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Poésie

183 poèmes dans cette catégorie

  1. Julien Ertveld ·
    Étoile de la mer voici la lourde nappe Et la profonde houle et l’océan des blés Et la mouvante écume et nos greniers comblés, Voici votre regard sur cette immense chape Et voici votre voix sur cette lourde plaine Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés, Voici le long de nous nos poings désassemblés Et notre lassitude et notre force pleine. Étoile du matin, inaccessible reine, Voici que nous marchons vers votre illustre cour, Et voici le plateau de notre pauvre amour, Et voici l’océan de not
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    • 6 commentaires
    • 1 847 vues
  2. Thy Jeanin ·
    Mon cœur vous ajourne, Vieillesse, Par droit huissier de parlement, Devant Raison qui est maîtresse, Et juge de vrai jugement. Depuis que le gouvernement Avez eu de lui et de moi, Vous nous avez, par tyrannie, Mis sous le joug de Mélancolie Sans savoir la cause pourquoi. Auparavant nous tenait Jeunesse Et nourrissait si tendrement, En plaisir, confort et liesse Et tout joyeux divertissement ; Or vous faites tout autrement. Ce vous est honte, sur ma foi, Car en douleur et maladie Nous faites use
    Thy Jeanin
    Thy Jeanin
    • 6 commentaires
    • 779 vues
  3. Alba ·
    Ami, le hibou pleure où venait la colombe, Et ton sang souterrain a fleuri sur ta tombe, Et mes yeux qui t’ont vu sont las d’avoir pleuré L’inexorable absence où tu t’es retiré Loin de mes bras pieux et de ma bouche triste. Reviens ! le doux jardin mystérieux t’invite Et ton pas sera doux à sa mélancolie ; Tu viendras, les pieds nus et la face vieillie, Peut-être, car la route est longue qui ramène De la rive du Styx à notre humble fontaine Qui pleure goutte à goutte et rit d’avoir pleuré. Ta m
    Alba
    Alba
    • 5 commentaires
    • 571 vues
  4. Lina ·
    Dans un jour de printemps, est-il rien de joli Comme la demoiselle, aux quatre ailes de gaze, Aux antennes de soie, au corps svelte et poli, Tour à tour émeraude, ou saphir ou topaze ? Elle vole dans l'air quand le jour a pâli ; Elle enlève un parfum à la fleur qu'elle rase ; Et le regard charmé la contemple en extase Sur les flots azurés traçant un léger pli. Comme toi, fleur qui vis et jamais ne te fanes, Oh ! que n'ai-je reçu des ailes diaphanes ! Je ne planerais pas sur
    Lina
    Lina
    • 4 commentaires
    • 1 079 vues
  5. Patricia ·
    Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, Par delà le soleil, par delà les éthers, Par delà les confins des sphères étoilées,   Mon esprit, tu te meus avec agilité, Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde, Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde Avec une indicible et mâle volupté.   Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ; Va te purifier dans l’air supérieur, Et bois, comme une pure et divine l
    Patricia
    Patricia
    • 4 commentaires
    • 3 360 vues
  6. Comité de rédaction ·
    Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d’été si doux: Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux,   Le ventre en l’air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d’exhalaisons.   Le soleil rayonnait sur cette pourriture, Comme afin de la cuire à point, Et de rendre au centuple à la grande Nature Tout ce qu’ensemble elle avait joint;
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    • 3 commentaires
    • 2 109 vues
  7. Joailes ·
    La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches. Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste Qui berce longuement notre esprit enchanté, Et le riche
    Joailes
    Joailes
    • 3 commentaires
    • 982 vues
  8. Joailes ·
    « — Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville. » Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s’approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché ; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi en manière de reproche. « — Ah ! misérable chien, si je vous avais offert un paque
    Joailes
    Joailes
    • 3 commentaires
    • 1 297 vues
  9. Joailes ·
    Madame quel est votre mot Et sur le mot et sur la chose ? On vous a dit souvent le mot, On vous a fait souvent la chose. Ainsi de la chose et du mot Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerai que le mot Vous plaît beaucoup moins que la chose. Pour moi voici quel est mon mot Et sur le mot et sur la chose : J’avouerai que j’aime le mot, J’avouerai que j’aime la chose. Mais c’est la chose avec le mot, Mais c’est le mot avec la chose. Autrement la chose et le m
    Joailes
    Joailes
    • 3 commentaires
    • 1 397 vues
  10. Comité de rédaction ·
    Déjeuner ou dîner, Dîner ou déjeuner, Ce n'est pas ça ma joie, Mais c'est, sans qu'on me voie, D'emporter mon goûter dehors. Chic, alors ! Au fond du jardin où je sors, A l'abri des plus belles branches, Entre des fleurs roses et blanches, Je mange mon pain que voilà Et mon bâton de chocolat. Et si je fais quelque bêtise, Aucune voix qui dise : "Ote ton coude !... Tiens-toi bien !... Si tu parles, tu n'auras rien !" personne ne me gronde. Je me sens seul au monde Dans l'ombre du sapin, Seul avec
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    • 3 commentaires
    • 1 493 vues
  11. Sophie ·
    I   Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres Le bois retentissant sur le pavé des cours. Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère, Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé, Et, comme le soleil dans son enfer polaire, Mon coeur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé. J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ; L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho
    Sophie
    Sophie
    • 3 commentaires
    • 1 588 vues
  12. Comité de rédaction ·
    « Ô Metz, mon berceau fatidique, Metz, violée et plus pudique Et plus pucelle que jamais ! Ô ville où riait mon enfance, Ô citadelle sans défense Qu’un chef que la honte devance, Ô mère auguste que j’aimais. Du moins quelles nobles batailles, Quel sang pur pour les funérailles Non de ton honneur, Dieu merci ! Mais de ta vieille indépendance, Que de généreuse imprudence, A ta chute quel deuil intense, Ô Metz, dans ce pays transi ! Or donc, il serait des poètes Méconnaissant ces sombres fêtes Au
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    • 3 commentaires
    • 861 vues
  13. Joailes ·
    Nice, trop petite naguère, S'agrandit, libre de tout mur, Ni port marchand, ni port de guerre, Toute blanche au bord de l'azur. Nice a pour orgueil d'être blanche Dès que luit le soleil levant ; Les vaisseaux vont à Villefranche Qui veulent s'abriter du vent. Son quai nouveau n'est que la plage. Qu'importe un navire en danger ? Pourvu que dans son vert feuillage Blanchisse sa fleur d'oranger ; Pourvu que le brick de plaisance, Le brick élancé de mylord, Lui du moins, tienne avec aisance Dans
    Joailes
    Joailes
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    • 969 vues
  14. Nils Exo ·
    - Éloigne-toi, vil souffleur de tempête, Dit Jupiter, ne me romps pas la tête ; Le roi des dieux ne peut être... vaincu. Junon, piquée et même un peu confuse Que son époux eût surpris sa vertu Dans un état qui n’a guère d’excuse, Avec humeur se relève, et l’accuse De ne jamais la laisser en repos, Et d’arriver toujours mal à propos. - C’est bien à vous dit-elle de vous plaindre ! J’ai trop souffert, je suis lasse de feindre. Et la voilà rappelant tous les tours Qu’il lui faisait dans ses folles
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 3 commentaires
    • 674 vues
  15. Nils Exo ·
    La Vérité toute nue Sortit un jour de son puits. Ses attraits par le temps étaient un peu détruits. Jeunes et vieux fuyaient sa vue. La pauvre Vérité restait là morfondue, Sans trouver un asile où pouvoir habiter. A ses yeux vient se présenter La Fable richement vêtue, Portant plumes et diamants, La plupart faux, mais très brillants. « Eh ! vous voilà, bonjour, dit-elle ; Que faites-vous ici seule sur le chemin ? » La Vérité répond : « Vous le voyez, je gèle. Aux passants je demande en vain De m
    Nils Exo
    Nils Exo
    • 3 commentaires
    • 660 vues
  16. Nils Exo ·
    Comment peut-on tourmenter une femme ? Ne pas se plaire à faire son bonheur ? Il est pourtant des maris pleins d’humeur Avec aigreur Toujours chantant leur gamme. Que leur opposer ?... La douceur. Sexe charmant ! nature bonne et sage En a fait votre heureux partage, Profitez-en... et songez à l’adage : La patience vient à bout De tout. Une Souris logeait tout auprès d’une grange : On est bien fort dans l’endroit où l’on mange ; Mais sentir son dîner à travers un gros mur, Pour l’appétit, c’est
    Nils Exo
    Nils Exo
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    • 325 vues
  17. Nils Exo ·
    Sire lion étant passé Des soucis du pouvoir et des troubles du monde Au séjour de la nuit profonde, Quand on l'eut dans la tombe et dans l'oubli placé, Les animaux, convoqués à la ronde, Cherchaient un successeur au vieux roi trépassé. Hors un époux, rien n'est peut-être Plus embarrassant qu'un tel choix, Et l'on y regarde à deux fois Quand il s'agit de se donner un maître. D'abord on ne voulait plus voir Au pouvoir Ni tigres, ni lions, ni gens de cette espèce, Qui, montant sur le trône avec gri
    Nils Exo
    Nils Exo
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    • 421 vues
  18. Comité de rédaction ·
    Sous le pont Mirabeau coule la Seine               Et nos amours           Faut-il qu'il m'en souvienne La joie venait toujours après la peine.           Vienne la nuit sonne l'heure           Les jours s'en vont je demeure. Les mains dans les mains restons face à face               Tandis que sous           Le pont de nos bras passe Des éternels regards l'onde si lasse.           Vienne la nuit sonne l'heure           Les jours s'en vont je demeure. L'amour s'en va c
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    • 2 commentaires
    • 1 767 vues
  19. Comité de rédaction ·
    De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Il faut aussi que tu n'ailles point Choisir tes mots sans quelque méprise : Rien de plus cher que la chanson grise Où l'Indécis au Précis se joint. C'est des beaux yeux derrière des voiles, C'est le grand jour tremblant de midi, C'est, par un ciel d'automne attiédi, Le bleu fouillis des claires étoiles ! Car nous voulons la Nuance encor, Pas la Couleur,
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 150 vues
  20. Lina ·
    Voici d'anciens désirs qui passent, Encor des songes de lassés, Encor des rêves qui se lassent ; Voilà les jours d'espoir passés !   En qui faut-il fuir aujourd'hui ! Il n'y a plus d'étoile aucune : Mais de la glace sur l'ennui Et des linges bleus sous la lune.   Encor des sanglots pris au piège ! Voyez les malades sans feu, Et les agneaux brouter la neige ; Ayez pitié de tout, mon Dieu !   Moi, j'attends un peu de réveil, Moi, j'attends que le s
    Lina
    Lina
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    • 1 068 vues
  21. Sophie ·
    Es-tu d’Europe ? es-tu d’Asie ? Es-tu songe ? es-tu poésie ? Es-tu nature, ou fantaisie, Ou fantôme, ou réalité ? Dans tes yeux l’Inde se décèle, Sur tes cheveux le Nord ruisselle ; Tout climat a son étincelle Dans le disque de ta beauté ! Sœur des Psychés, ou fille d’Ève ! Quand ma jeunesse avait sa sève, C’était sous ces traits que le rêve M’incarnait en un mille amours ; Je leur disais : « Je vous adore ! » Ne disparaissez pas encore !… » Mais ils fuyaient av
    Sophie
    Sophie
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    • 2 335 vues
  22. Comité de rédaction ·
    Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage, Traversé çà et là par de brillants soleils ; Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage, Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.   Voilà que j’ai touché l’automne des idées, Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux Pour rassembler à neuf les terres inondées, Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.   Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve Trouveront dans ce sol lavé comme une grève Le mystique aliment qui fer
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 631 vues
  23. Sophie ·
    C’est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.   Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.   Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait u
    Sophie
    Sophie
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    • 1 734 vues
  24. Comité de rédaction ·
    La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures.   Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j’aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière.   Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d’aise A mon amour profond et doux
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 733 vues

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