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Promenade lunaire...puis terrestre

Featured Replies

Posté(e)

PROMENADE LUNAIRE...PUIS TERRESTRE

Ce sommet de la montagne m'attire, espèce de cratère crevé et amorphe, il laisse apparaître une forte lumière pâle. Une atmosphère d'apocalypse mêlée à la joie rêveuse me transperce le cerveau. On imagine un grand événement ou une monstrueuse catastrophe.

Soudain, le petit volcan, sûrement vieux fatigué par le temps qui l'érode, fait jaillir du fond de ses entrailles une boule de lumière qui monte doucement, comme une extase d'une rare volupté. Ce grand moment de la vie universelle depuis notre Terre souillée donne un grand espoir de vie et de découverte. Puis la boule devient visage. Des yeux rêveurs, un nez discret et une bouche pincée se dessinent. Les yeux semblent regarder autour, là où ils éclairent de leur force éblouissante et surnaturelle. Et ces yeux se posent sur vous, apitoyés, sans le moindre sourire, inaccessibles, hautains, la nuit se fait menaçante. Mais on se rassure comme on peut, entre êtres humains on ne doit pas faire attention à ces idioties délirantes.

Quand j'y repense, mon coeur tape quelques coups rageurs. Comme si ma pensée de cette scène cosmique dépasse mes limites physiques. Des questions métaphysiques m'assaillent. L'humain est-il faible face à cet immense et infini univers, qu'il soit matériel, psychologique ou naturel? La différence que je veux établir entre matériel et naturel appartient aux domaines géographique et économique car l'univers matériel touche ce que la civilisation, les cultures, celle de masse dans notre civilisation du XXe et l'industrie en particulier, ont créé : entre autres les villes, les ensembles immobiliers en y enlevant tout ce qui provient du terroir, de la campagne, qui relève des traditions, architecturales ou culinaires entre autres, se rapprochant du naturel. La société de consommation, je parle ici de la seule que je connaisse, appartenant à un système capitaliste, en France depuis la fin du XIXe, a envahi lentement mais dangereusement la vie quotidienne de tous les citoyens, et s'est imposée face aux traditions et à la culture véritable.

Mais la vie est un perpétuel mouvement. La meilleure réaction serait de renverser en luttant par voie légale, voire illégale mais sans violence, contre l'énorme pouvoir de quelques hommes (politiques, patrons, manipulateurs de tout ordre : publicité, télévision, medias...) qui ont des vies, des situations familiales entre leurs mains. Il faudrait, sublime utopie que voilà, répartir l'initiative entre tout le peuple ou ceux qui en montrent de l'intérêt, et leur faire confiance, surtout à la jeunesse, afin ne pas opprimer des gens pour le luxe, le privilège de quelques-uns. Il faut alors se tourner vers les sciences humaines, en particulier l'écologie, l'ethnologie et la sociologie, et retrouver les racines culturelles, sans pour autant s'y attacher réellement, matériellement mais moralement.

Excusez ma longue parenthèse pseudo-révolutionnaire qui me fait perdre la tête en même temps que le fil des idées. J'ai retracé, très succinctement et superficiellement (mal sûrement) mais comme je le conçois, le monde matériel et naturel. Et ce monde terrestre doit influencer l'esprit de l'homme à des réactions plus saines et délirantes et moins névrotiques si on se rapproche de la nature et de son milieu complexe.

L'homme ne doit pas rester matérialiste, il doit se faire sa propre philosophie de la vie, basée sur des travaux, des occupations originales et diverses et surtout des moments de pensée.

Très importants ces moments-là...

ça fait du bien, j'en suis fort content.

Merci mes lyres inspiratrices.

Qui a parlé de lyres?

Des lyres!

Délire.

Ah!

(retrouvé dans mon grenier numérisé sans toiles d’araignées)

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le plus difficile est de rester déterminé.e à l'utopie envers et contre le (mauvais) sens du vent...

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des réflexions qui touchent à l'intime et à l'universel !

Une belle lecture qui permet de s'interroger sur l'essentiel.

Posté(e)

Le monde est ce qu'on en fait ; le problème, c'est que quelques individus, si bien intentionnés qu'ils soient, n'y changeraient rien, hélas...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le texte gagnerait à creuser le symbole lunaire comme miroir de notre aliénation, plutôt que de partir en lutte directe contre le capitalisme.

Laisser le délire rester délire  et la philosophie, en sortir naturellement, sans manifeste.

En un mot : un bolide qui part vers la lune et atterrit en meeting.

Fascinant, mais éclaté. (juste mon avis) ;)

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