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La mer

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La houle en cet instant n’est qu’ensemencement

Et si longue à mourir, une onde en résonance,

Au ressac de mon rêve en recommencement,

Que j’aspire à revivre en pleine conscience ;

Et j’abandonne au temps un peu de ce moment

Que l’espace liquide engloutit en silence,

Ignorant le ressort du profond sentiment

Que procure sa vaste et constante mouvance.

Ô mer invariable, en frissons sur ma chair,

Tu restes l’infini du pays qui m’est cher

Et le gouffre insondable où le désir m’anime

De ne faire de toi que l’unique horizon,

La limite du songe et le plaisir ultime

De pouvoir me noyer en dernière oraison.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une attraction irrésistible exercée par ce bel élément, miroir de l'infini !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le pouvoir de la mer, si bien décrit ici, cette forme d'extase consciente, où le plus haut plaisir réside dans la perte de ses limites dans l'immensité. C'est une poésie de la fascination totale, portée par un rythme ample qui imite le flux et le reflux qu'elle célèbre.



Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 18 heures, Jeep a écrit :

La houle en cet instant n’est qu’ensemencement

Et si longue à mourir, une onde en résonance,

Au ressac de mon rêve en recommencement,

Que j’aspire à revivre en pleine conscience ;

Ce premier quatrain est magnifique. Sa musique semble se prolonger à l’infini avec ses mots qui s’étirent comme la houle… Bravo @Jeep !

Posté(e)

Le jeu sur les rimes dans les deux quatrains est remarquable, il confère à votre sonnet une forme d’hypnotisme qui n'est pas sans rappeler l'effet qu'a, sur moi du moins, la mer.

Posté(e)

Musical, hypnotique, aquatique, grandiose !

Posté(e)

On se laisse envoûter. La mer, son immensité impénétrable et sa très grande proximité par le bonheur que l'on a de la cotoyer comme de s'y laisser couler ...

Posté(e)

C’est un sonnet d’une grande densité méditative, où la mer devient à la fois matrice, mémoire et absolu intérieur, en pleine conscience.

La musicalité ample comme la houle soutient une pensée du recommencement et de l’abandon, jusqu’à cette dernière oraison saisissante, où le désir de dissolution se fait prière. Un texte habité, grave et lumineux à la fois, de ce pays qui vous est cher.

Modifié par Martialys

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Fervent sonnet qui, du ressac cherchant le ressort, rend un hommage fusionnel à celle que l'on croirait fille de l'infini et mère de l'absolu, la mer.

Posté(e)

Un beau poème sur la fascination que la mer exerce sur les hommes depuis toujours, avec le flux et le reflux qui en émanent, cet admirable symbole de vie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

O combien je comprends cette fascination, @Jeep

Tout est résonance infinie, recommencement ... C'est superbe !

Posté(e)

Tu nous offres la mer version philosophe intérieure 🙂

Pas de mouettes criardes ni de serviettes qui s’envolent, juste toi, la houle, et une envie de te noyer… poétiquement, bien sûr. Quelque part, elle est ici comme un psy. Elle écoute tout sans jamais répondre mais cela fait tout de même du bien ( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Posté(e)
Le 16/01/2026 à 13:18, Jeep a écrit :

La houle en cet instant n’est qu’ensemencement

Et si longue à mourir, une onde en résonance,

Au ressac de mon rêve en recommencement,

Que j’aspire à revivre en pleine conscience ;

Et j’abandonne au temps un peu de ce moment

Que l’espace liquide engloutit en silence,

Ignorant le ressort du profond sentiment

Que procure sa vaste et constante mouvance.

Ô mer invariable, en frissons sur ma chair,

Tu restes l’infini du pays qui m’est cher

Et le gouffre insondable où le désir m’anime

De ne faire de toi que l’unique horizon,

La limite du songe et le plaisir ultime

De pouvoir me noyer en dernière oraison.

Il y avait « l’homme et la mer » de Charles Beaudelaire et il y a l’homme amoureux de la mer de Jeep 😉🤩 quel merveille que ce poème 😌 je partage votre sentiment mais je n’aurai pas su l’écrire ainsi 💫

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