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Les 11 mots - version 6

Featured Replies

Posté(e)

Bonjour

 

Je vous propose d’organiser de temps en temps un jeu « Les 11 mots ». Il s’agit d’utiliser les 11 mots suivants dans un texte, poème, nouvelle... pas trop long afin de ne pas les noyer, dans l’ordre qui vous plaît. Les verbes peuvent être conjugués. Les pluriels sont autorisés. Chaque mot peut être utilisé plusieurs fois.

 

Version 6 = (chaque version reste ouverte pour qui veut)

 

Noir

Soeur

Frère

Blanc

Gazelle

Ovale

Remplir

Verser

Plat

Autrement

Pointe

 

Posté(e)

Présente !

 

Je réfléchis et je reviens avec un texte 😊

 

et si tu as envie qu on reprenne le jeu du 

« qui a écrit quoi » de jadis tu me le dis !

 

 

 

Modifié par Diane

Posté(e)

Je n’ai pas eu de grande sœur

Je n’ai pas eu de petit frère 

Pour remplir le fond de mon cœur

D amour ou bien sur de galères 

 

J’aurais bien voulu avec eux

Partager toutes mes histoires 

Ou verser une larme ou deux

Quand j’avais un peu le cafard 

 

Peut être aussi se bagarrer

Ils auraient dit blanc comm’prévu 

J’aurais dit noir pour les contrer

On se serait souvent battus 

 

J’aurais couru comm’une gazelle

Pour fuir leurs pointes de galoches

En riant comme une crécelle

Regard ovale bravant taloches

 

Pas moyen de faire autrement 

On n’en aurait pas fait un plat

On se serait aimés tout le temps 

En grandissant cahin-caha  !

 

 

 


 

Modifié par Diane

Posté(e)
il y a 29 minutes, Bruant a écrit :

On pense bien entendu à la chanson de Leforestier... Tu sais, avoir un frère ou une soeur n'est pas forcément une sinécure. Il en va pour cela comme des parents. Tout est histoire de famille...

 

En tout cas, bravo pour la performance oulipesque !😉


Oui bien sûr !

c était un peu le sens de ce petit texte !

 

PS) à toi 😉

et @Eobba bien laissé tomber son jeu la coquine ^^

Posté(e)
  • Auteur

Je l'ai en tête Diane. Je vais écrire quelque chose et le "qui a écrit quoi" me tente aussi. Bon dimanche

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Souvenir d’une jeune bédouine

 

 

L’homme en blanc se leva et vint nous saluer.

Sa sœur de noir vêtue, aux beaux yeux de gazelle,

S’empressa près de nous pour bientôt nous verser

De l’eau fraîche en un plat rempli avec grand zèle.

 

Nous bûmes goulûment et vîmes autrement 

Le désert maléfique au travers de l’ovale

De son visage pur où pointaient joliment

Les perles de ses dents en un sourire pâle,

 

Car elle avait ôté son voile de pudeur 

Pour faire aux étrangers, en un insigne honneur, 

Le don de sa beauté dans un élan sincère. 

 

Mais très vite elle dut de nouveau se masquer,

En raison du regard mécontent de son frère 

Qui bien sûr n’approuvait en rien sa liberté.
 

 

 

Modifié par Jeep

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)

Chat perché

 

On me dit que le train déraille

Et je reste sans voie !

Qu’il déraille souvent et

Dans les branches verse

Les caravanes sorties des nuits blanches !

Que sous ma chemise chante le hibou

Ce vieux guerrier sans armes

Gardien des empreintes 

Ma maigre partition de chiffre et de chiffon

Quand la gazelle en sa robe de verre 

Couche son ventre blanc filé de frissons 

Sur la nappe le jus pressé des offrandes 

Quand s’ouvre la veine le poème

En fusion sur le ciel limpide et noir

L’étoile du désir jouant de la matière

Éclaboussure de l’écriture et de la chair

 

Frère et sœur du même lit d’un torrent

Le rouge et le noir serrés nus dans la trame 

Et voile d’une larme l’ovale des paupières

Ceintes de fécondes dunes et d’étangs

O ma sœur, cette vague autrement 

Heaume de myosotis

Que ne s’écrive ici

Qui ne soit gravure sous l’aubier

Aux matins flamboyants où nous tirions

Nos sennes dans la lumière le sable

Nourricier de nos mots

La neige voici perle froide au cou de l’age

Appel noir impétueux du mystère

Les étoiles lointaines de l’esprit

 

Avant que l’Orient s’évanouisse

Je voudrai bien remplir longtemps 

Les outres de soleils épanchées sur les pierres

Sentir glisser la pointe farouche d’un sabot

L’odeur de la poudre dans mon dos

Cueillir entre mes bras les plats d’épices

Rouge danse démons les masques des désirs

La chair de l’homme qu’elle respire

Si l’âme a choisi d’en faire son vaisseau !

Un deux trois chante le vieil hibou

Chante les deux visages de l’amour

Nous irons au bois enlacer

La prière captive des chevaux

Renverser l’oracle

T’irradier de soleil !

Modifié par O Salto

  • 3 mois plus tard...
Posté(e)

J’ai enterrée ma sœur au bord de la rivière parce qu’elle ne voulait plus jouer avec moi. J’ai vu l’ovale de son visage disparaître sous le limon noir sans remords ni même verser une larme, à peine une pointe d’agacement en pensant à ma mère qui risquait de m’en faire tout un plat. En rentrant par le chemin blanc, je songeais à mon frère que j’avais tué l’an dernier parce qu’il avait mangé la dernière corne de gazelle avec le sentiment de remplir un devoir sacré. Autrement dit : Famille je te hais !

 

Adolphine H.

Modifié par Héloïse Maubert

  • 4 semaines plus tard...
Posté(e)

C'est fou comme avec les mêmes mots, il peut y avoir autant d'idées différentes!

Chapeau bas à tous!!!!

🙂

  • 3 semaines plus tard...
Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je déplore l'absence de @Eobb ... dont j'aime l'écriture.

Jouons avec les mots ! 😉 

 

Voyez-vous venir, ma sœur,

mon frère blanc ?

Sur les flancs d'une gazelle

il a disparu dans l'ovale d'un soir

j'étais remplie de désespoir

en ai-je des larmes versé !

Sans en faire tout un plat

je peux dire autrement :

« j'attends que tu te pointes ! »

  • 2 mois plus tard...
Posté(e)
  • Semeur d’échos

                Orgie au couvent

 

Or ça, venez ma sœur remplir nos écuelles

Moi, Frère Jean, me meurs ainsi que chaque soir

Carême me fait boire, je suis tout à fait noir

Et braille ma douleur, rêvant roses gazelles !

 

Que sur la table ovale où nous dinons gaiement

Nous soit versé du blanc pour chaque chair nouvelle

Et du rouge goûteux et tant pis si Cybèle

Remplace le Seigneur – c’est la Cène autrement.

 

Que des plats succulents sur la table se pointent

Nous verrons demain si sobriété sainte

Atténue notre ardeur à garder notre assiette

Et nous serons assez, jeûnant, de cinq ascètes !

Posté(e)
  • Auteur

Tiens donc. Puisqu'en janvier je parlais de m'y mettre, je vais y travailler et je ne manquerai pas à cette occasion de commenter vos textes.

Posté(e)
  • Auteur

Ce compas qui danse

Une pointe, de l’une à l’autre

C’est mon frère, ovale, qui remplit la pièce

Par des mouvements de balancier

Puis qui s’élance, gazelle, en regardant

Autrement le plat du monde

 

Petite sœur qui verse quand je remplis

Le monde n’est ni blanc ni noir

Posté(e)
  • Auteur

- Diane : je vous ai vus dans cette cour, genoux rouges, confiture de mûres

- Jeep : jeune fille si belle cadenassée

- O Salto : le cheval et les chevaux, ce vieil hibou

- HéloIse (bannie) : ça me fait peur

- Joailes : pointer = les heures, la pétanque, du doigt, un marteau et puis le frère se pointe

- Thy Jeanin : roses gazelles, orgie au couvent.

 

Merci à tous

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