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Qu'un dieu vous serve (IV, 5, 6 & 7)

Featured Replies

Posté(e)

Scène 5 – Arès, Poséidon, Jacques, Jacqueline

 

Jacques marche d’un pas pressé, agité. Il regarde dans un premier temps Arès puis dans un second temps Poséidon. Bien qu’il soit retenu par Jacqueline, il continue de courir sur scène comme s’il cherchait quelque chose.

 

Jacques : Ciel ! Si maintenant toute la famille rapplique, on n’est pas sortis de la colline d’Athéna !

 

Arès : Arès, s’il vous plaît.

 

Jacques : Je vous demande pardon ?

 

Arès : C’est la colline d’Arès dont vous parlez, la mienne, à moi, celle-là même sur laquelle je fus jugé si vous préférez. Je m’en souviens bien, j’ai encore l’odeur de l’olivier dans les narines, aussi ne venez pas mêler à cette histoire mon double guerrier que j’ai déjà dans le nez, cette écervelée m’énerve suffisamment comme cela… Par ailleurs, si je ne m’abuse, cette colline se visite de nos jours, de quoi donc vivre encore un peu…

 

Poséidon, à Arès : C’est une manie mais je te repose la question : qui sont ces gens ?

 

Arès, à Poséidon : Des gens qui ne sont rien mais qui sont tout.

 

Poséidon, à Arès : Peux-tu t’expliquer ?

 

Arès, à Poséidon : Ils ne nous aiment pas mais ont l’avantage de nous considérer pour ce que nous sommes.

 

Poséidon, à Arès : Je vois. Nos accrochages m’ont épuisé, nous reprendrons plus tard. Laisse-nous, je te prie.

Scène 6 – Poséidon, Jacques, Jacqueline

 

Poséidon : Je suppose que vous êtes les mortels à qui Hermès a confié Arès.

Jacques & Jacqueline : Oui.

 

Poséidon : Vous a-t-il bien servis ?

 

Jacques : Eh bien…

 

Jacqueline, à Jacques : Allons, mon chéri, réponds au monsieur…

 

Jacques (à part, à Jacqueline) : Tu oublies de parler à part, ma chérie…

 

Jacqueline (à part, à Jacques) : C’est inutile, mon chéri, le monsieur sait tout…

 

Poséidon : Allons, cessez ce petit jeu je vous prie. Le contrat que vous a remis Hermès stipule que vous ne risquez rien des dieux car qui commande à un dieu commande à tous les autres !

 

Jacques : Dans ce cas, oui, nous pouvons dire qu’Arès avait toutes les compétences requises.

 

Poséidon : Et que lui avez-vous demandé de faire ?

 

Jacques (toussant pour ne pas être entendu) : Du balayage.

 

Poséidon : Ah ! Ah ! Ah ! Je l’imagine bien balayer devant sa porte !

 

Jacqueline : Je vous demande pardon ?

 

Poséidon : Rien, toutes mes excuses, Madame, je me comprends… Soyons plus sérieux néanmoins. Avez-vous eu connaissance de la farce grotesque à laquelle Arès s’est livré ?

 

Jacques : Quelques bribes…

 

Jacqueline : Vraiment très peu, les nouvelles vagabondent peu par chez nous…

 

Poséidon : Cela suffira néanmoins. Comme vous le savez, le contrat le stipule, Arès a déjà été jugé. Nous récidiverons ici même et vous serez ses juges.

Jacqueline : Hors de question ! Cette fois, vous dépassez les bornes…

 

Jacques : Jacqueline…

 

Poséidon : Ne craigniez rien, nous organiserons seulement un nouveau procès d’Arès et nous nous contenterons de ce parc. Après tout, la première fois, c’était une colline ! Il faut bien descendre encore plus bas, non ? Et puis votre rôle se bornera, c’est le cas de le dire, Madame !, à présider la séance.

 

Jacques : Mais pourquoi ?

 

Jacqueline : Oui, pourquoi ?

 

Poséidon : C’est mon affaire. Je vous laisse maintenant, l’accusé revient.

Scène 7 – Arès, Jacques, Jacqueline

 

Jacques : Étiez-vous au courant, Seigneur Arès, que vous repassiez en procès ?

 

Arès : Tiens, vous dites « Seigneur » ? L’habitude des divinités je suppose. Sinon, oui, je m’en doutais. C’est une chance en un sens, mon entourage n’est guère porté au prétoire…

 

Jacqueline : Ne trouvez-vous pas cela, comment dire ?, injuste ?

 

Arès : Injuste ? Certes non !

 

Jacques : Mais pourquoi ?

 

Arès : Ne dit-on pas par chez vous que les voies du Seigneur sont impénétrables ?

 

Jacqueline : Certes mais…

 

Arès : Alors il n’y a rien à rajouter. Je vous prie de me laisser, j’en vois arriver qui vont agir comme vous et tenter de me raisonner… sauf que je n’en peux plus, de raisonner !

A suivre.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un nouveau procès pour Arès ? Voilà qui promet !

Vivement la suite !

PS : les petites pointes satiriques disséminées dans le texte sont particulièrement savoureuses.

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce "je n'en peux plus de raisonner" doit résonner dans l'oreille d'Athéna.

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