Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

La margelle de mon existence

Featured Replies

Posté(e)

Dans la froidure des grandes villes dortoirs,

Jusque dans les ruelles aux poumons bétonnés,

Je traîne mon spleen, épave mélancolique,

Au bout d'une laisse toute de cuir décoloré.

 

Dans l'air flotte une odeur de nuages évaporés.

Entre les lumières exsangues de lampadaires falots

Il peut se mesurer jusqu'à l'extension des silences.

La ferraille nocturne gémit sous mon pas traînant.

 

Alors que j'avance le long de façades indifférentes,

Des rêves floutés crépitent sur les trottoirs.

Dans le caniveau écument des reflets séléniens

Comme pour cacher ces éclats d'attentes brisées.

 

Sous les ombres des vacarmes nocturnes,

Las de moissonner en vain des champs d'étoiles,

Fatigué de trébucher dans ces haillons de suie,

Je me suis assoupi sur la margelle de mon existence.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)

J'ai beaucoup aimé ce texte sensible car vivant entre Paris et mes montagnes, je comprends et peux même vivre ce que vous décrivez. Vos mots sont chirurgicalement choisis. 

Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
  • Semeur d’échos
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)

De belles et sombres images.

le spleen dans toute sa splendeur.

attention la marge(lle) est étroite....😊

Posté(e)

"Je me suis assoupi sur la margelle de mon existence." Une fin toute reposante sur une margelle!   Où finit le spleen?

 

L'état d'âme nous est parfaitement par des mots qui lui sont propres. Merci.

 

 

 

 

Posté(e)
Il y a 13 heures, Eathanor a dit :

Dans la froidure des grandes villes dortoirs,

Jusque dans les ruelles aux poumons bétonnés,

Je traîne mon spleen, épave mélancolique,

Au bout d'une laisse toute de cuir décoloré.

 

Dans l'air flotte une odeur de nuages évaporés.

Entre les lumières exsangues de lampadaires falots

Il peut se mesurer jusqu'à l'extension des silences.

La ferraille nocturne gémit sous mon pas traînant.

 

Alors que j'avance le long de façades indifférentes.

Des rêves floutés crépitent sur les trottoirs.

Dans le caniveau écument des reflets séléniens

Comme pour cacher ces éclats d'attentes brisées.

 

Sous les ombres des vacarmes nocturnes,

Las de moissonner en vain des champs d'étoiles,

Fatigué de trébucher dans ces haillons de suie,

Je me suis assoupi sur la margelle de mon existence.

Très belle poésie dans le détail du ressenti. Les mots sont extrêmement bien choisis et frappent le lecteur en plein cœur ! "je me suis assoupi sur la margelle de mon existence". Très pénétrant et très belle métaphore. Bravo

Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
Le 31/01/2020 à 18:24, Eathanor a dit :

Dans la froidure des grandes villes dortoirs,

Jusque dans les ruelles aux poumons bétonnés,

Je traîne mon spleen, épave mélancolique,

Au bout d'une laisse toute de cuir décoloré.

 

Le 31/01/2020 à 18:24, Eathanor a dit :

Sous les ombres des vacarmes nocturnes,

Las de moissonner en vain des champs d'étoiles,

Fatigué de trébucher dans ces haillons de suie,

Je me suis assoupi sur la margelle de mon existence.

Deux extraits d'une grande profondeur poétique. Spleen étoilé. Le noir se fait moins sombre. 

Posté(e)

Il y a dan ce poème une force du décor, infini reflet d'un intérieur aux pareils délitements. Cette poésie sombre et urbaine, cette poésie des villes aux modernes solitudes nous renvoie une image tout à coup atrocement humaine.

Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
  • Auteur
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site
  • 2 semaines plus tard...
Posté(e)
L'accès aux commentaires est réservé aux membres du site

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.