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Au Bord de la Mer

Featured Replies

Posté(e)

souvenir de Westende, vers 1974.


Je marchais tranquillement au bord de la plage ;
Mon chien vagabondait sur l’estran, loin devant,
Couvert de sable et d'eau salée, la truffe au vent.
Nous étions seuls, sur l’immense et calme rivage.


Le soleil du matin caressait mon visage ;
J’avançais vers Nieuport, fragile adolescent,
Et Coquin zigzaguait sur le sable luisant,
Mordillant un bâton, humant un coquillage.


Je regardais la mer, le ciel et ses nuages,
Les brise-lames gris aux rochers ruisselants,

Les voiliers paresseux, les cargos lourds et lents,
Les dunes où ployaient fleurs et oyats sauvages.


Je courais au milieu de bâches formidables ;
Mon chien sautait dans l’eau, ressortait, plein d’allant,
Et poursuivait sans fin sternes et goélands.
Nous étions des explorateurs infatigables !


Allongé dans un creux de dune bien moelleux,
Je m’endormais, bercé par la brise et les vagues,
Et Coquin, près de moi, compagnon merveilleux…


Je voyais passer, très haut, des nuages vagues,
Des cerfs-volants colorés, de rares oiseaux…
Sous mes doigts s’écoulait le sable doux et chaud.


D’un pas tranquille et lent, je rentrais à Westende,
Et la mer montait, ensevelissant la plage ;
A mes côtés, le chien trottait, fourbu et sage.


Au loin, je voyais grandir la ville flamande,
Ses immeubles serrés, ses coupe-vent tout bleus…
J’avais douze ou treize ans, et j’étais si heureux !

Mai 2026.

Coquin.jpg

Modifié par Jean-Paul

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Voici donc les souvenirs d'un moment heureux en bonne compagnie.

L'émotion ressentie à l'époque est recréée avec beaucoup d'authenticité dans le soin apporté aux détails. L'accent est mis à la fois sur le ressenti et sur le contemplé.

Le tableau devient donc complet, l'image s'anime et vibre d'émotion, passée et présente, par la magie mémorielle.

Une douce lecture...

Posté(e)

Merveilleux souvenirs.

Posté(e)

Une poésie très cinématographique ! Les plans sont très beaux et s'enchaînent harmonieusement. La musicalité des mots fait le reste. J'aime beaucoup.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Quelle belle photographie et quelle douceur dans son regard !

Le souvenir d'un compagnon perdu ne meurt jamais. Il demeure si vivant dans vos vers, Jean-Paul.

Je comprends... ce bonheur, cette complicité avec ce compagnon merveilleux dans un paysage fabuleux.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème plein de délicatesse et d’amour pour ce Coquin plein de vie !

Merci @Jean-Paul !

Posté(e)
Il y a 14 heures, Jean-Paul a écrit :

souvenir de Westende, vers 1974.


Je marchais tranquillement au bord de la plage ;
Mon chien vagabondait sur l’estran, loin devant,
Couvert de sable et d'eau salée, la truffe au vent.
Nous étions seuls, sur l’immense et calme rivage.


Le soleil du matin caressait mon visage ;
J’avançais vers Nieuport, fragile adolescent,
Et Coquin zigzaguait sur le sable luisant,
Mordillant un bâton, humant un coquillage.


Je regardais la mer, le ciel et ses nuages,
Les brise-lames gris aux rochers ruisselants,

Les voiliers paresseux, les cargos lourds et lents,
Les dunes où ployaient fleurs et oyats sauvages.


Je courais au milieu de bâches formidables ;
Mon chien sautait dans l’eau, ressortait, plein d’allant,
Et poursuivait sans fin sternes et goélands.
Nous étions des explorateurs infatigables !


Allongé dans un creux de dune bien moelleux,
Je m’endormais, bercé par la brise et les vagues,
Et Coquin, près de moi, compagnon merveilleux…


Je voyais passer, très haut, des nuages vagues,
Des cerfs-volants colorés, de rares oiseaux…
Sous mes doigts s’écoulait le sable doux et chaud.


D’un pas tranquille et lent, je rentrais à Westende,
Et la mer montait, ensevelissant la plage ;
A mes côtés, le chien trottait, fourbu et sage.


Au loin, je voyais grandir la ville flamande,
Ses immeubles serrés, ses coupe-vent tout bleus…
J’avais douze ou treize ans, et j’étais si heureux !

Mai 2026.

Coquin.jpg

Un très beau et doux souvenir qui souffle une écriture contemplative imprégnée de sérénité et d’accueil de l’instant présent, ces moments simples qui tracent notre mémoire… 💫

Posté(e)

@Jean-Paul , poème très touchant. Cette photo est-elle de vous ?

Posté(e)

Une poésie qui a du chien ! Et tendre.

Merci pour cette jolie lecture. (Et très jolie photo)

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