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Accents poétiques

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entre moi et...

Featured Replies

Posté(e)
  • Correcteur

entre moi et
toi tu tisses
nous en une
toile étoilée
de filets de
perles et d'eau
dé--------------cousus de 
fils blancs en aiguille
à tricoter
comme on étend son 
linge sur la ligne 
|
|
d'ange
entre rêve et rosée
en marge des larmes
sous le sel séché jusqu'à
plus soif 
à boire le buvard des 
balbutiements de ta 
bouche mes baisers 
bégayent
la langue des limbes
làoùlelaitàlierlitàlalie
les lèvres entrouvertes

 

il n'y a pas assez de
pour te dire combien

 

Berlin, janvier-février 2018

Posté(e)
  • Semeur d’échos
il y a 3 minutes, Féludorée a dit :

à boire le buvard des 
balbutiements de ta 
bouche mes baisers 
bégayent

j'aime beaucoup tous ces b de bébé 😉 par contre, le mot manquant :

il y a 4 minutes, Féludorée a dit :

il n'y a pas assez de
pour te dire combien

hum j'hésite ... 

Posté(e)
  • Auteur
  • Correcteur

Les mots manquants, @joailes... N'hésite pas trop quand même !

Posté(e)

Je ne peux entrer dans votre poésie @Féludorée... Je le regrette, mais je ne peux rester les bras ballants à contempler le spectacle d'une poésie que l'on martyrise ! C'est réellement le mal qui ronge tout art et dont il ne se relève pas : faire précéder la forme sur le fond ! Et abstraire tout lien avec le spectateur ou le lecteur. De même que Duchamp a sauvagement égorgé l'art pictural, les dadaïstes ont ravagé l'espace poétique. Un commerce qui marche bien pour les quelques petites élites qui le pratiquent. Avec le soutien des institutions qui verrouillent ferme les vannes et interdisent à tout ce qui sent l'art ou la littérature traditionnelle d'être connu du public. Il serait trop dangereux que le peuple puisse se réapproprier l'art !

Posté(e)
il y a 27 minutes, Ludovic H. a dit :

Je ne peux entrer dans votre poésie @Féludorée... Je le regrette, mais je ne peux rester les bras ballants à contempler le spectacle d'une poésie que l'on martyrise !

Tout en restant respectueux, vous avez le mérite de la franchise @Ludovic H. et un forum sert également (avant tout ?) à échanger sur ces différences de conception, ici en l’occurrence sur la poésie. Depuis ces nombreuses années où je fréquente différents lieux poétiques, ce débat entre les tenants d'une poésie classique ou bien moderniste, respectueuse des règles prosodiques ou bien n'hésitant pas à casser les codes établis, est récurrent. Me concernant, tout en comprenant votre point de vue, je suis partisan d'une approche iconoclaste qui n'hésite pas à défricher de nouveaux horizons.

Posté(e)

Bravo pour ce poème @Féludorée. Comme l'a si justement souligné Joailes, j'ai relevé l'allitération en '"b" décrivant les balbutiements d'un bébé, mais aussi celui du "l" avec l'hallucinant "làoùlelaitàlierlitàlalie" (là où le lait à lier lit à la lie) évoquant le son d'un bébé essayant de prononcer les mots en "l" dans un apprentissage que je trouve absolument adorable. C'est d'ailleurs cette complicité entre une mère et son enfant qui est ici sublimé grâce à une forme habilement construite et mise en place avec une minutie chirurgicale... Ce fameux lien "entre moi et..." comme l'évoque si subtilement le titre du poème.

Le visuel des deux traits disposés verticalement pour décrire des pinces à linges ("comme on étend son linge sur la ligne", pour reprendre vos propres termes) est très approprié et sert admirablement le propos, de même que le fameux "dé----------cousus".

Les deux derniers vers, à savoir "il n'y a pas assez de pour te dire combien" se suffisent à eux-mêmes et il aurait été inutile d'en rajouter. J'aime cette suspension dans l'air de mots "non-dits" qu'il ne sert à rien de prononcer...

J'ai vraiment adoré ce poème car tout est réfléchi du début à la fin.

Quand la forme employée qui sort des sentiers battus (ce qui est d'ailleurs l'une de vos marques de fabrique) s'allie à un fond (ou propos) réfléchi, cela donne un résultat absolument fabuleux, ce qui est le cas ici.

Cordialement,

Stéphane

Posté(e)

Autant j'aime énormément le thème que tu abordes, autant j'ai eu plus de mal avec la lecture du fait de la mise en forme un peu trop saccadée pour moi ce soir... (lire en fin de week-end enfants malades ne doit pas aider à ma forme olympique 😉 )
De gros bisous à ta fille au passage 🙂

Posté(e)
  • Auteur
  • Correcteur

Allons, @Ludovic H., vous ne pouvez regretter d'entrer dans ma poésie si vous considérez que je martyrise la poésie ! :classic_wink:Que vous n'appréciez pas mon écriture, soit. Mais de là à m'accuser de martyriser la poésie... Pourquoi émettre un tel jugement sur un poème qui vous a tout simplement résisté ? (Ce que je prends pour un compliment parce que j'ai un grand faible pour les poèmes qui me résistent et me poussent à l'interrogation !) Dans un premier temps, votre commentaire m'a vraiment restée coite mais je pense désormais être en mesure de vous répondre point par point.

 

Dire que je fais passer le fond sur la forme, c'est hélas mal connaître mon écriture - mais je ne peux vous en tenir rigueur puisque je poste trop peu. Cela montre également que vous n'avez pas cherché à comprendre mon poème, à aller au-delà de cette forme qui vous a tant gêné. Dommage ! Mais les lecteurs font ce qu'ils veulent, n'est-ce pas ? J'ai pourtant aussi bien travaillé le fond que la forme. 

 

Je ne vois pas non plus en quoi j'abstrais tout lien avec mes lecteurs et lectrices alors que j'espère - sans attendre - les pousser à la relecture, à l'interrogation dans l'interprétation, ce qu'a fort bien fait @Stephane94 avec son épatante analyse qui touche si justement mon propos. Et puis pourquoi poster sur un forum, si je ne cherche pas le dialogue avec mon lectorat ? Là, je ne vous suis pas.

 

Enfin, je ne me prends ni pour Duchamp, ni pour Dada. Je ne fais partie d'aucune "élite" qui ferait "commerce" de son art - pardonnez-moi d'avoir ri à cet endroit. J'écris en toute humilité sans l'aide d'aucune institution et je n'interdis à personne d'écrire comme bon lui semble que je sache. Je ne fais partie d'aucun mouvement, je ne suis suivi par personne et je n'ai pas de concept poétique.

 

Alors, je comprends fort bien que ce poème soit difficile à lire, comme le dit @Notabene, et à décrypter. Mais il n'est pas hermétique, le commentaire de @Stephane94 prouve bien le contraire. Et ne vous en déplaise, je ne pense pas martyriser la poésie. Je pense donc que vous ne viendrez plus me lire. 

 

 

Posté(e)

Lorsque la forme sert le fond, la maîtrise du sens souligne la volonté de faire passer le message... et ce texte en est un des exemples les plus pertinents !

Posté(e)

Ce "làoùlelaitàlierlitàlalie" m'évoque la chanson de Camille, "Fontaine de lait"

belle évocation maternelle. 

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