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Figure féminine(17), Galatée, coulure d'absence

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Elle n’est pas encore—

Dans la nuit de la pierre

Une ligne non dite

Inscrite

Dans le froid de sa peau

Qui s’ouvre et se referme

 

Elle devient peut-être—

une émotion, un son

aux béances de sa

lumière

où ses doigts la devinent

dans le silence blanc

 

Galatée est à peine—

rêve de Pygmalion

dans la poussière de

ses courbes

elle boit son reflet

et tremble d’exister

 

Le marbre brûle ses

yeux, coulure d’absence

Aux roses de son sang

battant

Ils naissent de la pierre

Liseré d’âme en creux

 

Image générée avec IA

Galatée .png

Posté(e)

C'est beau ,que dire de plus.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème aussi ravissant que délicat, un superbe hommage à la mythologie, à l'art, à la femme et à la passion, naturellement !

Posté(e)
Il y a 6 heures, Sophie a écrit :

elle boit son reflet

et tremble d’exister

Un hymne à la féminité d'une beauté délicate.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 2 heures, Illiz a écrit :

C'est beau ,que dire de plus.

Ces mots seuls me suffisent Illiz. Merci infiniment.

Il y a 1 heure, Alba a écrit :

Un poème aussi ravissant que délicat, un superbe hommage à la mythologie, à l'art, à la femme et à la passion, naturellement !

Merci infiniment Alba pour la justesse de tes mots. J'ai toujours aimé ce mythe et la sculpture est un art qui m'émeut profondément.

Il y a plus que la matière-- souffle, tension et chair de l'imaginaire. C'est mon ressenti profond.

il y a 3 minutes, Danivan a écrit :

Un hymne à la féminité d'une beauté délicate.

Merci infiniment Danivan. J'aime beaucoup ces deux vers.. Ce tremblement est sa conscience d'être dans toute sa fragilité-- une vibration existentielle.

Ce mythe est un très bel hymne à la femme, vous avez raison, Danivan.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les trois tirets qui cadrent le poème suspendent les phrases au moment précis où l'on attendrait un complément ou une révélation.

C'est une ponctuation de l'inaccompli.

Le lecteur reste en attente, comme Pygmalion devant sa statue. Et je remarque qu'il n'y a pas de verbe après "à peine".

Le rêve n'est pas attribué, il flotte.

La "poussière de ses courbes" est une image magnifique : la statue s'égrène, s'effrite déjà en devenant vivante.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Ton interprétation des tirets est intéressante, Joailes. Ils ne sont pas anodins.

Ils introduisent une suspension, c'est fort juste.

Pour moi, il ne s'agit pas d'une ponctuation de l'inaccompli.

Chaque suspension devient une ponctuation de la métamorphose ( Je l'ai pensé ainsi) et chaque tiret a une signification particulière.

La première suspension est une suspension de l'être... . ( L'être n'existe pas encore), la seconde exprime un seuil, quelque chose de vivant et la troisième, quant à elle est une respiration.

J' avoue aimer utiliser les tirets comme respiration et basculement, le plus souvent dans mes poèmes.

La poussière de ses courbes relève de mon imaginaire de la création. C'est un long travail d'émergence de soi et de la matière. J'ai signifié une osmose entre la pierre et le vivant. ( j(ai aboli toute opposition entre la pierre et le vivant)

Ce n'est pas seulement Pygmalion qui crée Galatée. Elle le recrée...par son regard.

C'est un déplacement du mythe.

Merci infiniment Joailes. Comme il est intéressant de connaître le regard de chacun(e)...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Mon amour de la pierre, qu’elle soit plissure de la montagne ou enfant du burin de l’artiste, ne peut que me faire apprécier votre poème, chère @Sophie !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

À la lecture du poème on assiste à la création d’un rêve de pierre.

Posté(e)
Le 20/05/2026 à 14:16, Sophie a écrit :

Elle n’est pas encore—

Dans la nuit de la pierre

Une ligne non dite

Inscrite

Dans le froid de sa peau

Qui s’ouvre et se referme

 

Elle devient peut-être—

une émotion, un son

aux béances de sa

lumière

où ses doigts la devinent

dans le silence blanc

 

Galatée est à peine—

rêve de Pygmalion

dans la poussière de

ses courbes

elle boit son reflet

et tremble d’exister

 

Le marbre brûle ses

yeux, coulure d’absence

Aux roses de son sang

battant

Ils naissent de la pierre

Liseré d’âme en creux

 

Image générée avec IA

Galatée .png

Tes mots révèlent le vivant de la pierre, le marbre palpite, pulse, vibre .

Ce qui est silence brut, froid est animé ! Tu as l’art Sophie de mettre en lumière le principe vital , l’âme du sujet que tu observes ,

tu sais l’art de la maïeutique 😉😌

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 7 heures, Tarentaise a écrit :

Mon amour de la pierre, qu’elle soit plissure de la montagne ou enfant du burin de l’artiste, ne peut que me faire apprécier votre poème, chère @Sophie !

Un amour de la pierre, du matériau comme imaginaire de l'artiste... Elle est une présence à écouter...

Il y a 6 heures, Jeep a écrit :

À la lecture du poème on assiste à la création d’un rêve de pierre.

Faire émerger le rêve de la pierre.... l'unicité du rêve du créateur et de la pierre.... comme si le matériau, ses veines, ses fractures, ses mémoires... induisaient la forme. Il doit l'apprivoiser, la combattre parfois même...

il y a 12 minutes, Nâau a écrit :

Tes mots révèlent le vivant de la pierre, le marbre palpite, pulse, vibre .

Ce qui est silence brut, froid est animé ! Tu as l’art Sophie de mettre en lumière le principe vital , l’âme du sujet que tu observes ,

tu sais l’art de la maïeutique 😉😌

J'aime ces mots palpite, pulse, vibre... infiniment.

J'aime ton approche de mon poème, Naau. 😊Ce rapprochement avec l'art de la maïeutique est magnifique. Merci, Naau.

L'artiste ne crée pas la forme, il la libère.

Après avoir lu les premiers commentaires, j'ai fait quelques recherches sur la relation de l'artiste à la pierre.

Michel-Ange disait voir la figure déjà enfermée dans le marbre et ne faire que la libérer. Chez Auguste Rodin aussi, la matière garde quelque chose de vivant, d’inachevé, comme si la pierre respirait encore sous la main.

Les lisières s'affranchissent et j'aime cela infiniment.

J'ai aimé lire vos commentaires sensibles chers Tarentaise, Jeep et Naau. Merci beaucoup.

Modifié par Sophie

Posté(e)
il y a 13 minutes, Sophie a écrit :

Un amour de la pierre, du matériau comme imaginaire de l'artiste... Elle est une présence à écouter...

Faire émerger le rêve de la pierre.... l'unicité du rêve du créateur et de la pierre.... comme si le matériau, ses veines, ses fractures, ses mémoires... induisaient la forme. Il doit l'apprivoiser, la combattre parfois même...

J'aime ces mots palpite, pulse, vibre... infiniment.

J'aime ton approche de mon poème, Naau. 😊Ce rapprochement avec l'art de la maïeutique est magnifique. Merci, Naau.

L'artiste ne crée pas la forme, il la libère.

Après avoir lu les premiers commentaires, j'ai fait quelques recherches sur la relation de l'artiste à la pierre.

Michel-Ange disait voir la figure déjà enfermée dans le marbre et ne faire que la libérer. Chez Auguste Rodin aussi, la matière garde quelque chose de vivant, d’inachevé, comme si la pierre respirait encore sous la main.

Les lisières s'affranchissent et j'aime cela infiniment.

J'ai aimé lire vos commentaires sensibles chers Tarentaise, Jeep et Naau. Merci beaucoup.

Merci pour ce retour et ce complément d’information très intéressant Sophie 😃

Posté(e)
  • Semeur d’échos

En le saisissant dans son émergence à l'existence, cette évocation privilégie le point de vue de l'objet près de changer de statut pour devenir sujet. En quels poétiques termes!

Modifié par Thy Jeanin

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a 42 minutes, Nâau a écrit :
il y a 42 minutes, Nâau a écrit :

Merci pour ce retour et ce complément d’information très intéressant Sophie 😃

J'aime vous lire, et te lire aussi, Naau. Les commentaires sont une vraie richesse... j'aime découvrir le regard de chacun(e). Mercii pour tes mots.☺️

il y a 1 minute, Thy Jeanin a écrit :

Magnifiquement saisie dans son émergence à l'existence, cette évocation privilégie le point de vue de l'objet près de changer de statut pour devenir sujet. En quels poétiques termes!

Le point de vue de l'objet... ce point de basculement où la forme prend vie m'émerveille profondément.

Ce commentaire éclaire davantage mon poème. Merci infiniment Thy Jeanin.

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