Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Figure féminine(14), Sedna, une grammaire de la coupure

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

l’homme est l’envers de son vêtement
la femme suit le destin promis
la chute hélas est infinie
dans l’écueil sensible de son sang

son battement sans cesse s’effraie
se coud au liseré de sa fuite
l’esprit de l’oiseau s’est défait
son père la reprend si vite

sur la barque où défaillent ses doigts
la tempête noie son regard d’eau
ses phalanges mortes, lourds joyaux
de l’océan respirent sa foi

dans l’eau noire, le segment apprend
le mouvement danse sur son corps
la sensation disperse ses ors
elle ne tombe pas vraiment

un peuple nouveau naît sous sa peau
otaries sombres, blanches baleines
glissent au seuil de son haleine
elle rejoint les fonds baptismaux

Ce récit est terrible... il m'a profondément émue...

Elle est métaphore de la transformation par la violence.

Sedna est une divinité marine, gardienne des animaux marins dans la mythologie inuite.

Elle demeure présente dans la culture orale dans plusieurs régions inuites.( Nunavut, Groenland, Alaska)

Elle peut lâcher ou retenir les animaux si des tabous sont violés comme les mauvais traitements...Elle est force d’équilibre entre l’océan et les hommes.

Elle demeure une figure culturelle majeure.

 

Modifié par Sophie

  • Le titre a été modifié en Figure féminine(14), Sedna, une grammaire de la coupure
Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème dramatique et tendu, une légende qui mérite d'être connue et explorée.

Une lecture qui touche tant la souffrance diffuse y est rendue palpable par une plume à vif.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Tes mots sont si justes.... Alba. Cette légende est dramatique. Je me suis beaucoup interrogée pour essayer de la comprendre. J'ai hésité à écrire sur elle mais écrire est déjà une tentative de construction du sens. ( même si mon approche n'est pas narrative mais sensorielle)

Si la souffrance est palpable dans mon poème, alors, j'ai réussi à communiquer l'horreur qui m'a saisie la première fois que je l'ai lue.

Son père lui coupe les doigts. Cette mutilation remue intensément.

Delà l'horreur, . la douleur transcendée, la perte de ses doigts devient création.

La destruction est considérée comme origine. La blessure est un passage et le corps brisé devient matrice.

Une chose est certaine... nous apprenons de chaque récit et de chaque mythologie.

Il y a tant de transfigurations dans les mythologies.

Rien ne naît sans passage, et souvent, ce passage est une métamorphose radicale, parfois violente.

J'espère aborder un thème plus léger la prochaine fois.😉

Merci infiniment Alba pour tes mots sensibles.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'ai, pour ma part, trouvé ton poème assez hermétique. Heureusement, tu en as donné un itinéraire et, bien entendu, j'ai dû, avant que de poster un commentaire, m'informer !

C'est bien d'écrire après avoir lu un récit qui t'a touchée, mais, encore une fois, j'aurais préféré qu'il n'y ait pas de clé ...

Ainsi, mon commentaire ne cherchera pas à ouvrir le texte comme un coffre, mais à se tenir au bord de son écueil sensible : celui du sang, du battement, de la foi qui respire dans l’océan.

Peut-être que commenter subtilement, ici, c’est accepter de ne pas tout saisir, et de laisser les doigts se changer en joyaux.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

J'aime ton entrée, Joailes. se tenir au bord de son écueil sensible : celui du sang, du battement, de la foi qui respire dans l’océan.

C'est un choix assumé de ne pas raconter le mythe dans mon poème. Mon approche n'est pas narrative mais sensorielle.

Tu as donc bien défini cet écueil, cet instant au bord de la barque où tout bascule...

Les explications données ne sont pas un itinéraire... , le poème se ressent avant tout.

Elles sont juste une note jointe au poème.

Merci beaucoup Joailes pour ta remarque intéressante.

Sur le fond, je suis d'accord avec toi.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Chère @Sophie j'espère que tu sais que je ne cherche pas à dénigrer un poème, quel qu'il soit. J'essaie, dans la mesure du possible, de donner mon avis après ma lecture. Tu dis :

il y a 9 minutes, Sophie a écrit :

Les explications données ne sont pas un itinéraire... , le poème se ressent avant tout.

Elles sont juste une note jointe au poème.

Je sais ta sensibilité mais avoue que sans cette note, nul n'aurait pensé à se référer à Sedna, de la mythologie inuite ! J'aurais donc lu et cherché à interpréter ton poème différemment. Sachant que tu es fascinée par tout ce qui touche à l'océan, je ne serai pas allée chercher si loin ! Et ceci n'est pas une critique, bien au contraire. Tu as pris un nouveau tournant, si je puis me permettre. Tu écris d'après ce qui t'a touchée et c'est très bien. Mais, du coup, il y a moins de toi dans ce que tu écris et je trouve cela un peu dommage ; ceci n'étant que mon avis, bien sûr ! Chacun est libre de s'exprimer selon ce qui lui est dicté ; et chaque lecteur a aussi le devoir de dire sincèrement ce que lui a inspiré sa lecture, c'est bien ce qui permet d'en prendre acte ... ou pas ! Et je sais que tu as cette intelligence.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Bien sûr que non... chère Joailes.

Je ne cite pas son nom dans le corps du poème.

C'est vrai... et c'est volontaire. Il figure seulement dans le titre.

Je préfère laisser le lecteur imaginer... mais j'aime aussi rétablir la vérité du poème, à la fin du poème dans une note.

Une confrontation avec ce que suggèrent mes mots.

Voilà mon intention dévoilée. 😊

Ton commentaire me permet d'expliquer ma démarche.

Mon amour de l'océan a certainement orienté mon choix. C'est juste, Joailes.

Je pense qu'un choix n'est jamais anodin.

Evidemment, il y a moins de moi dans ces poèmes mais il y a ma sensibilité...

Je ne pensais pas prendre autant de plaisir à écrire sur ces figures féminines.

Je prends note, Joailes. 😉 J'y songerai...

Merci encore...

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Entre l’évocation d’un mythe étranger et la sensibilité poétique se tient le pouvoir des mots et ceux-ci nous ravissent, ces exquis mots …

Posté(e)
Il y a 15 heures, Sophie a écrit :

l’homme est l’envers de son vêtement
la femme suit le destin promis
la chute hélas est infinie
dans l’écueil sensible de son sang

son battement sans cesse s’effraie
se coud au liseré de sa fuite
l’esprit de l’oiseau s’est défait
son père la reprend si vite

sur la barque où défaillent ses doigts
la tempête noie son regard d’eau
ses phalanges mortes, lourds joyaux
de l’océan respirent sa foi

dans l’eau noire, le segment apprend
le mouvement danse sur son corps
la sensation disperse ses ors
elle ne tombe pas vraiment

un peuple nouveau naît sous sa peau
otaries sombres, blanches baleines
glissent au seuil de son haleine
elle rejoint les fonds baptismaux

Ce récit est terrible... il m'a profondément émue...

Elle est métaphore de la transformation par la violence.

Sedna est une divinité marine, gardienne des animaux marins dans la mythologie inuite.

Elle demeure présente dans la culture orale dans plusieurs régions inuites.( Nunavut, Groenland, Alaska)

Elle peut lâcher ou retenir les animaux si des tabous sont violés comme les mauvais traitements...Elle est force d’équilibre entre l’océan et les hommes.

Elle demeure une figure culturelle majeure.

 

Tout l’univers de la mission « divine » est mis en évidence : suivre le destin, chute éternelle, la peur qui règne au cœur de l’être, de l’état d’être du monde…, la résignation du sort suinte de tes mots, il n’y a pas de révolte mais un abandon « ses phalanges, ces joyaux respirent sa foi » peut-être ressent-elle déjà ce qu’elle est véritablement au fond d’elle même et des abysses marines « Sedna :« .Elle est force d’équilibre entre l’océan et les hommes. »

Il y a tellement de sagesse dans ces récits mythologiques .

Merci Sophie pour l’intérêt que tu en as et pour l’expression en poésie que tu en fais !

Je n’ai pas lu les autres informations que tu as ajouté dans les commentaires, ( je vais le faire après 😉) tes développements sont très intéressants et je ressens ( pour ce que tu as déjà écrit sur les autres «  figures ») toute la passion qui t’anime à l’étude de ces récits et celui-ci peut-être plus particulièrement concernant l’harmonie et le respect avec les animaux….

Il y a 15 heures, Sophie a écrit :

.Elle est force d’équilibre entre l’océan et les hommes.

ta passion pour l’étude de ces récits

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.