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  • En toi je vis, où que tu sois absente


    En toi je vis, où que tu sois absente :
    En moi je meurs, où que soye présent.
    Tant loin sois-tu, toujours tu es présente :
    Pour près que soye, encore suis-je absent.

    Et si nature outragée se sent
    De me voir vivre en toi trop plus qu'en moi :
    Le haut pouvoir qui, œuvrant sans émoi,
    Infuse l'âme en ce mien corps passible,
    La prévoyant sans son essence en soi,
    En toi l'étend comme en son plus possible.


    Illustration: Mélancolie, MUNCH Edvard, 1894


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    Commentaires recommandés

    J'aime beaucoup ce jeu entre la présence et l'absence. Merci!

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