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La dernière enquête d’Arsène Lapin [Deuxième partie]

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La dernière enquête d’Arsène Lapin

 

Deuxième partie

 

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Le sac chat d’Élisabeth, avec le concours de l’IA

 

- En effet, et c’est d’ailleurs cela qui m’amène. Apparemment, vous m’attendiez. Ce que vous nous avez vendu n’est donc pas tout à fait innocent ?

- Ah ! mon bon monsieur, les temps sont durs, vous savez ! Faire revenir les clients, c’est le seul moyen de rentrer dans ses fonds, parfois.

Arsène Lapin était furieux. Il avait quelquefois cambriolé de riches propriétaires mais jamais il n’avait mis leur vie en danger. Or, cette fois-ci, sac et manteau paraissaient plus que dangereux et capables du pire.

- Et que proposez-vous ? Le manteau et le sac d’Élisabeth, ma compagne, sont ensorcelés, vivants, affreux ! Que comptez-vous faire ? Faut-il vous empoigner et vous trainer au commissariat ?

- Surtout pas, cher monsieur ! Je ne manquerais pas de me transformer derechef en chauve-souris, de saisissement ! Ce milieu ne me réussit guère. Je vous en supplie, épargnez-moi…

- Alors, que proposez-vous ? Précisez rapidement, je ne patienterai pas longtemps, je vous préviens !

Arsène criait presque, menaçant. Le commerçant était au bord de l’évanouissement. Il tremblait comme une feuille.

- Tout va rentrer dans l’ordre, cher monsieur, ne vous mettez pas en colère ! Il est vrai que je détiens quelques petits secrets de sorcellerie, mais ils me dépassent parfois. C’est ce qui s’est passé avec ce sac et ce manteau. Ces objets ont fusionné avec quelques spécimens assez redoutables de ma ménagerie privée. Triste péripétie, bien involontaire, je vous le garantis. Mais tout cela est terminé. Rentrez chez vous, je vous assure que vous retrouverez les objets tels que votre compagne les a achetés, parfaitement normaux, sans la moindre trace de bestialité.

- Puis-je vous faire confiance ? J’hésite beaucoup, évidemment, je dois l’avouer.

- Naturellement, cher monsieur ! Je reste éternellement à votre merci, et votre obligé, comme vous le savez. N’ayez aucune crainte, je maîtrise la situation, de A jusqu’à Z.

Arsène Lapin haussa les épaules et, toujours en colère, tourna les talons. Soit, il allait rentrer chez lui. Il espérait bien que le lascar n’avait pas menti. Tout le long du trajet de retour, le retraité malchanceux qu’il était réfléchit aux aléas du destin et aux caprices de la destinée : la vie prend parfois une tournure bien étrange.

Il trouva Élisabeth sur le seuil du manoir. Tout sourire, la jeune femme l’attendait pour lui annoncer la bonne nouvelle : les objets menaçants ne l’étaient plus. Ils avaient muté, une fois encore, mais ils étaient désormais inoffensifs. Le manteau avait disparu, corps et biens. Il n’était resté qu’une petite touffe de poils sur le lit. Quant au sac, il avait pris la forme d’un cornet d’oublis, ces petits gâteaux enveloppés de papier, mais sans oublis, cette fois-ci. Drôles de métamorphoses, assez grotesques, pour dire la vérité.

Arsène Lapin constata lui-même la chose sans tarder : c’était tout à fait vrai. Plus de sac ni de manteau mais des restes dérisoires d’achats imprudents. Fallait-il se rendre à nouveau chez le vendeur ? Faire un scandale ? Exiger un remboursement ? Ou négliger la suite et oublier l’affaire ? Ce maudit vendeur était capable pour se venger de les transformer en pourceaux, comme Circé l’avait fait jadis, dit-on, pour les compagnons d’Ulysse. Il fallait être prudent, avant tout.

Très sagement, Arsène Lapin et sa compagne décidèrent de penser à autre chose et de se préparer pour le thé de l’après-midi au manoir de Kensington. Leur riche voisine les avait invités tous deux à passer un moment. Une bonne soirée à jouer au whist en perspective avec elle et ses nombreux amis. Quelle joie ! L’amitié, il n’y a que cela de vrai, n’est-ce pas ?

 

FIN

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La fin n'est pas sereine et laisse le lecteur sur la crainte d'un retour de bâton (mieux vaut la carotte!). Plus pervers que ce négociant magicien, c'est l'IA, qui nous fait perdre nos repères! Je dois avouer que j'ai de suite l'envie de libérer ce chat. Avec l'aide de Harry Potter, peut-être? 😉

Merci pour cette lecture, Alba!

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à toi, Thierry ! Je suis ravie que ce conte fantastique ait retenu ton attention un instant.

L'IA a ceci d'agréable qu'elle donne corps et consistance à nos rêves les plus fous, à nos fantaisies les plus sottes. Je ne préciserai pas dans quelle catégorie se range mon joyeux récit...

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

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