Posté(e) 12 janvier12 janv. Semeur d’échos comment_212710 Et ils marchent tous trois croyez-moi depuis si long chemin déjàsauts d’oiseau en neige au sable foulures par coulées de vent soufflées l’orée emplie des pluies ornières garnies d’étoiles glanées au passagel’âtre en leur cœur gronde et résonne comme un feu d’orgue pèlerinne revenir en arrière le sens perdu la mémoire ce ru où murmure la merarbres bornés de vent jetés à coups de serpe en guirlandes de guis très anciensces pauvres lueurs sous la chape de plomb tant d’ années entassées quelle pressionl’heure de l’arrêt point arrivée je ne coucherai pas sous la toile amant d’aucune lunequ’un rai me tire marche éternelle vers l’île à venir car bientôt le monde délugeet l’on dérogera aux ultimes tempêtes pour les êtres qui vivent de bon gréil faut qu’on me pardonne ce chaos que la main n’a fait qu’effleurercoquille en âme frères je vous cherche aux quatre coins des peurson n’a que ses pieds pour rejoindre la mère de nos douleurset la promesse vierge de l’infini retourdes candeurs Envoyer une note adhésive
Posté(e) 12 janvier12 janv. Semeur d’échos comment_212711 Une quête spirituelle et existentielle superbement mise en mots dans ce poème en prose. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 13 janvier13 janv. comment_212732 J'ai pensé, te lisant, à Saint-John-Perse, (notamment "Anabase" ou "Exil")Pour la langue ample, cérémonielle et archaïsante ; l'évocation d'une marche migration à travers des paysages élémentaires (sable, vent, pluie), et la dimension de quête épique et métaphysique. Le vers "l'âtre en leur cœur gronde et résonne comme un feu d'orgue pèlerin" aurait parfaitement sa place dans son œuvre. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 14 janvier14 janv. comment_212803 Une marche mystique au souffle incantatoire, une sorte de retour sur son moi intérieur tout en finesse et joliment écrit. Envoyer une note adhésive