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Les mots scellés

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les mots scellés

L’or saigne au bord du soir et les voix ne sont plus,

Tout se tait, tout repose, attendant en silence

L'étoile vermillonne et l'orbe transparence,

Le vent s'éloigne un peu, tous les livres sont lus.

Sous le gris firmament aux nuages menus,

Les oiseaux sans visage à la douce indolence

Ont caché sous leur aile une pauvre innocence,

Le jour a rendu l'âme en rêves méconnus.

Un arpège envolé, promeneur en prière,

Se souvient d'un poème à la grâce éphémère,

Mais il s'efface vite, élan du souvenir.

Le crépuscule a fui dans la nuit souveraine,

Une chape de plomb tombe pour nous punir

D'avoir si fort aimé les rimes de Verlaine.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

.Le symbolisme et la mélancolie de Verlaine affleurent de tes vers. Ton poème capte l'instant si beau et si fragile entre le jour et la nuit. Voilà un bel ouvrage, Alba !🩵

Modifié par Sophie

Posté(e)

Quelle belle atmosphère crépusculaire @Alba ! La musicalité est magnifique et l'hommage à Verlaine dans le dernier ver est vraiment touchant. J'aime particulièrement l'image "des oiseaux sans visage", il y a quelque chose de mystérieux et délicat qui traverse tout le poème.

Posté(e)
  • Administrateur

Un poème profondément mélancolique, un peu comme un dernier livre qu’on refermerait à la nuit tombée.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous, Sophie, Vol Au Vent et Eathanor pour vos lectures et vos commentaires !

Vous avez bien saisi toute la mélancolie, impalpable mais profonde, qui règne sur ce sonnet.

Malheureusement, la peine est sans appel : le châtiment est terrible pour l'amateur de poésie : il devra vivre très éloigné de son jardin des roses. Et il entendra toujours la voix de sa rose préférée au cœur du plus bel été !

Quant à Verlaine... Ah ! Verlaine. C'est le roi sans trône de toute poésie.

ʘ‿ʘ

Posté(e)

Quel bel hommage à Verlaine ! Mais j'espère qu'il y aura encore beaucoup de livres à écrire et à lire, sinon quelle tristesse !

Posté(e)

Ce sonnet évoque un monde épuisé et silencieux, comme après la fin d'une époque.


Posté(e)
  • Semeur d’échos

Dans ces mots scellés j’ai vu l’influence de Verlaine, mais aussi celle de Mallarmé :

« La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres. »

(Brise marine)

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci pour vos commentaire si fins et si sensibles, Nils, Joailes et Jeep !

Une "chape de plomb" s'abat sur le monde, une expression parlante faite de masse et de ténèbres. On retrouve un peu, par-delà le charme verlainien, l'écrasement baudelairien, Cette malédiction s'attachant à qui aime le beau.

Un arpège vole encore, c'est sans doute le dernier...

⊙▽⊙

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un arpège envolé, promeneur en prière…

Ce vers est magnifique, l’arpège qui semble poursuivre ses arabesques sans fin comme la prière de ce marcheur…

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci beaucoup, Tarentaise, pour avoir souligné la beauté et l'harmonie de ce vers en particulier, les multiples figures de rhétorique qu'il présente en font tout le charme, en effet !

La forme fixe du sonnet, ce petit bijou de mots, favorise le ciselage de vers travaillés, tant en ce qui concerne les sonorités que les métaphores. et les figures de style. Le but est d'éviter la surcharge, tout en pratiquant le polissage et le sertissage..

C'est là une affaire de goût et d'autocritique. L'écriture classique ne tolère pas la facilité, le remplissage ou la maladresse. Tout est grossi dans ce petit volume et la loupe de l'esprit met vite en évidence les approximations.

Quand j'écris des poèmes, j'ai une faux à la main. Tout est toujours trop banal, ou insuffisamment beau. Je coupe plus que j'érige.

L'écriture classique est un sport exigeant. Harmonie et équilibre en sont les principes de base.

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Modifié par Alba

Posté(e)

Superbe sonnet.  On plonge dans un silence assourdissant on ne peut plus angoissant.

Demain sera plus bruissant sans doute.

 Merci Alba du partage.

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La mélancolie verlainienne en guise de punition, il fallait y penser! Je crois qu'il est aussi fait allusion à Mallarmé, discrètement, à travers les livres tous lus. C'est un beau sonnet ou la silhouette de Verlaine se promène pour se dissoudre avec grâce.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci Ouintenabdel et Thy Jeanin pour vos beaux commentaires !

"Le crépuscule a fui dans la nuit souveraine" : l'heure est propice à la mélancolie et le rythme régulier et ample de l'alexandrin lui donne une majesté et une profondeur qu'il faut entendre.

Tous mes poèmes doivent en effet être lus à voix haute, c'est ainsi également qu'ils ont été écrits. Un poème inharmonieux n'a rien compris à la nature de la poésie, qui est chant avant d'être mots. Sinon, où serait le sortilège ? Certainement pas dans le dessin animé des images. Walt Disney a fait mieux, à coup sûr !

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Modifié par Alba

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