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Dans la famille des vents, je voudrais le père

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le petit vent entre dans la ville

par des portes dérobées,

gifle le linge oublié

sur les balcons fissurés

et claque les drapeaux

sur le front de mer

où s'effrange l'écume

sur la coque des goélettes

il hurle dans les couloirs incertains

des rues désertes.

Les mouettes, ivres, rient

aux fortes doses d'iode ;

les chaises bleues, impassibles,

regardent l'horizon tourmenté.

Il se cogne aux murs,

roule ses bosses,

emporte quelques rêves de gosses,

devient murmure

et s'en retourne, épuisé,

dans les collines.

La nuit aux cruches de miel

l'enlace comme un enfant

et soudain dans le ciel

s'élèvent deux éclairs blancs

le petit vent quitte ses ailes,

son maquillage blanc.

Arrête de faire le clown,

lui dit sa maman.

Il pousse un soupir,

il n'aime pas le monde des grands

il mime une bise,

enlève son nez rouge,

dit un pater Auster*

et s'endort.

On le recouvre d'un drap

blanc,

plus rien ne bouge,

et dans le couchant,

arrive le forain*.

Dans la famille des vents

je voudrais le père,

trop souvent absent.

Mauvaise pioche,

le vent qui va sous les porches

n'est qu'un enfant,

aux yeux de saphir

il s'appelle Zéphyr

chut ! Il dort pour le moment.

* auster : vent du sud

* forain : vent du sud

(joailes -) 2 avril 2026 - 22h 09

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un très beau poème en forme de conte ou de légende, évoquant des éléments naturels avec tendresse et originalité.

Une superbe histoire à narrer aux enfants sages pour leur faire faire de beaux rêves...

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un joli poème aéré qui réunit la famille des vents. Chez nous nous avons la belle-mère qui répond au doux nom de Galerne.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un charmant poème, comme vous savez si bien les écrire, chère @Joailes et qui incite à retrouver l’esprit d’enfance qui nous échappe souvent…

Il y a 9 heures, Joailes a écrit :

le vent qui va sous les porches

n'est qu'un enfant,

aux yeux de saphir

il s'appelle Zéphyr

chut ! Il dort pour le moment.

Posté(e)

Un bien joli conte, à lire le souffle léger.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Pensées d'une poétesse à l'écoute des vents , observatrice assidue des jeux du cœur et du monde qui l'entoure. Fantaisie en beauté. Le vent rebat les cartes de l'inspiration et l'on est sous le charme, ta plume opérant. Lecture qui décoiffe: j'adore! 💫

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Cette recherche est troublante... Ce vent aux yeux de saphir est profondément émouvant.

Le final est d'une grande douceur.

Beauté et délicatesse de tes vers, Joailes.

Posté(e)

Joli ! Comme un conte. Doux et doué d'humour.

Mais où sont donc le vent des mi-ères et le vent des globes ?

Posté(e)
Le 02/04/2026 à 22:09, Joailes a écrit :

Le petit vent entre dans la ville

par des portes dérobées,

gifle le linge oublié

sur les balcons fissurés

et claque les drapeaux

sur le front de mer

où s'effrange l'écume

sur la coque des goélettes

il hurle dans les couloirs incertains

des rues désertes.

Les mouettes, ivres, rient

aux fortes doses d'iode ;

les chaises bleues, impassibles,

regardent l'horizon tourmenté.

Il se cogne aux murs,

roule ses bosses,

emporte quelques rêves de gosses,

devient murmure

et s'en retourne, épuisé,

dans les collines.

La nuit aux cruches de miel

l'enlace comme un enfant

et soudain dans le ciel

s'élèvent deux éclairs blancs

le petit vent quitte ses ailes,

son maquillage blanc.

Arrête de faire le clown,

lui dit sa maman.

Il pousse un soupir,

il n'aime pas le monde des grands

il mime une bise,

enlève son nez rouge,

dit un pater Auster*

et s'endort.

On le recouvre d'un drap

blanc,

plus rien ne bouge,

et dans le couchant,

arrive le forain*.

Dans la famille des vents

je voudrais le père,

trop souvent absent.

Mauvaise pioche,

le vent qui va sous les porches

n'est qu'un enfant,

aux yeux de saphir

il s'appelle Zéphyr

chut ! Il dort pour le moment.

* auster : vent du sud

* forain : vent du sud

(joailes -) 2 avril 2026 - 22h 09

Le titre à lui seul soufflait un air de malice … et « la nuit aux cruches de miel » est un délice d’inspiration, ce petit Zéphyr m’est sympathique d’autant que je l’ai ressenti aussi sur l’azur où je suis…😉

Posté(e)

Faut-il qu'il s'en vante ?

Il ne manque pas de souffle

Ce vent, tare de société,

D'être un réel courant d'air.

Vous l'avez bien trouvé. Bravo!

Posté(e)

Un merveilleux poème sur un vent galopin comme un gosse.

Posté(e)

Un zéphyr tendre et espiègle.

Merci Joailes !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

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