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L'Eclaireur des mots

Featured Replies

Posté(e)

La rieuse éperdue

au tétin cinabre

étalée sur le gravier blanc

un jour de drame.

La folie du temps présent

mines d'or ouvertes à tous

l'enfer ténébreux de la nuit

les parfums de diamant

ton sang qui étire ta voix

quand tu chantes ta mort.

Vues à la foire du vice

de longues mamelles brunes

jetant un feu d'enfer.

Le matin avaleur d'étoiles

rate son spectacle

et se tranche la gorge

au blanc crépuscule sanglant.

La mort ne saigne pas

parce qu'elle a peur de rien.

L'obscurité des jardins

de sables mouvants

dans les villes de désespoir.

La rose est brandie ce soir

et palpite tel un cœur

aux quatre coins du monde

puis l'éclair de l'amour fou

cimente les fondations

de la félicité recomposée.

Le château de mon père

est un décor monumental

qui fondra sous les averses.

La nuit se dissout au matin

mêlant à la lourdeur du temps

le plus léger des trésors

et une bombe d'air frais éclate

faisant sonner les cloches

et les tourbillons de sang

dans ton espoir d'existence

reviennent en force.

L'amour en perdant son futur

conduit au pire des voyages.

Tortues noires frangées.

Un fusil à pétales à l'horizon.

Fleurs de losanges écaillées.

L'aurore au sang brillant

tisse la guirlande du coeur

de la grandeur de la vie.

L'orage au visage d'équarrisseur

rougit le monde et s'écroule bleu

le jour du Seigneur.

Des brebis troglodytes

s'injectent du sulfure rouge.

L'enfant éperdu d'amour

du château-soleil

c'est celui que tu devins

toi l'éclaireur des mots

quand tu n'étais plus toi-même.

La décrépitude de ton être

se brisera sur l'enclume d'or

d'un bonheur durement forgé.

Il mourait les pieds dans un recoin

glissant sur une pente d'argent

et elle l'enfant secret

toujours bâillait aux corneilles

son coeur aux flots de musc

tendu comme une oreille

dans sa poitrine flottante.

Sous un ciel d'étoiles d'amour

les êtres de perfection nouveaux

sont là sous un grand monument

et les moineaux d'un ciel suspendu

ruinent la honte du Mal

mais l'idée insolite de la fin de tout 

est un chewing-gum entre les dents.

La pureté des astres suintait

et un bourreau de la raison

a mis la nuit en transe

et les dévoreurs du passé

ont brisé les murs d'ambre

d'un monde à peine rassasié.

L'ÂGE DE LAIT

Le sein bleu de la mer

qu'on ne tète que mort

offre le lait de la beauté

au survivant de l'âme.


Modifié par Jean Luc

Posté(e)

Un texte puissant, incandescent, qui convoque le corps, la fin des temps et l'amour fou dans une langue d'une richesse vertigineuse. Chaque image semble surgir d'un rêve sombre et nécessaire. Une poésie qui ose l'excès et en fait sa force!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des images audacieuses, intenses, brûlantes, et beaucoup d'émotion : une très belle lecture fort originale et puissante.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un souffle poétique traverse ces vers, @Jean Luc

Le sein bleu de la mer

qu'on ne tète que mort

offre le lait de la beauté

au survivant de l'âme.

Une métaphore qui m'émeut...

Posté(e)
Il y a 11 heures, Jean Luc a écrit :

La rieuse éperdue

au tétin cinabre

étalée sur le gravier blanc

un jour de drame.

La folie du temps présent

mines d'or ouvertes à tous

l'enfer ténébreux de la nuit

les parfums de diamant

ton sang qui étire ta voix

quand tu chantes ta mort.

Vues à la foire du vice

de longues mamelles brunes

jetant un feu d'enfer.

Le matin avaleur d'étoiles

rate son spectacle

et se tranche la gorge

au blanc crépuscule sanglant.

La mort ne saigne pas

parce qu'elle a peur de rien.

L'obscurité des jardins

de sables mouvants

dans les villes de désespoir.

La rose est brandie ce soir

et palpite tel un cœur

aux quatre coins du monde

puis l'éclair de l'amour fou

cimente les fondations

de la félicité recomposée.

Le château de mon père

est un décor monumental

qui fondra sous les averses.

La nuit se dissout au matin

mêlant à la lourdeur du temps

le plus léger des trésors

et une bombe d'air frais éclate

faisant sonner les cloches

et les tourbillons de sang

dans ton espoir d'existence

reviennent en force.

L'amour en perdant son futur

conduit au pire des voyages.

Tortues noires frangées.

Un fusil à pétales à l'horizon.

Fleurs de losanges écaillées.

L'aurore au sang brillant

tisse la guirlande du coeur

de la grandeur de la vie.

L'orage au visage d'équarrisseur

rougit le monde et s'écroule bleu

le jour du Seigneur.

Des brebis troglodytes

s'injectent du sulfure rouge.

L'enfant éperdu d'amour

du château-soleil

c'est celui que tu devins

toi l'éclaireur des mots

quand tu n'étais plus toi-même.

La décrépitude de ton être

se brisera sur l'enclume d'or

d'un bonheur durement forgé.

Il mourait les pieds dans un recoin

glissant sur une pente d'argent

et elle l'enfant secret

toujours bâillait aux corneilles

son coeur aux flots de musc

tendu comme une oreille

dans sa poitrine flottante.

Sous un ciel d'étoiles d'amour

les êtres de perfection nouveaux

sont là sous un grand monument

et les moineaux d'un ciel suspendu

ruinent la honte du Mal

mais l'idée insolite de la fin de tout 

est un chewing-gum entre les dents.

La pureté des astres suintait

et un bourreau de la raison

a mis la nuit en transe

et les dévoreurs du passé

ont brisé les murs d'ambre

d'un monde à peine rassasié.

L'ÂGE DE LAIT

Le sein bleu de la mer

qu'on ne tète que mort

offre le lait de la beauté

au survivant de l'âme.


Il en est tant exprimé ici de mots d’émotions que je ne sais plus quoi dire seulement merci de ce partage Jean Luc 😌

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'âge de lait est celui de l'aurore. Puisse-t-elle dans la bienveillance de l'éclaireur de mots ne pas se trancher la gorge!

Posté(e)

Votre poème ressemble à une sorte de cirque funèbre où viennent jongler la nature, le temps et la nostalgie de l'enfance mais les derniers vers laissent entrevoir l'espoir d'une renaissance.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le poème visionnaire mêle le sensuel et le sacré dans une langue somptueuse pour dire la permanence de l’amour et du beau au sein même du désastre, et toujours avec cette poésie qui vous est propre, @Jean Luc :

Il y a 17 heures, Jean Luc a écrit :

Le sein bleu de la mer

qu'on ne tète que mort

offre le lait de la beauté

au survivant de l'âme.

Modifié par Jeep

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Je lis ton poème comme une éruption d'images violentes et sublimes, où le corps, la mort, l'amour et la folie se heurtent en une fresque hallucinée.

L'écriture est à vif : chaque vers frappe, du tétin cinabre au fusil à pétales .
Le parcours va de la déchéance à une recomposition féroce : l'amour cimente les fondations de la félicité recomposée .

Et la clôture, l'âge de lait, offre une résolution paradoxale : la beauté nourricière n'est offerte qu'au «survivant de l'âme .
Texte torrentiel, sans compromis, qui mêle la crudité du désespoir et l'éclat d'une grâce conquise de haute lutte. Bravo !


Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 14/12/2025 à 08:30, Jean Luc a écrit :

L'enfant éperdu d'amour

du château-soleil

c'est celui que tu devins

toi l'éclaireur des mots

Si s’éteint la lumière, l’amour aussi s’éteindra…

Merci @Jean Luc pour cette traversée ver la lumière !

Posté(e)

L'éclaireur des mots vit sur des échasses et les étoiles toujours plus hautes s'échappent.

Les poèmes-tourbillons n'ont ni début ni fin, ils traversent, ils ne sont ni audacieux ni délicieux, ils sont l'être et pures sensations. Ils demandent l'extinction.

Merci pour ce partage sensoriel.

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