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Poésie

183 poèmes dans cette catégorie

  1. Alba ·
    À Monsieur Théodore de Banville I Ainsi, toujours, vers l’azur noir Où tremble la mer des topazes, Fonctionneront dans ton soir Les Lys, ces clystères d’extases ! À notre époque de sagous, Quand les Plantes sont travailleuses, Le Lys boira les bleus dégoûts Dans tes Proses religieuses ! — Le lys de monsieur de Kerdrel, Le Sonnet de mil huit cent trente, Le Lys qu’on donne au Ménestrel Avec l’œillet et l’amarante ! Des lys ! Des lys ! On n’en voit pas ! Et dans ton Vers, tel que les manches
    Alba
    Alba
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    • 1 051 vues
  2. Alba ·
    Jeune homme sans mélancolie, Blond comme un soleil d'Italie, Garde bien ta belle folie. C'est la sagesse ! Aimer le vin, La beauté, le printemps divin, Cela suffit. Le reste est vain. Souris, même au destin sévère : Et, quand revient la primevère, Jettes-en les fleurs dans ton verre. Au corps sous la tombe enfermé, Que reste-t-il ? D'avoir aimé Pendant deux ou trois mois de mai. " Cherchez les effets et les causes ", Nous disent les rêveurs moroses. Des mots ! Des mots !... Cueillons les ros
    Alba
    Alba
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    • 929 vues
  3. Alba ·
    Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Il brûle tout, hommes et choses, Dans sa placide cruauté. Il met le désir effronté Sur les jeunes lèvres décloses ; Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Roi superbe, il plane irrité Dans des splendeurs d'apothéoses Sur les horizons grandioses ; Fauve dans la blanche clarté, Il brille, le sauvage Été.
    Alba
    Alba
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    • 979 vues
  4. Alba ·
    Ah, Curnonsky, non plus que l’aube, N’était bien rigolo Il regardait le fil de l’eau. C’était avant les Taube. Et moi j’apercevais – pourtant Qu’on fût loin de Cythère – Un objet singulier. Mystère : C’est un éléphant. Notre maison étant tout proche, On le prit avec nous. Il mettait, pour chercher des sous Sa trompe dans ma poche. Hélas, rue-de-Villersexel, La porte était trop basse. On a beau dire que tout passe Non – ni le riche au Ciel.
    Alba
    Alba
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    • 939 vues
  5. Alba ·
    Dans Arles, où sont les Alyscamps, Quand l’ombre est rouge, sous les roses, Et clair le temps, Prends garde à la douceur des choses. Lorsque tu sens battre sans cause Ton cœur trop lourd ; Et que se taisent les colombes : Parle tout bas, si c’est d’amour, Au bord des tombes.
    Alba
    Alba
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    • 592 vues
  6. Alba ·
    Je suis le Ténébreux, — le Veuf, — l’Inconsolé, Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Étoile est morte, — et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie. Dans le nuit du Tombeau, Toi qui m’a consolé, Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie, La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé, Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie. Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ? Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ; J’ai rêvé dans la Grotte où nage la S
    Alba
    Alba
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    • 514 vues
  7. Alba ·
    Dans Sainte-Pélagie, Sous ce règne élargie, Où, rêveur et pensif, Je vis captif, Pas une herbe ne pousse Et pas un brin de mousse Le long des murs grillés Et frais taillés. Oiseau qui fends l'espace... Et toi, brise, qui passe Sur l'étroit horizon De la prison, Dans votre vol superbe, Apportez-moi quelque herbe, Quelque gramen, mouvant Sa tête au vent ! Qu'à mes pieds tourbillonne Une feuille d'automne Peinte de cent couleurs, Comme les fleurs ! Pour que mon âme triste Sache encor qu'il exi
    Alba
    Alba
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    • 418 vues
  8. Alba ·
    J'ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaieté ; J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie.   Quand j'ai connu la vérité, J'ai cru que c'était une amie ; Quand je l'ai compris et sentie, J'en étais déjà dégoûté.   Et pourtant elle est éternelle, Et ceux qui se sont passés d'elle Ici-bas ont tout ignoré.   Dieu parle, il faut qu'on lui réponde. Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré.
    Alba
    Alba
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    • 323 vues
  9. Ninon ·
    Mais quel est ce piton dont le front sourcilleux Se dresse, monte et va se perdre dans les cieux ? Ce mont pyramidal, c'est le piton d'Anchaine. De l'esclave indompté brisant la lourde chaîne,   C'est à ce mont inculte, inaccessible, affreux, Que dans son désespoir un nègre malheureux Est venu demander sa liberté ravie. Il féconda ces rocs et leur donna la vie ;   Car, pliant son courage à d'utiles labeurs, Il arrosait le sol de ses libres sueurs. Il vivait de poissons, de chasse et de racines :
    Ninon
    Ninon
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    • 534 vues
  10. Joailes ·
    Cigales, mes sœurs, Qu'importe à nos cœurs La richesse des granges pleines ? Pourvu que nos voix Sonnent par les bois Quand midi flambe sur les plaines ? Laissons la fourmi Se glisser parmi L'amas gisant des blondes gerbes, Et les noirs grillons, Hôtes des sillons, Sautiller dans l'ombre des herbes. Heureuses de peu, Pourvu qu'un ciel bleu Resplendisse à travers les branches, Nous, nous comptons sur La manne d'azur Dont se nourrissent les pervenches. Par les froids hivers Nous n'allons pas vers
    Joailes
    Joailes
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    • 422 vues
  11. Joailes ·
    Nous fûmes donc au château d'If. C'est un lieu peu récréatif. Défendu par le fer oisif De plus d'un soldat maladif, Qui, de guerrier jadis actif, Est devenu garde passif. Sur ce roc taillé dans le vif, Par bon ordre on retient captif, Dans l'enceinte d'un mur massif, Esprit libertin, coeur rétif Au salutaire correctif D'un parent peu persuasif. Le pauvre prisonnier pensif, À la triste lueur du suif, Jouit, pour seul soporatif, Du murmure non lénitif Dont l'élément rébarbatif Frappe son organe at
    Joailes
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    • 770 vues
  12. Joailes ·
    Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, plei
    Joailes
    Joailes
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    • 324 vues
  13. Alba ·
    Bon appétit ! messieurs ! — Ô ministres intègres ! Conseillers vertueux ! Voilà votre façon De servir, serviteurs qui pillez la maison ! Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure, L’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure ! Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts Que remplir votre poche et vous enfuir après ! Soyez flétris, devant votre pays qui tombe, Fossoyeurs qui venez le voler dans sa tombe ! — Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur. L’Espagne et sa vertu, l’Espagne et
    Alba
    Alba
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    • 946 vues
  14. Alba ·
    Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler Des arbres, des gazons une douce tristesse : Cette onde que j’entends murmure avec mollesse, Et dans le fond des bois semble encor m’appeler. Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière Ici, loin des humains !… Au bruit de ces ruisseaux, Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe
    Alba
    Alba
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    • 725 vues
  15. Alba ·
    Cyrano Ah ! non ! c’est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme… En variant le ton, — par exemple, tenez : Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez, Il faudrait sur-le-champ que je me l’amputasse ! » Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse ! Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! » Descriptif : « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! » Curieux : « De quoi sert cette oblo
    Alba
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    • 397 vues
  16. Alba ·
    J'irai, j'irai porter ma couronne effeuillée Au jardin de mon père où revit toute fleur ; J'y répandrai longtemps mon âme agenouillée : Mon père a des secrets pour vaincre la douleur. J'irai, j'irai lui dire au moins avec mes larmes : " Regardez, j'ai souffert... " Il me regardera, Et sous mes jours changés, sous mes pâleurs sans charmes, Parce qu'il est mon père, il me reconnaîtra. Il dira : " C'est donc vous, chère âme désolée ; La terre manque-t-elle à vos pas égarés ? Chère âme, je suis Di
    Alba
    Alba
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    • 770 vues
  17. Alba ·
    Il n’est sottise, pour vous plaire, Qu’on ne fît chez nos bons aïeux, Et qu’aujourd’hui pour vos beaux yeux On ne soit tout prêt à refaire. Par vos rigueurs ou par vos trahisons, J’ai vu l’un s’en aller, la tête la première, Finir sa peine au fond de la rivière ; Un autre la traîner aux Petites-Maisons. Vous disposez de la balance Entre les mains du magistrat ; Pour vous le héros de la France Trahit un jour le secret de l’État. Crésus regorgeait de richesse : Il rencontre Thémire au bal ; Cré
    Alba
    Alba
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    • 333 vues
  18. Alba ·
    Le Globe, vers l’aimant, Chemine exactement, Teinté de mers si bleues De cités tout en toits, De réseaux de convois Qui grignotent des lieues. Ô ma côte en sanglots ! Pas loin de Saint-Malo, Un bourg fumeux vivote, Qui tient sous son clocher, Où grince un coq perché, L’Ex-Voto d’ un pilote ! Aux cierges, au vitrail, D’un autel en corail, Une jeune madone Tend d’un air ébaubi Un beau cœur de rubis Qui se meurt et rayonne ! Un gros cœur tout en sang, Un bon cœur ruisselant, Qui, du soir à l’aurore
    Alba
    Alba
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    • 323 vues
  19. Alba ·
    Soupirez jour et nuit sans manger et sans boire; Ne songez qu’à souffrir; Aimez, aimez vos maux, et mettez votre gloire À n’en jamais guérir. Cependant nous rirons Avecque la bouteille, Et dessous la treille Nous la chérirons. Si sans vous soulager une aimable cruelle Vous retient en prison, Allez aux durs rochers, aussi sensibles qu’elle, En demander raison. Cependant nous rirons Avecque la bouteille, Et dessous la treille Nous la chérirons.
    Alba
    Alba
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    • 764 vues
  20. Alba ·
    Voici la mort du ciel en l'effort douloureux Qui lui noircit la bouche et fait saigner les yeux. Le ciel gémit d'ahan, tous ses nerfs se retirent, Ses poumons près à près sans relâche respirent. Le soleil vêt de noir le bel or de ses feux, Le bel oeil de ce monde est privé de ses yeux ; L'âme de tant de fleurs n'est plus épanouie, Il n'y a plus de vie au principe de vie : Et, comme un corps humain est tout mort terrassé Dès que du moindre coup au coeur il est blessé, Ainsi faut que le monde et m
    Alba
    Alba
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    • 346 vues
  21. Alba ·
    Aux galets le flot se brise Sous la lune blanche et grise, Ô la triste cantilène Que la bise dans la plaine ! — Elfes couronnés de jonc, Viendrez-vous danser en rond ? Hou ! hou ! le héron ricane Pour faire peur à la cane. Trap ! trap ! le sorcier galope Sur le bouc et la varlope. — Elfes couronnés de jonc, Viendrez-vous danser en rond ? Au caveau rongé de mousse L’empereur à barbe rousse, Le front dans les mains, sommeille ; Le nain guette la corneille. — Elfes couronnés de jonc, Viendrez-vou
    Alba
    Alba
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    • 380 vues
  22. Joailes ·
    À André Billy Le chapeau à la main il entra du pied droit Chez un tailleur très chic et fournisseur du roi Ce commerçant venait de couper quelques têtes De mannequins vêtus comme il faut qu’on se vête La foule en tous les sens remuait en mêlant Des ombres sans amour qui se traînaient par terre Et des mains vers le ciel plein de lacs de lumière S’envolaient quelquefois comme des oiseaux blancs Mon bateau partira demain pour l’Amérique Et je ne reviendrai jamais Avec l’argent gagné dans les pra
    Joailes
    Joailes
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    • 1 279 vues
  23. Thierry Demercastel ·
    Dans le vent qui les tord les érables se plaignent, Et j'en sais un, là-bas, dont tous les rameaux saignent ! Il est dans la montagne, auprès d'un chêne vieux, Sur le bord d'un chemin sombre et silencieux. L'écarlate s'épand et le rubis s'écoule De sa large ramure au bruit frais d'eau qui coule. Il n'est qu'une blessure où, magnifiquement, Le rayon qui pénètre allume un flamboiement ! Le bel arbre ! On dirait que sa cime qui bouge A trempé dans les feux mourants du soleil rouge ! Sur le feu
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
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    • 1 269 vues
  24. Joailes ·
    Nice, trop petite naguère, S'agrandit, libre de tout mur, Ni port marchand, ni port de guerre, Toute blanche au bord de l'azur. Nice a pour orgueil d'être blanche Dès que luit le soleil levant ; Les vaisseaux vont à Villefranche Qui veulent s'abriter du vent. Son quai nouveau n'est que la plage. Qu'importe un navire en danger ? Pourvu que dans son vert feuillage Blanchisse sa fleur d'oranger ; Pourvu que le brick de plaisance, Le brick élancé de mylord, Lui du moins, tienne avec aisance Dans
    Joailes
    Joailes
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