Aller au contenu
  • Le jeu d'aimer


    Ô qu'il est doux, le plaisant jeu d'aimer !
    Qui eût pensé une telle délice?
    Si c'est cela que l'on appelle vice,
    Le vice ainsi joie se peut nommer.

    Il fallait donc le faire plus amer,
    Chagrin, pleurant, mauvais, plein d'artifice,
    Non gai, riant, naturel, sans malice,
    Comme est l'amour quand me fait enflammer.

    Si le vice est d'avoir douce allégresse,
    La vertu donc est pleine de tristesse,
    "Chaque chose a sa contrariété.

    Si vertu pleure et que le vice rie,
    Le philosophe est gonflé de folie:
    "Car rire duit à notre humanité.


    Illustration: Vénus et Mars, BOTTICELLI Sandro, 1483


    Retour utilisateur

    Commentaires recommandés

    Il n’y a aucun commentaire à afficher.


  • recherche.png

×
×
  • Créer...