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Bible et poésie 39 : Jaïrus, de la crainte à la foi

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Posté(e)

Jaïrus, de la crainte à la foi

(Une histoire inspirée de l’Evangile)

Au bord de la mer, la foule respire fort,

comme une houle vivante aux regards suspendus.

Il vient enfin, celui qu’on nomme Yechoua,

et mille cœurs battent à l’unisson.

Mais voici qu’un homme fend la marée humaine,

brisé, pressé, consumé d’une inquiétude folle.

Il tombe à genoux, implore, s’accroche encore :

« Ma fille… elle a douze ans ; elle s’éteint… viens… avant qu’il ne soit trop tard… »

Alors ils marchent.

Mais chaque pas dure une éternité.

La chaleur écrase la route poussiéreuse,

et soudain : l’arrêt.

Car dans la foule,

une autre histoire respire à bas bruit.

Une femme.

Douze années d’effacement,

douze années à perdre son sang,

comme on perd son nom,

comme on glisse hors du monde.

Elle ne parle pas. Elle croit.

Sa foi est une main invisible

qui trouve un chemin,

frôle le vêtement de Yechoua,

Elle ose l’infime geste qui défie la divinité.

Le temps se plie.

Quelqu’un a touché la vie.

Elle tremble, dévoilée,

et Lui l’appelle :

- «  Ma fille, ta foi t’a sauvée. »

Comme si, dans ce mot,

douze années de nuit noire

s’étaient changées en aurore.

Mais derrière eux, un cœur se fissure.

Jaïrus tremble : le temps lui échappe.

Chaque seconde le mène au supplice,

chaque regard, un retard fatal.

Et la sentence tombe, froide, implacable :

« - Ta fille est morte. N’importune plus le Rabbi. »

Silence.

Le monde bascule en un instant.

À quoi bon croire encore

quand tout est déjà fini ?

Mais une voix fend sa nuit :

« -Ne crains pas. Crois seulement ! »

Alors ils avancent.

Vers quoi ? Une maison en deuil,

ou un acte impossible ?

Les pleurs éclatent déjà derrière les murs,

comme un chœur funèbre trop bien réglé.

On rit même, face à l’étrange parole :

« - Elle dort. » Dormir ?

Quand la mort a fermé les yeux?

La porte se referme.

Le tumulte reste dehors.

Dedans : quelques témoins, et le silence.

Une main saisit une autre main, froide, inerte.

Et ce mot, presque murmuré,

Discret comme une lampe dans la nuit :

« - Talitha koumi : jeune fille, lève-toi. »

Un autre instant suspendu.

Chacun retient son souffle.

Puis : un frémissement.

La vie revient là où tout était perdu.

Et Jaïrus vacille, non plus de peur,

mais d’un vertige bien plus grand :

Celui de croire qu’au bord du désespoir

commence parfois le miracle.

Vitrail gothique assisté I.A

image.png

Modifié par Martialys

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un beau poème de foi qui donne l'espérance !

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