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Poésie

183 poèmes dans cette catégorie

  1. Joailes ·
    Ma pensée est couleur de lumières lointaines, Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs. Elle a l'éclat parfois des subtiles verdeurs D'un golfe où le soleil abaisse ses antennes. En un jardin sonore, au soupir des fontaines, Elle a vécu dans les soirs doux, dans les odeurs ; Ma pensée est couleur de lumières lointaines, Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs. Elle court à jamais les blanches prétentaines, Au pays angélique où montent ses ardeurs, Et, l
    Joailes
    Joailes
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    • 1 431 vues
  2. Sophie ·
    C’est un trou de verdure où chante une rivière, Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.   Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue, Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu, Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue, Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.   Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme Sourirait un enfant malade, il fait u
    Sophie
    Sophie
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    • 1 697 vues
  3. Joailes ·
    « — Mon beau chien, mon bon chien, mon cher toutou, approchez et venez respirer un excellent parfum acheté chez le meilleur parfumeur de la ville. » Et le chien, en frétillant de la queue, ce qui est, je crois, chez ces pauvres êtres, le signe correspondant du rire et du sourire, s’approche et pose curieusement son nez humide sur le flacon débouché ; puis, reculant soudainement avec effroi, il aboie contre moi en manière de reproche. « — Ah ! misérable chien, si je vous avais offert un paque
    Joailes
    Joailes
    • 3 commentaires
    • 1 265 vues
  4. Thierry Demercastel ·
    " C'est moi ; - moi qui, du fond des siècles et des âges, Fis blanchir le sourcil et la barbe des sages ; La terre à peine ouverte au soleil souriant, C'est moi qui, sous le froc des vieux rois d'Orient, Avec la tête basse et la face pensive, Du haut de la terrasse et de la tour massive, Jetai cette clameur au monde épouvanté Vanité. vanité, tout n'est que vanité ! C'est moi qui mis l'Asie aux serres d'Alexandre, Qui plus tard changeai Rome en un grand tas de cendre, Et qui,
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
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    • 1 292 vues
  5. Joailes ·
    Ainsi le jeune amant, seul, loin de ses délices, S’assied sous un mélèze au bord des précipices, Et là, revoit la lettre où, dans un doux ennui, Sa belle amante pleure et ne vit que pour lui. Il savoure à loisir ces lignes qu’il dévore ; Il les lit, les relit et les relit encore, Baise la feuille aimée et la porte à son cœur. Tout à coup de ses doigts l’aquilon ravisseur Vient, l’emporte et s’enfuit. Dieux ! il se lève, il crie, Il voit, par le vallon, par l’air, par la prairie
    Joailes
    Joailes
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    • 3 380 vues
  6. Tarentaise ·
    Laborieux valet du plus commode maître Qui pour te rendre heureux ici-bas pouvait naître, Antoine, gouverneur de mon jardin d'Auteuil, Qui diriges chez moi l'if et le chèvrefeuil, Et sur mes espaliers, industrieux génie, Sais si bien exercer l'art de La Quintinie ; Ô ! que de mon esprit triste et mal ordonné, Ainsi que de ce champ par toi si bien orné. Ne puis-je faire ôter les ronces, les épines, Et des défauts sans nombre arracher les racines ! Mais parle : raisonnons. Q
    Tarentaise
    Tarentaise
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    • 942 vues
  7. Sophie ·
    Je respire où tu palpites, Tu sais; à quoi bon, hélas ! Rester là si tu me quittes, Et vivre si tu t'en vas ?   A quoi bon vivre, étant l'ombre De cet ange qui s'enfuit ? A quoi bon, sous le ciel sombre, N'être plus que de la nuit ?   Je suis la fleur des murailles Dont Avril est le seul bien. Il suffit que tu t'en ailles Pour qu'il ne reste plus rien.   Tu m'entoures d'auréoles; Te voir est mon seul souci. Il s
    Sophie
    Sophie
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    • 2 326 vues
  8. Mercoyrol ·
    Très-belle et amoureuse joue  Sur laquelle mon cœur se joue  Et mes yeux prennent leur repas,  Joue faite mieux qu’au compas,  Joue blanche, ou bien claire et brune  Ronde comme un croissant de lune  S’allongeant un peu vers la bouche,  Qu’il me tarde que ne te touche  Et te mesure avec la mienne,  Laquelle chose en bref advienne,  Ainsi que j’en ai le souhait.  Ô joue gaillarde et dehait  De qui tout amoureux fait fête  Contemplant ta beauté parfaite.  Joue de qui le
    Mercoyrol
    Mercoyrol
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    • 1 084 vues
  9. Comité de rédaction ·
    Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage, Traversé çà et là par de brillants soleils ; Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage, Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.   Voilà que j’ai touché l’automne des idées, Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux Pour rassembler à neuf les terres inondées, Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.   Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve Trouveront dans ce sol lavé comme une grève Le mystique aliment qui fer
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 605 vues
  10. Joailes ·
    N’écris pas. Je suis triste, et je voudrais m’éteindre. Les beaux étés sans toi, c’est la nuit sans flambeau. J’ai refermé mes bras qui ne peuvent t’atteindre, Et frapper à mon cœur, c’est frapper au tombeau.                         N’écris pas !   N’écris pas. N’apprenons qu’à mourir à nous-mêmes, Ne demande qu’à Dieu... qu’à toi, si je t’aimais ! Au fond de ton absence écouter que tu m’aimes, C’est entendre le ciel sans y monter jamais.                         N
    Joailes
    Joailes
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    • 1 062 vues
  11. Jeep ·
    Princesse ! à jalouser le destin d'une Hébé Qui poind sur cette tasse au baiser de vos lèvres, J'use mes feux mais n'ai rang discret que d'abbé Et ne figurerai même nu sur le Sèvres. Comme je ne suis pas ton bichon embarbé, Ni la pastille ni du rouge, ni Jeux mièvres Et que sur moi je sais ton regard clos tombé, Blonde dont les coiffeurs divins sont des orfèvres ! Nommez-nous... toi de qui tant de ris framboisés Se joignent en troupeau d'agneaux apprivoisés Chez tous br
    Jeep
    Jeep
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    • 1 466 vues
  12. Jean-Paul ·
    Des porcs, roses et gras, les mâles, les femelles, Remplissaient le verger de leurs grognements sourds, Et couraient par les champs, les fumiers et les cours, Dans le ballottement laiteux de leurs mamelles.   Près du purin, barré des lames du soleil, Les pattes s'enfonçant en plein dans le gadoue, Ils reniflaient l'urine et fouillaient dans la boue, Et leur peau frémissait sous son lustre vermeil.   Mais Novembre approchant, on les tuait. Leur ve
    Jean-Paul
    Jean-Paul
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    • 1 287 vues
  13. Sophie ·
    Es-tu d’Europe ? es-tu d’Asie ? Es-tu songe ? es-tu poésie ? Es-tu nature, ou fantaisie, Ou fantôme, ou réalité ? Dans tes yeux l’Inde se décèle, Sur tes cheveux le Nord ruisselle ; Tout climat a son étincelle Dans le disque de ta beauté ! Sœur des Psychés, ou fille d’Ève ! Quand ma jeunesse avait sa sève, C’était sous ces traits que le rêve M’incarnait en un mille amours ; Je leur disais : « Je vous adore ! » Ne disparaissez pas encore !… » Mais ils fuyaient av
    Sophie
    Sophie
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    • 2 294 vues
  14. Mercoyrol ·
    Marie, vous passez en taille, et en visage, En grâce, en ris, en yeux, en sein, et en téton, Votre moyenne sœur, d'autant que le bouton D'un rosier franc surpasse une rose sauvage. Je ne dis pas pourtant qu'un rosier de bocage Ne soit plaisant à l'œil, et qu'il ne sente bon ; Aussi je ne dis pas que votre sœur Thoinon Ne soit belle, mais quoi ? vous l'êtes davantage. Je sais bien qu'après vous elle a le premier prix De ce bourg, en beauté, et qu'on serait épris D'elle f
    Mercoyrol
    Mercoyrol
    Mercoyrol
    Mercoyrol
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    • 1 164 vues
  15. Joailes ·
    Ô qu'il est doux, le plaisant jeu d'aimer ! Qui eût pensé une telle délice? Si c'est cela que l'on appelle vice, Le vice ainsi joie se peut nommer. Il fallait donc le faire plus amer, Chagrin, pleurant, mauvais, plein d'artifice, Non gai, riant, naturel, sans malice, Comme est l'amour quand me fait enflammer. Si le vice est d'avoir douce allégresse, La vertu donc est pleine de tristesse, "Chaque chose a sa contrariété. Si vertu pleure et que le vice rie, Le philo
    Joailes
    Joailes
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    • 1 496 vues
  16. Julien Ertveld ·
    Merd’ ! V’là l’Hiver et ses dur’tés, V’là l’ moment de n’ pus s’ mett’ à poils : V’là qu’ ceuss’ qui tienn’nt la queu’ d’ la poêle Dans l’ Midi vont s’ carapater ! V’là l’ temps ousque jusqu’en Hanovre Et d’ Gibraltar au cap Gris-Nez, Les Borgeois, l’ soir, vont plaind’ les Pauvres Au coin du feu… après dîner ! Et v’là l’ temps ousque dans la Presse, Entre un ou deux lanc’ments d’ putains, On va r’découvrir la Détresse, La Purée et les Purotains ! Les jornaux, mêm
    Julien Ertveld
    Julien Ertveld
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 2 387 vues
  17. Comité de rédaction ·
    Vie ! ô bonheur ! bois profonds, Nous vivons. L'essor sans fin nous réclame ; Planons sur l'air et les eaux ! Les oiseaux Sont de la poussière d'âme. Accourez, planez ! volons Aux vallons, A l'antre, à l'ombre, à l'asile ! Perdons-nous dans cette mer De l'éther Où la nuée est une île ! Du fond des rocs et des joncs, Des donjons, Des monts que le jour embrase, Volons, et, frémissants, fous, Plongeons-nous Dans l'inexprimable extase ! Oiseaux, volez aux clochers, Aux rochers, Au précipice, à la
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 521 vues
  18. Mercoyrol ·
    La dame avait une robe En ottoman violine Et sa tunique brodée d’or Était composée de deux panneaux S’attachant sur l’épaule   Les yeux dansants comme des anges Elle riait elle riait Elle avait un visage aux couleurs de France Les yeux bleus les dents blanches et les lèvres très rouges Elle avait un visage aux couleurs de France   Elle était décolletée en rond Et coiffée à la Récamier Avec de beaux bras nus   N’entendra-t-on jamais sonner minuit
    Mercoyrol
    Mercoyrol
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    • 1 522 vues
  19. Comité de rédaction ·
    Seigneur, quand froide est la prairie, Quand dans les hameaux abattus, Les longs angelus se sont tus... Sur la nature défleurie Faites s'abattre des grands cieux Les chers corbeaux délicieux. Armée étrange aux cris sévères, Les vents froids attaquent vos nids ! Vous, le long des fleuves jaunis, Sur les routes aux vieux calvaires, Sur les fossés et sur les trous Dispersez-vous, ralliez-vous ! Par milliers, sur les champs de France, Où dorment des morts d'avant-hier, Tournoyez, n'est-ce pas, l'h
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 591 vues
  20. Isabelle64 ·
    Amelette Ronsardelette, Mignonnelette doucelette, Treschere hostesse de mon corps, Tu descens là bas foiblelette, Pasle, maigrelette, seulette, Dans le froid Royaume des mors : Toutesfois simple, sans relors De meurtre, poison, ou rancune, Méprisant faveurs et tresors Tant enviez par la commune. Passant, j'ay dit, suy ta fortune Ne trouble mon repos, je dors.
    Isabelle64
    Isabelle64
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    • 1 109 vues
  21. Joailes ·
    En toi je vis, où que tu sois absente : En moi je meurs, où que soye présent. Tant loin sois-tu, toujours tu es présente : Pour près que soye, encore suis-je absent. Et si nature outragée se sent De me voir vivre en toi trop plus qu'en moi : Le haut pouvoir qui, œuvrant sans émoi, Infuse l'âme en ce mien corps passible, La prévoyant sans son essence en soi, En toi l'étend comme en son plus possible.
    Joailes
    Joailes
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    • 2 223 vues
  22. Mercoyrol ·
    Chute des reins, chute du rêve enfantin d’être sage, Fesses, trône adoré de l’impudeur, Fesses, dont la blancheur divinise encor la rondeur, Triomphe de la chair mieux que celui par le visage !   Seins, double mont d’azur et de lait aux deux cîmes brunes, Commandant quel vallon, quel bois sacré ! Seins, dont les bouts charmants sont un fruit vivant, savouré Par la langue et la bouche ivres de ces bonnes fortunes !   Fesses, et leur ravin mignard d’ombre rose un pe
    Mercoyrol
    Mercoyrol
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  23. Thy Jeanin ·
    Fagoté plaisamment comme un vrai Simonnet, Pied chaussé, l'autre nu, main au nez, l'autre en poche, J'arpente un vieux grenier, portant sur ma caboche Un coffin de Hollande en guise de bonnet. Là, faisant quelque fois le saut du sansonnet, Et dandinant du cul comme un sonneur de cloche, Je m'égueule de rire, écrivant d'une broche En mots de Pathelin ce grotesque sonnet. Mes esprits, à cheval sur des coquecigrues, Ainsi que papillons s'envolent dans les nues, Y cherchant que
    Thy Jeanin
    Thy Jeanin
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    • 1 253 vues
  24. Isabelle64 ·
    Murs, ville, Et port, Asile De mort, Mer grise Où brise La brise, Tout dort. Dans la plaine Naît un bruit. C'est l'haleine De la nuit. Elle brame Comme une âme Qu'une flamme Toujours suit ! La voix plus haute Semble un grelot. D'un nain qui saute C'est le galop. Il fuit, s'élance, Puis en cadence Sur un pied danse Au bout d'un flot. La rumeur approche. L'écho la redit. C'est comme la cloche D'un couvent maudit ; Comme un bruit de foule,
    Isabelle64
    Isabelle64
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