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Accents poétiques

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Cœur jaune

Featured Replies

Posté(e)

Le cœur

Il ne s’accoude jamais

Il ne s’agenouille jamais

Il n’aime ni l’un ni l’autre

A quoi bon s’accrocher à cette idée

 

Le petit frère avait un accroche-cœur

Et sur le front il portait un drapeau

National

Sang de poulet

Qu’il suffisait de jeter du haut des gradins

Pour exciter les foules

Cœur de seigle au goût amer

Je te pressais contre ma poitrine

Et un liquide épais sortait de tes chaussures

 

Je parlais d’être s vivant s l’autre soir

Et pourtant, nous sommes tous morts là-bas

J’en parlais si haut et fort

Et là-bas, nous étions encore réels

Et là-bas nous gardait vivants

Mais l’urne des noms ne les retient plus

 

Ceux d’aujourd’hui les hurlent à nouveau, les incendient, les dévorent, plus fort

Flottant leur étendard qui pique violemment et leur bulletin négrier

Et je vois les femmes hésitantes à manger leurs enfants

Les bas-fonds de la haine remontent

Il ne fait pas bon y descendre je sais

Mais j’y habite au coeur

Avec ma petite sœur, un nom de poète juif

Posté(e)

Un étrange poème, une douleur qui me semble contenue.

Une puissance poétique, les images percutent et me font penser à de terribles réalités historiques. Un coeur pour votre poème poignant. Merci.

Posté(e)
Il y a 10 heures, Eobb a dit :

Cœur de seigle au goût amer

Je te pressais contre ma poitrine

Et un liquide épais sortait de tes chaussures

 

Il y a 10 heures, Eobb a dit :

Les bas-fonds de la haine remontent

Il ne fait pas bon y descendre je sais

Mais j’y habite au coeur

Avec ma petite sœur, un nom de poète juif

Je lis entre vos mots une condamnation de la montée de l'antisémitisme. Le poème porte votre voix avec force et les mots pour le dire, déchirent l'âme. 

 

Il y a 10 heures, Eobb a dit :

Je parlais d’être s vivant s l’autre soir

Et pourtant, nous sommes tous morts là-bas

J’en parlais si haut et fort

Et là-bas, nous étions encore réels

Et là-bas nous gardait vivants

Mais l’urne des noms ne les retient plus

 

Posté(e)
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Posté(e)
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Modifié par Frédéric Cogno

Posté(e)

Le thème est difficile.

Je l'ai abordé avec un texte ici l'année dernière " Chairs niées"....et je me suis rendue compte que c'est difficile à commenter pour les lecteurs.

Tes mots font peur. Ils sont atroces et crus dans les images.

Il y a 13 heures, Eobb a dit :

Mais j’y habite au coeur

Avec ma petite sœur, un nom de poète juif

cette chute est infiniment triste.

 

 

 

Posté(e)
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Posté(e)
  • Semeur d’échos
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Posté(e)

C'est une écriture du risque. Celui que l'image se heurte à l'incompréhension et ferme le cœur. Mais pour ceux qui sont éponges, ces mots là  imbibent jusqu'à l'âme et j'ai vu dans mes propres hantises le corail du mystère se faire nacre en dedans.

Posté(e)

J'ai un peu de temps pour commenter ce soir, et voilà que je ne sais pas quoi dire en te lisant, si ce n'est des banalités, comme "j'aime", ou "ça fait mal". C'est bon signe : tes mots se sont faits flèches et la cible est touchée bang dans le mille...

Posté(e)
  • Semeur d’échos
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Posté(e)
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Modifié par Filae77

Posté(e)

Un poème incision sur une plaie qui n'en finit pas de laisser sourdre ses abcès. Très puissant, sidérant.

Posté(e)

Nos vieux démons sont toujours là, toujours à l’affût , bardés de vieux lexiques  qui eurent leurs sombres moments.

Un beau texte à méditer.

 

Posté(e)
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