la poésie et par lequel le Poète dépasse sa condition (approcher les anges) et la lourdeur d'un sol -métaphorique- qui empêche de décoller ,quand il n'est pas carrément cause d'ensablement...)   cette quête hasardeuse (je ne sais jamais quelle météo m'attend) ne se départit jamais d'une certaine rigueur et elle est sans complaisance. Mais ce texte trés agréable s'agissant de la forme ( c'est habituel à l'auteur) dit en filigrane et à qui saura le voir : quelque soit le poids de son doute ,le narrateur ne renoncera pas à ce qui fait sa 'substance' et la quête de compliments (pour que l'on nous élise / un ciel plein d'éloges) n'est pas sa priorité, loin s'en faut.  Je rejoins @Lina dans son commentaire. un cœur     
    • Eathanor
      Vous êtes simplement une parcelle de cette humanité commune, traversée par ses nombreux doutes et, parfois pour le pire, par quelques certitudes. Merci pour cette introspection au long cours.
    • Eathanor
      Deux vers que pourraient se faire tatouer sur la peau de nombreux citadins englués dans leur béton.
    • Eathanor
      Sous la légèreté habituelle de ta prose, il se cache assez souvent une nostalgie que tu sais distiller avec parcimonie. Ici, cette nostalgie éclate à pleine puissance et s'impose au lecteur avec impétuosité.
    • Eathanor
      L'hiver poétique installé dans un cerveau, voilà une image parlante et qui me plait pour parler de cette désertion de nos muses. Toute la question est de savoir s'il convient de forcer les choses en prenant malgré tout le stylo ou bien s'il est plus sage d'attendre que l'inspiration revienne d'elle-même. Il y a des partisans des deux écoles.
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