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Développement

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je propose un petit jeu de développement d’un poème. Exemple:

 

1-monosyllabes

 

Aime

Moi

Même

Toit

 

Âmes

Sœurs

Femme

Cœur

 

Suis 

Maître 

Fuis

 

Loin

Être

Bien

 

2-trissyllabes

 

Si je t’aime 

Aime moi

Sous le même 

Frêle toit

 

Car nos âmes 

Sont des sœurs 

Tu es femme 

De mon cœur 

 

Mais je suis

Comme un maître 

Que tu fuis

 

Va-t-en loin

Afin d’être 

Enfin bien

 

 

3-hexamètres

 

Malgré moi, si je t’aime,

Malgré tout, aime moi

Et reste sous le même 

Abri qu’offre mon toit.

 

Tu le sais, car nos âmes 

Sont ainsi que des sœurs,

Tu ne peux qu’être femme

À jamais dans mon cœur.

 

Mais malgré moi je suis

Et me comporte en maître.

Il faut que tu me fuies.

 

S’il te plaît, va-t-en loin.

Ainsi tu pourras être 

Toi pour te sentir bien.

 

 

 

4-alexandrins 

 

Il faut me pardonner si malgré moi je t’aime.

Malgré tous mes défauts, malgré tout aime moi.

Je t’en prie ardemment, reste ici sous le même

Inconfortable abri qu’offre mon frêle toit.

 

Tu sais au fond de toi, oh combien! nos deux âmes,

Indissolublement, sont ainsi que deux sœurs. 

Tu ne peux que rester à mes côtés ma femme,

Ma compagne, mon double à jamais dans mon cœur. 

 

Mais je sais mes démons et malgré moi je suis

Toujours dominateur et me comporte en maître.

C’est pourquoi, je t’en prie, il faut que tu me fuies.

 

S’il te plaît mon amour, de moi va-t-en très loin

Et redeviens toi-même. Ainsi tu pourras être

Une femme accomplie assumant son destin. 

 

 

 

 

Modifié par Jeep

  • 4 semaines plus tard...
Posté(e)

5-Pentasyllabes

 

Si je t’aime trop

Alors garde moi 

Et vivons au trot

Sous le même toit

 

Si nos âmes pleurent

Sont elles blessées

Car homme de coeur

Tu veux me garder

 

Mais je suis rebelle

Je te fais tourner

Comme au carrousel

 

Pars, va, mais reviens

En Meurthe et Moselle

Tu y seras bien 

Modifié par Volute bleue

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

6-Décamètres

 

Non je ne sais pas si je t’aime trop.

Je t’aime tout court, alors garde moi.

Nous sommes ensemble et vivons au trot

Du train train des jours sous le même toit.

 

Je m’interroge: si nos âmes pleurent,

Sont elles mortes? Sont-elles blessées?

Je veux te choyer, car, homme de cœur,

J’ai bien compris que tu veux me garder.

 

Tu peux me quitter, mais je suis rebelle. 

Tu resteras si je te fais tourner

Dans mon univers comme au carrousel.

 

Je dis seulement: pars, va, mais revient.

Le vie est si belle en Meurthe-et-Moselle. 

Reste auprès de moi, tu y seras bien!

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Moi, quand j'aime, je ne compte pas.

J'aime écrire, j'écris n'importe quoi. 

Et je suis très joueuse ... 

 

Inspiration sur votre texte :

 

 

Ah moi non plus je ne sais pas

trop c'est trop ça devient un galop

on a fini de marcher au pas

et quel ennui que ce trot !

Je ne m'interroge pas

qui veut garder l'autre ?

On pourrait se faire la belle

et pourquoi pas ?

Vivre en Meurthe et Moselle

l'été, à la rigueur

et puis dans la lavande

à l'hiver de nos cœurs !

Toi aussi tu seras bien. 

Le carrousel fait tourner la tête

et l'orgue de barbarie 

fait danser les chevaux de bois 

dans la nuit, il ne reste que toi et moi. 

 

 

 

voilà ce que ça donne quand l'inspiration sonne ! 😉 

 

 

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Alexandrins

 

 

Je ne sais pas non plus quand le trot devient trop,

Mais qu’il soit un galop! Quel ennui que ce trot!

Ou alors marche au pas. Pose toi la question 

De qui veut garder l’autre ou se faire la belle

Pour vivre-pourquoi pas?-dans la Meurthe-et-Moselle,

À la rigueur l’été, dans la belle saison.

 

En revanche l’hiver, moi, je veux la chaleur,

Respirer la lavande au pays de mon cœur,

Tourner dans le manège à en perdre la tête.

L’orgue de barbarie, en nous faisant danser 

Et chanter dans le noir notre amour à tue-tête,

Viendra nous enchanter jusqu’au bout de la nuit.

 

Sous un ciel étoilé d’un cosmos insensé,

Nous serons, toi et moi, follement amoureux 

À jamais seuls au monde et les chevaux de bois

Hennissant de plaisir, du carrousel enfuis,

Seront les spectateurs de nos baisers fougueux

À la conclusion de nos ardents ébats!

Modifié par Jeep

Posté(e)

Alexandrins 
 

Que je marche au pas ?  il n’en est pas question 

Si mon trot ne plaît pas il te faudra t’y faire

Sur mon manège les quatre fers en l air

Embarquer tous deux suivre notre passion 

 

Il est impensable que je te laisse aller 

Bien trop loin de moi et de ma Meurthe et Moselle 

Te prélasser dans les bras d’une jouvencelle 

Au soleil du midi sous les blancs amandiers 


Je ne saurais supporter de t’imaginer 

Y vivre ne serait ce que quelques secondes 

Sous des cieux étoilés et surtout seuls  au monde

Avec autre que moi des ébats enflammés 

 

Modifié par Volute bleue

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce n'est rien

et si je t'aime prends garde à toi

nos pieds emmêlés aux étriers

auront la même allure

le désir sera si fort !

il y aura des étoiles et la lune

pour éclairer nos corps à corps

et puis soudain je m'en irai

sur mon cheval solitaire

laissant les rimes derrière

les pieds, les pas, les trots

et là dans la poussière

tu crieras mon nom

mais en mon fol galop

je ne t'entendrai pas

franchissant la barrière

je serai loin déjà

et toi … tu compteras tes

dodécasyllabes

douze fois

ce n'est rien.

 

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Réponse à @Joailes

 

Tu rêverais, Carmen, usant de tes vers libres,

Pouvoir me distancer d’un galop amoureux 

Au-delà de l’obstacle où chutent les félibres,

Beaucoup trop empesés par leurs mots poussiéreux.

 

Mais en alexandrins je saurai cravacher 

Et, comptant chaque pied avec persévérance,

Parvenir à mes fins, un sourire arracher

Et te séduire enfin malgré ta résistance.

 

Je serai torero, tu seras picador.

Dans l’arène d’amour, lanceur de banderilles,

Je viserai ton cœur avec mes flèches d’or.

 

À la fin du combat je saurai t’enflammer

En estoquant la bête et dessous ta mantille

Je verrai dans tes yeux que tu veux bien m’aimer.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

 

Le cheval qui m'emporte vient de faire marche arrière

pour revenir vers toi qui pousse la poussière

j'ai peur de ta cravache et de tes banderilles

je cherche en tes yeux cet amour qui brille

et je veux bien t'aimer

si seulement tu me promets

de ne pas estoquer la bête

que je suis dans ma tête

c'est fragile, une poète

si ta flèche est d'or

mon cœur en demandera encore

on fera du plus si affinités

laisse mes vers en liberté

je rêve que tu sois Don José …

Viens ... allons danser ...

 

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Réponse à @Volute bleue

 

Je veux te rassurer, quelle que soit l’allure 

Je te suivrai, ma mie, au bout de l’univers.

Notre manège à nous deviendra, je t’assure, 

L’amoureux tourbillon que je mets dans mes vers.

 

Et si Meurthe-et-Moselle il y a, je viendrai 

Bien sûr t’y retrouver et, foin de jouvencelle,

Ce sera dans tes bras qu’un jour je rêverais

De goûter aux plaisirs des amours éternelles.

 

D’ailleurs je n’aime pas l’odeur des amandiers,

Car je suis allergique et préfère un panier

De ces jolis fruits d’or appelés mirabelles.

 

Je voudrais les croquer jusqu’à la fin des temps,

Comme avec toi la vie et une ribambelle 

De choses qu’on ne dit, mais qu’on fait cependant.

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

Mais pourquoi tu insistes

avec tes meurtres en Moselle

sens-tu le parfum des cistes

delà celui des mirabelles ?

Tu vois, on n'est pas d'accord

la parole est d'argent et le silence est d'or

ta chanson m'attriste

je retourne sur la piste

le manège repart

sur le quai de la gare

au bout de l'univers

tu comptes encore tes vers …

Posté(e)


La carmencita usant de vils artifices 
Le combat s’avéra forcément inégal
Le torero alla lui chanter madrigal
En alexandrins couronnés au box office

 

Il ne me restait qu’à rentrer chez Stanislas 
Qui m’accueillit avec babas et bergamotes 
Le carrousel fut jeté au fond d’une grotte
C’était moins risqué qu’un gros trou dans la carcasse …

 

Rideau 😄

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La carmencita ne vous déplaise

habitait en ville depuis peu

elle languissait de ses falaises

et de l'écho des amoureux 

 

mais gourmande elle se laissa surprendre

de macarons en gâteaux moelleux

chez Stanislas le rendez-vous fut tendre

le torero avait de si beaux yeux

 

quand il l'emmena dans sa grotte

pour faire l'amour sans artifice

elle fit trembler sa glotte

en chuchotant son maléfice

 

pourquoi trouer la carcasse

il suffit de dire je t'aime

avant que l'instant passe

et perde son diadème  …

 

rideau !

Modifié par Joailes

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Deuxième réponse à @Joailes

 

J’aime ta volte-face et l’invitation 

À bien vouloir m’aimer si je fais la promesse 

De n’être pas brutal lorsque, poétesse, 

Tu m’enjoins de danser avec précaution.

 

Je laisse ton libre vers qui n’impose de loi

Et veux bien avec toi danser la séguedille,

À la condition, si tu manques de foi,

D’accepter de venir avec moi à Séville.

 

L’amour est un oiseau qu’on ne peut maîtriser 

Ni maintenir en cage en un simple poème,

Car il est indocile et enfant de Bohème.

 

Donc je prends garde à moi et, pour t’apprivoiser,

Je prends ma muleta pour entrer dans l’arène 

Et la jette à tes pieds qui sont de souveraine.

Posté(e)

Aller jusqu’à Séville 
Y faire un petit tour
Pour y chercher l’amour 
Vêtue dune mantille ?
 
J’aime mieux  les remparts 
De ma cité ducale
Pour y danser le bal
Sans mourir d’un poignard 
 
Nous nous serons aimés 
Le temps de quelques vers
Allons donc boire un verre
Tous les trois enlacés !
Posté(e)
  • Semeur d’échos

@Jeep

 

 

Séville ô pourquoi pas

tu m'achèteras des castagnettes

nous mangerons une paëlla

et nous ferons la fête !

 

Je danserai pour toi le flamenco

dans ma robe de mousseline

tu me diras les doux mots

qui toute réticence assassinent

 

ta muleta me laissera baba

et du haut de la tour de l'or

je t'enverrai un baiser, c'est ça

tu en demanderas encore !

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

@Volute bleue 

 

 

Ménage à trois dites-vous ?

Je ne le supporterais pas

je suis bien trop jalouse

pour partager ses bras !

 

Restez donc aux remparts

drapée dans votre mantille

j'irai sans vous à l'Alcazar

jolie jeune fille !

 

Il n'est point de poignard

plus cruel que l'amour, vu ?

Sur la place Stanislas, le soir

vous direz : « ah, si j'avais su … »

 

 

 

Posté(e)

@Joailes

 

Oh mon dieu vous êtes jalouse ?

mais non voyons il ne faut pas

pas de souci belle andalouse

je ne vous le volerai pas 


Il ne s'agit point de partouze

seulement d'un petit repas

et sans dépenser trop de flouze

au resto de l'Episcopat


Vous et moi nous rirons d'un rien

de tous les tourments de l'amour

infligés par ce beau malouin

qui nous la jouait troubadour !

 

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

réponse à @Volute bleueet @Joailes


 

La joute poétique est un gouffre sans fond

Où chacun rebondit sur un mot, une rime,

Se plaît à délirer en des propos profonds 

Ou légers à l’excès, que le vent seul anime.

 

Et mon vagabondage ici n’a d’autre but

Que d’être amusement, un jeu sans conséquence.

Loin de moi de vouloir, me frappant l’occiput,

Faire le joli cœur jouant la concurrence.

 

Mesdames je peux donc ici vous avouer

Que j’apprécie en vous le talent littéraire 

Et l’humour délicat que je voudrais louer.

 

Votre charme piquant est sans discussion 

Votre atout principal, mais qui me désespère, 

Car vous êtes au loin, c’est ma conclusion!

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

 

 

Las ! Voici que la partie se termine

c'était donc du vent

qui bondissait dans ma poitrine,

un léger amusement !

 

Nous n'irons pas à Séville

ni à Nancy, d'ailleurs

chacun reprend ses billes

et point de joli cœur !

 

Adieu pot, paëlla, danses lascives

Perrette m'avait bien prévenue

je retourne à mes lessives

en souriant encore de ce jeu incongru !

 

Rideau ... 😉 Applaudissements !

 

Modifié par Joailes

  • 7 mois plus tard...
Posté(e)
Le 17/09/2022 à 11:49, Joailes a écrit :

Las ! Voici que la partie se termine

c'était donc du vent

 

Paroles ..paroles ...paroles...

on nous chanta la barcarolle

puis disparut le vagabond

qui retourna à ses moutons -( marins évidemment )

 

 

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