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Poésie

183 poèmes dans cette catégorie

  1. Julien Ertveld ·
    Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal Fatigués de porter leurs misères hautaines, De Palos de Moguer, routiers et capitaines Partaient, ivres d’un rêve héroïque et brutal. Ils allaient conquérir le fabuleux métal Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines, Et les vents alizés inclinaient leurs antennes Aux bords mystérieux du monde Occidental. Chaque soir, espérant des lendemains épiques, L'azur phosphorescent de la m
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    • 2 commentaires
    • 1 636 vues
  2. Julien Ertveld ·
    Tetin refaict, plus blanc qu'un oeuf, Tetin de satin blanc tout neuf, Tetin qui fait honte à la rose, Tetin plus beau que nulle chose ; Tetin dur, non pas Tetin, voyre, Mais petite boule d'Ivoire, Au milieu duquel est assise Une fraize ou une cerise, Que nul ne voit, ne touche aussi, Mais je gaige qu'il est ainsi. Tetin donc au petit bout rouge Tetin qui jamais ne se bouge, Soit pour venir, soit pour aller, Soit pour courir, soit pour baller. Tetin gauche, tetin migno
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
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    • 1 282 vues
  3. Joailes ·
    Tout est mensonge : aime pourtant, Aime, rêve et désire encore ; Présente ton cœur palpitant À ces blessures qu'il adore.   Tout est vanité : crois toujours, Aime sans fin, désire et rêve ; Ne reste jamais sans amours, Souviens-toi que la vie est brève.   De vertu, d'art enivre-toi ; Porte haut ton coeur et ta tête ; Aime la pourpre, comme un roi, Et n'étant pas Dieu, sois poète !   Rêv
    Joailes
    Joailes
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    • 869 vues
  4. Thy Jeanin ·
    Aujourd’hui dans tes bras j’ai demeuré pâmée, Aujourd’hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur Triomphe impunément de toute ma pudeur, Et je cede aux transports dont mon âme est charmée. Ta flâme et ton respect m’ont enfin désarmée, Dans nos embrassemens je mets tout mon bonheur, Et je ne connois plus de vertu ni d’honneur, Puisque j’aime Tirsis, et que j’en suis aimée. Ô vous ! foibles esprits, qui ne connoissez pas Les plaisirs les plus doux que l’on goûte ici-bas, Appr
    Thy Jeanin
    Thy Jeanin
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    • 2 208 vues
  5. Comité de rédaction ·
    Notre histoire est noble et tragique Comme le masque d'un tyran Nul drame hasardeux ou magique Aucun détail indifférent Ne rend notre amour pathétique   Et Thomas de Quincey buvant L'opium poison doux et chaste A sa pauvre Anne allait rêvant Passons passons puisque tout passe Je me retournerai souvent   Les souvenirs sont cors de chasse Dont meurt le bruit parmi le vent
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 576 vues
  6. Comité de rédaction ·
    Tous les morts sont ivres de pluie vieille et sale Au cimetière étrange de Lofoten. L’horloge du dégel tictaque lointaine Au cœur des cercueils pauvres de Lofoten.   Et grâce aux trous creusés par le noir printemps Les corbeaux sont gras de froide chair humaine ; Et grâce au maigre vent à la voix d’enfant Le sommeil est doux aux morts de Lofoten.   Je ne verrai très probablement jamais Ni la mer ni les tombes de Lofoten Et pourtant c’est en moi comme si j’aimais Ce lointain coin de terre et tout
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 588 vues
  7. Comité de rédaction ·
    Ô les glauques tentations Au milieu des ombres mentales, Avec leurs flammes végétales Et leurs éjaculations Obscures de tiges obscures, Dans le clair de lune du mal, Éployant l’ombrage automnal De leurs luxurieux augures ! Elles ont tristement couvert, Sous leurs muqueuses enlacées Et leurs fièvres réalisées, La lune de leur givre vert. Et leur croissance sacrilège, Entr’ouvrant ses désirs secrets, Est morne comme les regrets Des malades sur de la neige. Sous les ténèbres de leur deuil, Je v
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 737 vues
  8. Julien Ertveld ·
    Je suis un pauvre travailleur Pas plus méchant que tous les autres, Et je suis peut-être meilleur O patrons ! que beaucoup des vôtres ; Mais c'est mon métier qui veut ça, Et ce n'est pas ma faute, en somme, Si j'use chaque jour mes bras A préparer la mort des hommes... Pour gagner mon pain Je fonds des canons qui tueront demain Si la guerre arrive. Que voulez-vous, faut ben qu'on vive ! Je fais des outils de trépas Et des instruments à blessures Comme un tissera
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
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    • 1 077 vues
  9. Julien Ertveld ·
    (Les hôtes)   – Ouvrez, les gens, ouvrez la porte, je frappe au seuil et à l’auvent, ouvrez, les gens, je suis le vent, qui s’habille de feuilles mortes.   – Entrez, monsieur, entrez, le vent, voici pour vous la cheminée et sa niche badigeonnée ; entrez chez nous, monsieur le vent.   – Ouvrez, les gens, je suis la pluie, je suis la veuve en robe grise dont la trame s’indéfinise, dans un brouillard couleur de suie.   – Entrez, la veuve, en
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
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    • 688 vues
  10. Julien Ertveld ·
    Je r’passe tous les ans quasiment dans les mêmes parages Et tous les ans, j’trouve du changement de d’ssus mon passage À tous les coups, c’est pas l’même chien qui gueule à mes chausses Et pis voyons, si je m’souviens, voyons dans c’coin d’Beauce   Y avait dans l’temps un bieau grand chemin Chemineau, chemineau, chemine ! A c’t’heure n’est pas pus grand qu’ma main Par où donc que j’cheminerai d’main ?   En Beauce, vous les connaissez pas, pour que ren n’se parde,
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
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    • 627 vues
  11. Sertorius ·
    Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein, Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde, Châtrés dès le berceau par le siècle assassin De toute passion vigoureuse et profonde. Votre cervelle est vide autant que votre sein, Et vous avez souillé ce misérable monde D'un sang si corrompu, d'un souffle si malsain, Que la mort germe seule en cette boue immonde. Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin Où, sur un grand tas d'or vautrés dans quelque coin, Ay
    Sertorius
    Sertorius
    Charlie Baudoin
    Charlie Baudoin
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    • 42 812 vues
  12. Sertorius ·
    Hérodiade La Nourrice   N.   Tu vis ! ou vois-je ici l’ombre d’une princesse ? À mes lèvres tes doigts et leurs bagues et cesse De marcher dans un âge ignoré...   H.                                                                       Reculez. Le blond torrent de mes cheveux immaculés, Quand il baigne mon corps solitaire le glace D’horreur, et mes cheveux que la lumière enlace Sont immortels. Ô femme, un baiser me tûrait Si la beauté n’était
    Sertorius
    Sertorius
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    • 975 vues
  13. Sertorius ·
    Un jour, Kanut, à l’heure où l’assoupissement Ferme partout les yeux sous l’obscur firmament, Ayant pour seul témoin la nuit, l’aveugle immense, Vit son père Swéno, vieillard presque en démence, Qui dormait, sans un garde à ses pieds, sans un chien ; Il le tua, disant : « Lui-même n’en sait rien. » Puis il fut un grand roi.                                         Toujours vainqueur, sa vie Par la prospérité fidèle fut suivie ; Il fut plus triomphant que la gerbe des blés ; Quand il passait deva
    Sertorius
    Sertorius
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    • 768 vues
  14. Sertorius ·
    Ravivant les langueurs nacrées De tes yeux battus et vainqueurs, En mèches de parfum lustrées Se courbent deux accroche-cœurs. A voir s'arrondir sur tes joues Leurs orbes tournés par tes doigts, On dirait les petites roues Du char de Mab fait d'une noix ; Ou l'arc de l'Amour dont les pointes, Pour une flèche à décocher, En cercle d'or se sont rejointes A la tempe du jeune archer. Pourtant un scrupule me trouble, Je n'ai qu'un cœur, alors pourquoi, Coquette, u
    Sertorius
    Sertorius
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    • 1 031 vues
  15. Joailes ·
    Parmi les doux transports d'une amitié fidèle, Je voyais près d'Iris couler mes heureux jours : Iris que j'aime encore, et que j'aimerai toujours, Brûlait des mêmes feux dont je brûlais pour elle :   Quand, par l'ordre du ciel, une fièvre cruelle M'enleva cet objet de mes tendres amours ; Et, de tous mes plaisirs interrompant le cours, Me laissa de regrets une suite éternelle.   Ah ! qu'un si rude coup étonna mes esprits ! Que je versais de pleurs ! que je pouss
    Joailes
    Joailes
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    • 1 709 vues
  16. Sertorius ·
    Angantyr, dans sa fosse étendu, pâle et grave, À l’abri de la lune, à l’abri du soleil, L’épée entre les bras, dort son muet sommeil ; Car les aigles n’ont point mangé la chair du brave, Et la seule bruyère a bu son sang vermeil. Au faîte du cap noir sous qui la mer s’enfonce, La fille d’Angantyr que nul bras n’a vengé Et qui, dans le sol creux, gît d’un tertre chargé, Hervor, le sein meurtri par la pierre et la ronce, Trouble de ses clameurs le héros égorgé.  
    Sertorius
    Sertorius
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    • 1 497 vues
  17. Patricia ·
    Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, Par delà le soleil, par delà les éthers, Par delà les confins des sphères étoilées,   Mon esprit, tu te meus avec agilité, Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde, Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde Avec une indicible et mâle volupté.   Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ; Va te purifier dans l’air supérieur, Et bois, comme une pure et divine l
    Patricia
    Patricia
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    • 3 359 vues
  18. Comité de rédaction ·
    La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.   Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j’aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière.   Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d’aise A mon amour profond et doux
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 732 vues
  19. Joailes ·
    Madame quel est votre mot Et sur le mot et sur la chose ? On vous a dit souvent le mot, On vous a fait souvent la chose. Ainsi de la chose et du mot Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerai que le mot Vous plaît beaucoup moins que la chose. Pour moi voici quel est mon mot Et sur le mot et sur la chose : J’avouerai que j’aime le mot, J’avouerai que j’aime la chose. Mais c’est la chose avec le mot, Mais c’est le mot avec la chose. Autrement la chose et le m
    Joailes
    Joailes
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    • 1 396 vues
  20. Vespertile ·
    Tu te tairas, ô voix sinistre des vivants ! Blasphèmes furieux qui roulez par les vents, Cris d'épouvante, cris de haine, cris de rage, Effroyables clameurs de l'éternel naufrage, Tourments, crimes, remords, sanglots désespérés, Esprit et chair de l'homme, un jour vous vous tairez ! Tout se taira, dieux, rois, forçats et foules viles, Le rauque grondement des bagnes et des villes, Les bêtes des forêts, des monts et de la mer, Ce qui vole et bondit et rampe en cet enfer.
    Vespertile
    Vespertile
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    • 8 038 vues
  21. Comité de rédaction ·
    Je me propose, sans être ému, de déclamer à grande voix la strophe sérieuse et froide que vous allez entendre. Vous, faites attention à ce qu’elle contient, et gardez-vous de l’impression pénible qu’elle ne manquera pas de laisser, comme une flétrissure, dans vos imaginations troublées. Ne croyez pas que je sois sur le point de mourir, car je ne suis pas encore un squelette, et la vieillesse n’est pas collée à mon front. Écartons en conséquence toute idée de comparaison avec le cygne, au moment
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 5 717 vues
  22. Joailes ·
    Tant que mes yeux pourront larmes épandre A l'heur passé avec toi regretter, Et qu'aux sanglots et soupirs résister Pourra ma voix, et un peu faire entendre ; Tant que ma main pourra les cordes tendre Du mignard luth, pour tes grâces chanter ; Tant que l'esprit se voudra contenter De ne vouloir rien fors que toi comprendre, Je ne souhaite encore point mourir. Mais, quand mes yeux je sentirai tarir, Ma voix cassée, et ma main impuissante, Et mon esprit en ce mortel
    Joailes
    Joailes
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    • 1 585 vues
  23. Jeep ·
    Tendre, la jeune femme rousse, Que tant d'innocence émoustille, Dit à la blonde jeune fille Ces mots, tout bas, d'une voix douce : « Sève qui monte et fleur qui pousse, Ton enfance est une charmille : Laisse errer mes doigts dans la mousse Où le bouton de rose brille, Laisse-moi, parmi l'herbe claire, Boire les gouttes de rosée Dont la fleur tendre est arrosée, – « Afin que le plaisir, ma chère, Illumine ton front candide Comme l'aube l'azur timide. »
    Jeep
    Jeep
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    • 1 406 vues
  24. Sophie ·
    Toute espérance, enfant, est un roseau. Dieu dans ses mains tient nos jours, ma colombe ; Il les dévide à son fatal fuseau, Puis le fil casse et notre joie en tombe ;      Car dans tout berceau      Il germe une tombe. Jadis, vois-tu, l’avenir, pur rayon, Apparaissait à mon âme éblouie, Ciel avec l’astre, onde avec l’alcyon, Fleur lumineuse à l’ombre épanouie.      Cette vision      S’est évanouie ! Si près de toi quelqu’un pleure en rêvant, Laisse pleurer sans en
    Sophie
    Sophie
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    • 1 534 vues

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