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Featured Replies

Posté(e)

 

Il fait noir, la porte vient de se fermer, derrière, le froid et le vent poussent l’absence, dedans tombe la neige au cœur, l’odeur imprégnée reste encore. Il n’y a pas de sortie de secours avant longtemps, il faut attendre les branches construisant leurs parasols de l’été.

Et le corps se retourne sur des pages d'écriture à venir.

Il est 17 heures, il n'y a plus d'espace dans le manteau de la nuit, il n’y a que le noir de nos peaux suspendu à la cime d’un arbre éternel, en transparence on y devine leur couleur originelle.

Un drapeau flotte au vent déchirant la pierre ensevelie.

Il y avait quelque chose qui suggérait la présence, la bouche et les lèvres, la façon de les serrer sans cesser de regarder l’arbre et son drapeau. Il y avait l’odeur hormonale, la sueur expulsant son envie à travers les pores frémissants.

Il y avait un fleuve en crue dans l’autre pièce emportant la branche et sa main, c’était une fascination étrange ces milles petites bulles attirées en spirales au centre de gravité. Scrutateurs les yeux ont suivi le mouvement, derrière la porte des gens cachés chuchotaient entre la mer et nous et nos mains faites d’os et de chair appelaient à l’aide à travers un mur de verre.

Habillée j’ai brisé la glace me retrouvant prisonnière de l’eau.

Il suffira de dire que c’était spirituel ces images venues de très loin ou que la fièvre a créé un délire. J’ai senti mes jambes se dérober sous toi ou moi androgyne. J’ai peint de la neige au couteau sur une toile pour tuer l’absence et réchauffer mes mains, ou bien ai-je assassiné une autre vie et bu le sang.

A  la fenêtre c’est encore hier,  les trottoirs jusqu’à l’extinction des pas gardent leur nappe blanche. Il faudrait refaire les bonnes connexions et savoir pourquoi la semelle piétine dans le froid alors que les doigts ne gèlent plus sortis de la pierre ensevelie.

Noir le ciel, d’un noir soutenu toute l’écriture empilée, quand on ouvre les journaux à la page des faits divers, la grande histoire de la vie c’est l’amour.

Il n'y a que des cris d'amour jusqu'à la racine de soi.

 

Posté(e)

J'aime ce texte et je ne sais dire pourquoi, quelques éléments abstraits, des descriptions par touches d'impressions et la recherche d'une certaine vérité. 

Posté(e)
Il y a 14 heures, Myrtille a dit :

J’ai peint de la neige au couteau sur une toile pour tuer l’absence et réchauffer mes mains, ou bien ai-je assassiné une autre vie et bu le sang.

 

Il y a 14 heures, Myrtille a dit :

Noir le ciel, d’un noir soutenu toute l’écriture empilée, quand on ouvre les journaux à la page des faits divers, la grande histoire de la vie c’est l’amour.

Il n'y a que des cris d'amour jusqu'à la racine de soi.

Je partage sans réserve cette dernière phrase. Espace protégé est une très belle prose. 

Posté(e)

Un beau texte qui revêt un certain mystère, mais la poésie se refuse à lever des voiles de peur de perdre son identité, suggérer, permettre les suppositions voilà ce qui nous enrichit.

Posté(e)

Vraiment superbe! J'adorerais entendre ce texte déclamé. Il est d'un rythme et d'une richesse incroyable.

Posté(e)

Texte très prenant où la part d'ombre n'est pas étrangère au  mystère qui l'entoure. La poésie comme je l'aime avec ses multiples portes que chacun emprunte selon son propre imaginaire.

Posté(e)

On ne peut pas citer d'extrait, car tout serait à commenter tellement c'est parlant ! Tu sais diffuser le mystère dans tes trames de poésie ... et le lecteur aime les mots qui lui permettent de partir avec sa propre imagination. Pour cela, merci @Myrtille ! ( dont on ne peut plus douter qu'elle a une belle lingerie au fond de sa commode 😉 un beau bonnet quand il fait froid ...  et beaucoup de talent, caché sous tout ça ... ) 

Posté(e)
  • Administrateur

Une prose de grande qualité comme ta plume sait nous en régaler Myrtille. Difficile ici de résister au charme évident de ce texte.

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