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Chant magnétique

Featured Replies

Posté(e)

  …à quoi bon les poètes au temps de la détresse ? 

Hölderlin


Chant magnétique

A qui aime regarder la nue

Dans l’ivresse des cimes

Des cieux l’insolente certitude

J’ai dessiné sur la pierre

Les cris telluriques des oiseaux

Mon corps cénotaphe

Porte ballante sous le lilas

La beauté maculée

Remontant les fleuves rouges

Qui écrira jamais

La promesse du lilas !

Ma bouche

Accablée de silence

Sur la nuit ébréchée

Souffle

L’âme brûlée

Grandeur nature

À l’ombre de moi-même

Couverte de suie

J’ai suivie

Le soleil à midi d’acier

Abougrit

Qu’es-tu qui aimes

Si tes racines n’épuisent

La douleur de la Terre

Que ta nuit soit ma nuit

Noire

En ce berceau d’étoiles

Que ton rêve soit mon rêve

Cristal

Ces crimes dans nos yeux

Qu’es-tu qui aimes

Si ne saigne

Le cœur dérisoire

Que ta vie soit ma vie

Mains

Ce vase blanchi de mes ans

Ô oiseaux pour toi ma ramure

Orée d’aube

J’ai semé sur le seuil

Que ton rire soit ce blé reverdi

Chant

Sur les ciels moissonnés


« Sur les blessures de mes enfants, pas d’autre baume que ma main

Comment chanterais-je la légende insouciante des jardins verdoyants et sereins

Mes enfants ne savent rien d’autre que les ronces des chemins

Rien d’autre que les ronceraies de la fuite d’exil en exil

Aux quatre coins de quelle terreur hurlerais-je

La berceuse de l’amour, devenue boule dans le tombeau de ma gorge... »

( Lahib, Le cri des femmes afghanes )

Modifié par O Salto

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau poème, intense et expressif, aux images inventives et fortes, qui dit toute l'empathie d'un poète face à la souffrance en un cri de révolte et de sens.

Modifié par Alba

Posté(e)
Il y a 1 heure, O Salto a écrit :

  …à quoi bon les poètes au temps de la détresse ? 

Hölderlin


Chant magnétique

A qui aime regarder la nue

Dans l’ivresse des cimes

Des cieux l’insolente certitude

J’ai dessiné sur la pierre

Les cris telluriques des oiseaux

Mon corps cénotaphe

Porte ballante sous le lilas

La beauté maculée

Remontant les fleuves rouges

Qui écrira jamais

La promesse du lilas !

Ma bouche

Accablée de silence

Sur la nuit ébréchée

Souffle

L’âme brûlée

Grandeur nature

À l’ombre de moi-même

Couverte de suie

J’ai suivie

Le soleil à midi d’acier

Abougrit

Qu’es-tu qui aimes

Si tes racines n’épuisent

La douleur de la Terre

Que ta nuit soit ma nuit

Noire

En ce berceau d’étoiles

Que ton rêve soit mon rêve

Cristal

Ces crimes dans nos yeux

Qu’es-tu qui aimes

Si ne saigne

Le cœur dérisoire

Que ta vie soit ma vie

Mains

Ce vase blanchi de mes ans

Ô oiseaux pour toi ma ramure

Orée d’aube

J’ai semé sur le seuil

Que ton rire soit ce blé reverdi

Chant

Sur les ciels moissonnés


« Sur les blessures de mes enfants, pas d’autre baume que ma main

Comment chanterais-je la légende insouciante des jardins verdoyants et sereins

Mes enfants ne savent rien d’autre que les ronces des chemins

Rien d’autre que les ronceraies de la fuite d’exil en exil

Aux quatre coins de quelle terreur hurlerais-je

La berceuse de l’amour, devenue boule dans le tombeau de ma gorge... »

( Lahib, Le cri des femmes afghanes )

Mes quelques pauvres mots pour rejoindre ce cri sont tout rabougris … mais mon cœur se joint à tes mots dans ce « chant magnétique » O Salto ! Que pouvons-nous être autres que des consciences unies dans la douleur de nos frères, de nos sœurs…

Comment aussi te dire après cette lecture ma joie de te lire… j’ai écris ce petit gribouillage il y a peu … je te l’adresse ici

Où sont passés les mots tambours ?

Ceux qui résonnent au cœur de l’être

Ceux qui ne peuvent être arraisonnés

Ceux qui viennent percuter les roches des gorges

Que la symphonie du vent vient propulser

Ces mots qui resurgissent des ères

Projetés depuis les abysses des mers

Ces mots dont on ne sait plus l’origine

Pourtant

Qui chantent au cœur du volcan Profondément terrien

Furieux brasier aérien

Qui ne désire qu’expulser

Le son au-delà des confins des sphères

Où es-tu mon ami mon frère ?

Reviens t’exprimer !

À O Salto

26-04-2026

Posté(e)
Des images fortes, des mots forts, félicitations !
Posté(e)
  • Semeur d’échos

Entre Hölderlin et un poète afghan, un chant magnétique, c’est vrai.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau chant en un langue singulière. Dense votre poésie me danse dans le cœur.

Il y a 7 heures, O Salto a écrit :

Qu’es-tu qui aimes

Si ne saigne

Le cœur dérisoire

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