• Bienvenue sur Accents poétiques !

     

    La communauté des poètes est ouverte à tous les amoureux des mots. Dès l'inscription, il est possible de poster des poèmes sur le forum "À l'ombre de vos vers" . Cependant, afin de garantir une qualité éditoriale, les trois premiers poèmes sont soumis à validation auprès de notre comité de rédaction. Les textes qui n'appartiendraient pas au champ poétique ou bien seraient truffés de fautes d’orthographe seront refusés. Tant que ces trois textes ne sont pas approuvés, il n'est pas possible de réagir aux textes postés sur les forums du site par les différents membres.

     

    Pour plus de détails sur le fonctionnement de la communauté, nous vous invitons à prendre connaissance de notre charte éditoriale.

     

  • Les derniers poèmes

  • Nos coups de cœur

    • Traque le tranxène
      deux cent vingt deux X
      sans carré
      et le bocal qui s'étrique

      le temps qui s'étire

      local..................................                         paroles visitées
      par des fantômes
      de buis
      aux essences sérum arum

      les hurlements d'éléphants
      sourdine contre l'impatience
      palpitante
      de l'inquiétude
      quelques notes
      parsemées sur les marches
      et le hurlement
      de l'éléphant

      quelques notes

      musique du mot à mot

      espoir mythique
      des jours qui ne tardent à se lever que pour les mêmes

      en attendant

      les rêves qui se tirent
      • 3 réponses
    • je ne refuserai l'aurore
      ni l'infini froissé par la foudre solaire
      je ne puis
      je le sais
      demeurer
      au puits des sombres sorgues
      à rêver que je te rêve et encore
      et encore
      au feu d'un souvenir
      qui se souvient sans cesse
      jusqu'à n'en plus finir
      de brûler
      à l'ombre des nuits blanches.
        • Aimé
      • 4 réponses
    • Barbouillé d'arc-en-ciel,

      L'été moutonne ses vapeurs.


       
      Au détour d'un ciel d'orage

      Les nuages chahuteurs

      Entrechoquent leurs éclairs

      Jaillissant sous l'ombre du ciel.


       
      Là-bas, sur les blés fastueux,

      La pluie rejoint la terre,

      Éclabousse les blondeurs

      Mûries d'orgies solaires,

      Patauge sur les flancs du chemin,

      Posant ses fils dans les flaques dorées.

       
      Déjà, l'azur purifié évoque la mer

      Prise en flagrant écart de ciel.

      Les tuniques grises et mousseuses,

      S'éloignent tirées par les oiseaux

      Que le vent avait dévié de leur trajectoire.


       
      Badigeonné de bleu et d'or

      L'été bourgeonne ses chaleurs.
        • Aimé
      • 8 réponses
    • Au fond de la tasse c’est le froid
      Tête renfrognée le regard grelotte
      Qui respire ?
      D’où viennent les bruits
      Les pierres blanches marquées d’une croix
      Les cortèges d’étoiles sous les paupières
      Qui parle ?  
      Je conjugue le verbe Aimer
      Aimer la vie
      L'attente
      L'espérance
      Je me souviens de tout
      De l’animal qui dévore
      et consume
      La mémoire en désordre
      La maison en apnée
      Je me laisse glisser sous un nuage de lait
      La cuillère sur le rebord de la soucoupe
      Entre le pot de confiture et le bol de céréales
      S'ouvrent le ciel ainsi que mes yeux 
      Tout est clair maintenant
      De l’arôme du café montent des bras
      Ils tournaient dans un rond de fumée
       
        • Aimé
      • 3 réponses
    • La lumière immobile esquisse sur les eaux
      Un peu de cette paix que serait le silence
      Et la forêt, parée de toutes ces clartés,
      Respire par ma voix d’un verbe inconnaissable.
       
      Aux multiples levées des branches, improbable,
      Dans le foisonnement des mauves apartés,
      Il est un chœur, serein, dont la rime s’élance,
      Révélant un secret fait d’intimes réseaux.
       
      Et ce mystère offert trouve en nous résonance,
      Aux sentes parcourues par nos rêves distraits,
      Appareillés au monde et ouverts en son sein.
       
      Nos yeux ne savent rien de l’éternel dessein :
      Ils contemplent le front de nos désirs abstraits
      Et se fondent aux jours emplis d’une espérance.
       
      mai 2010
       
      Ce poème a été composé en illustration à cette aquarelle de l'un de mes très chers amis, Albert Hartweg.
      Elle porte le même titre, elle en est la source d'inspiration.
        • Aimé
      • 6 réponses
    • Tu étais si vive, belle lumière,
      Où es-tu ? 
      Je ne tiens plus debout.
      Le soleil ne se lève plus ;
      Le hublot est sale,
      Je ne vois plus la mer.
      Le temps s'est arrêté
      Les jours sur le calendrier
      Sont effacés ;
      Qui a tiré les rideaux ?

       
      Toutes ces feuilles devant ma porte …
      Un instant, j'ai eu peur.
      J'ai cru que tous mes cahiers
      S'étaient envolés ...
      Mes mots, perdus.
      Des mots que je n'écrirai plus.
      Des mots salés et noyés.
      L'instant présent dure une seconde.
      Après c'est déjà du passé.
      Ma plume m'a quittée
      Mes encriers sont vides
      Et mes jambes cassées.
      Le varech et les algues
      Obstruent ma porte. 
       
      J'ai eu envie, une seconde, 
      De crier au-secours
      Pour la douleur.
      Et puis l'instant présent était passé
      Passé, déjà ? 
      Ah oui je me souviens ...
      Je pouvais marcher, et même courir
      Ta main sur mon cou
      Ton pas dans le mien.
      Alors, je me suis tue
      Tu ?
      Tu es.
      Hélas, je ne suis plus.
      Le hublot est sale,
      Je ne vois plus la mer.

       
      J'ai secoué la pendule
      Comme un vieux soda
      J'ai recousu les jours sur le calendrier
      Pour arriver à l'avent …
      Figure de proue,
      Divinité,
      En poupe,
      prête à tomber ... 
       
      C'est ainsi,
      Avant, pendant, après.
      On finit dans les cyprès …
       
      Le hublot est sale
      Et mes larmes salées. 
      Amères.
      La mer ..! 
        • Aimé
      • 8 réponses