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  • Poèmes les plus appréciés du mois

    • Thierry Demercastel
      11
      Dernier poème
      By Thierry Demercastel · Posted
      Il viendra chétif, au jour convenu, Comme un lourd fardeau que l’on délaisse Et sur son flanc écorché, mis à nu, L’ombre permise d’une immense tristesse   Sur sa robe mauve chargée de deuil Flâneront sans cesse d’étranges parfums Et le reflet d’un dernier écueil Ou vont mourir d’impossibles chagrins   Il me guidera, hélas, au tombeau Où germent d’inutiles langueurs
    • Diane
      10
      Larmes de lave
      By Diane · Posted
      Ils sont volcans de chair se déchirent le ventre en crachats de douleur de ce reste de vie qui s'entre-écoule d'eux mais si fort si fort que rougissent leurs flancs fracassés des blessures hurlantes de leur sang   Un nuage bleui délicieusement vole en soupir auréole gémissement dernier craquelure de vair qui se refuse encore au plaisir de mourir avant la dernière éruption      
    • Gabriel Montigny
      10
      Pantoum des saisons; Printemps
      By Gabriel Montigny · Posted
      Tu es mon printemps, tardif et rebelle Et mes dix sept ans de seconde main Ma verge dressée, ta bouche escarcelle S’efface le temps en un tournemain   Et mes dix sept ans de seconde main Nouvelle jeunesse ou regret nomade S’efface le temps en un tournemain De durcir en toi le sang de chamade   Nouvelle jeunesse ou regret nomade Mes rides creusant leur propre sillon De durcir en toi le sang de chamade Éclore tes chairs rose papillon   Mes rides creu
    • Yguemart
      10
      Le train de l'oubli
      By Yguemart · Posted
      Son regard est parti dans le train de l’oubli. Une photo affichée sur un mur irréel Et mon cœur a aimé ces yeux d’amour remplis, Et mes sens ont vibré au noir de sa prunelle.   J’ai cherché où vivait cette étrange amoureuse, En parcourant les rues et tous les boulevards, Ainsi que les chemins et les sentes boueuses, Qu’elle a dû emprunter en sa ville au hasard.   J’ai vu la belle enfin aux détours d’un jardin, Où elle priait le vent d’apport
    • Gilliatt
      9
      Un Père
      By Gilliatt · Posted
      Un Père   Quand décline le jour mes pas fidèlement me conduisent au théâtre, des ultimes instants du soleil alangui aux ardeurs en partance.   Sereine est ma lubie, paisible ma constance je capture les gloires et les nues embrasées à l'heure où les oiseaux ont leurs dernières plongées.   Bruit des vagues   J'avais dit route au Sud, jusqu'au large lointain allure au maximum, bien ! me dit le marin du navire loué très puissan
    • Lina
      9
      Tout un monde
      By Lina · Posted
      Tu es mon fleuve qui cogneAux murailles des fjordsTu es ma terre chaudeAu ventre du désertMon ciel de jupons blancsTout froissés par le ventTu es mon vallon tendreEndormi de tiédeurTu es ma forêt d'ambreCouchée de tant de feuillesMa coiffe de canopéeAux balcons oiselésMes plus secrets cheminsD'herbes folles ou de sableMon air bleu plein d'écumeAux heures auroralesMon calme semé d'étoilesBaigné de pure grâceTu es mon haut amourTout un monde en offrande
    • Lina
      9
      Nuit
      By Lina · Posted
      Dans ce grand archipel d'étoiles suspendues,  les comètes en cavale défroissent leurs jupons. La nuit coud de paillettes son obscur édredon et verse en nos yeux de sublimes chandelles. La lune à blonde écume diffuse son halo sur le monde endormi jusqu'aux crêtes de l'aube. Hommes et femmes enlacés dans le soir accueilli défatiguent leurs jours pesants de pas perdus C’est l’heure réconciliante des cœurs en veilleuse Où l'amour est fêté dans des forêts de bras.
    • Outrehorizon
      9
      Soupçon
      By Outrehorizon · Posted
      Soupçon     Sur le chemin croulant des forces du soleil, Tu t’en vas disparaître, ô friable mémoire ! Et le temps qui travaille, oublié du sommeil Use la pierre en sable à ses gestes de moire   Dans la chambre, la mort éclate sur les murs ; Quelque chose s’évade en l’ombre familière. Une bête se cogne aux vitres de l’obscur, Et cherche vainement la graine de lumière.   Par la fenêtre ouverte, à grandes eaux, le jour Lave les morts, la salle

Association régie par la loi du 1er juillet 1901, Accents poétiques vise à promouvoir les auteurs littéraires méconnus ou peu connus à travers la publication de recueils à compte d’éditeur. En offrant un forum de poésie à toutes les personnes désireuses de partager leurs muses, nous souhaitons également permettre à toutes les plumes de s'ébattre librement en ligne dans un cadre ouvert mais néanmoins garant d'une certaine qualité littéraire à travers les sélections de notre comité de rédaction.

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