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La Naissance des fées [Deuxième partie]

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  • Semeur d’échos

La Naissance des fées

Conte de fées

Deuxième partie

 

La rose recouverte de perles de cristal frémit. Autour d’elle, une étrange musique se matérialisa, belle comme une symphonie. Une métamorphose bizarre commença. Peu à peu, cette rose merveilleuse grandit, s’éleva vers le ciel, des bras, puis des jambes apparurent, un torse de jeune fille, un délicat visage de porcelaine. Au terme de cette évolution sans nom, dans une spirale lumineuse et une fragrance rare, surgit une créature belle comme un rêve, une fée, la première de toutes les fées.

Alice s’arrêta un instant.

- Une fée, maman ? La première ?

- Oui, une fée ravissante, ma chérie, la toute première des fées. Sa peau conservait sa teinte des origines, rose pâle. Les perles d’eau qui recouvraient ses pétales étaient demeurées mais apparaissaient désormais délicieusement transformées en fine robe lumineuse. Elle était revêtue en effet d’une robe de cristal, très délicate, aux ravissants reflets diamantins, tulle et dentelle réunis.

La jeune fée s’étira voluptueusement. La Lune, ébahie, consolée, n’en croyait pas ses yeux. La créature merveilleuse semblait se réveiller d’un très long rêve et peinait à reprendre ses esprits. Cela se fit, néanmoins. Le premier être vivant qu’elle aperçut fut l’engoulevent qui avait cessé de se lamenter et contemplait lui aussi, stupéfié, les yeux ronds, la nouvelle venue. Elle s’adressa à lui sans tarder, curieuse face à ce monde nouveau qu’elle découvrait et qui lui paraissait bien étrange.

L’oiseau lui répondit tant bien que mal, la remerciant au passage de lui avoir fait oublier sa peine un moment. Il ignorait lui-même la cause de sa tristesse mais confia à la jeune fée que sa mission sur cette planète toute nouvelle semblait bien de pleurer, chaque nuit, les amours mortes. De quelles amours mortes s’agissait-il ? Il n’en avait pas la moindre idée. Mais il devait le faire, n’était-il pas avant tout un engoulevent et fier de l’être ?

La fée médita un instant ses réponses. Elle finit par lui dire qu’elle aussi devait bien avoir une mission sur cette planète. Mais laquelle ? Nul ne répondrait sans doute à ses interrogations, elle avait ainsi le choix. Mais puisque l’oiseau l’avait remerciée d’avoir soulagé un instant sa peine, eh bien, dorénavant, elle s’attacherait à soulager la peine de ses proches, et même de ses lointains, si possible. Elle choisirait le Bien et ferait le bonheur de tous, avec cœur et tendresse, de toutes ses forces.

L’engoulevent battit des ailes de joie, chose bien rare pour un oiseau qui passait son temps à pleurer. Quelle merveilleuse idée de faire le bien et de semer la joie, comme une âme merveilleuse ! C’était une décision aussi louable que sage. La bienveillance innée de cette petite fée touchait son cœur tendre quoiqu’emplumé. La jeune créature se mit aussitôt à l’ouvrage en chantant. Sous la Lune et les étoiles, avec un petit arrosoir sorti dont ne sait où, elle arrosa derechef les fleurs qui l’entouraient.

Ravies, ces demoiselles de verdure et pétales entonnèrent leur chanson du bonheur :

Le chant des fleurs sur la planète des origines

Tombe, tombe, douce averse du cœur,

Ô gracieuse nature, ô printemps éternel,

Empli du chant des fées quand se lève le jour,

Le bonheur est lilas posé sur une paume,

Il fait fleurir les roses, emperle l‘univers

Du plus fin des colliers,

Et console l’oiseau dans sa peine éternelle.

 

Ô ravissante fée, ô première de toutes,

Tu sais faire germer, dans un rire gracieux,

La plus belle espérance,

Tu partages les mots et ravives le temps,

Tu assèches les larmes et fait croître sans fin,

La tendre chanson du vent,

Les brumes d’horizon et la brise odorante.

 

La jeune fée les écouta, au comble du bonheur, de même que l’engoulevent, posé sur sa branche. La Lune maternelle contemplait tout ce petite monde si sympathique en souriant. Puis chacun alla se coucher pour passer une bonne nuit et renaître au matin en pleine forme, comme toi, ma chérie ! 

Alice s’était tue. La douce histoire était terminée. Elle posa les yeux sur sa fille. Noémie s’était endormie paisiblement, en écoutant la tendre histoire féerique. La jeune femme sourit, se leva et s’éloigna à pas lents et précautionneux du lit de la petite. Il ne fallait surtout pas la réveiller. En sortant de la chambre, Alice répétait à voix basse ces mots en fredonnant pour elle toute seule, dans le noir :

Ô ravissante fée, ô première de toutes,

Tu sais faire germer, dans un rire gracieux,

La plus belle espérance.

 

FIN

 

Modifié par Alba

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