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La liseuse *

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Sur la page glisse un battement,

L’or se dissout sur la peau du rêve,

Passements de pétales vivants

Sur sa robe où s’attarde une trêve.

 

Les mots abreuvent son front têtu,

Les fleurs ivres lisent le silence,

Sur ses doigts trémule un feu ténu,

Constellation de douce violence.

 

Un chant s’élève au bord de ses cils

Où tremble un océan de pétales,

Le récit éclaire l’intervalle

Du temps baignant ses mains immobiles.

 

L’ombre absente pleure la lumière

Sur l’herbe, levantine émeraude,

Son souffle clair doucement, maraude

Dans la soie des mots du livre ouvert.

  • poème s'inspirant de la fabuleuse toile de Monet, Printemps pour laquelle j'avais déjà écrit un haïku

 

Springtime by Claude Monet, 1872, Walters Art Museum, Baltimore_ #springtime #claudemonet #paintings #art #waltersartmuseum #monet #femaleportrait #sittinginthesun #impressionism (1).jpg

Modifié par Sophie

  • Le titre a été modifié en La liseuse *
Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'art de Monet est enchanteur et t'inspire des vers délicieux, en harmonie parfaite avec la délicatesse et l'éventail de nuances qui le caractérisent, Sophie !

Posté(e)

Vous avez su magnifier le tableau par la beauté de vos mots.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le poème est non moins impressionniste que le tableau et magnifie un moment de lecture nimbé de lumière.

Posté(e)

Un poème aux vers inspirés qui se concentrent davantage sur le personnage que son environnement et nous font presque "entrer" dans les pensées de cette liseuse ; c'est fort joliment tourné !

Posté(e)

Ton poème, @Sophie transforme la lecture en une danse sensorielle, où les mots deviennent pétales, lumière et silence. Les enneasyllabes, fluides et chantants, captent l’intimité d’un moment suspendu. Les contrastes, "douce violence", ombre et lumière, soulignent la tension poétique entre présence et absence, savoir et rêve. Chaque strophe, comme une toile, invite à méditer sur la lecture comme expérience à la fois fragile et puissante. Un poème où la poésie elle-même se fait liseuse, et le livre, un jardin ouvert.

Modifié par Martialys

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Avec une grande finesse, le personnage devient l'incarnation même du modus impressionniste. Très belle lecture que ce poème écho d'une superbe toile.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 7 heures, Alba a écrit :

L'art de Monet est enchanteur et t'inspire des vers délicieux, en harmonie parfaite avec la délicatesse et l'éventail de nuances qui le caractérisent, Sophie !

Un art enchanteur, absolument, Alba car la lumière en touches délicates est déposée sur la toile par Monet. Il éternise la lumière.

Il y a 6 heures, Illiz a écrit :

Vous avez su magnifier le tableau par la beauté de vos mots.

Des mots suggérés par la beauté de la toile, Illiz. J'aime entrer dans cet univers.

Il y a 3 heures, Jeep a écrit :

Le poème est non moins impressionniste que le tableau et magnifie un moment de lecture nimbé de lumière.

Un doux moment de lecture nimbé de lumière, c'est cela...., Jeep.

Il y a 1 heure, Nils Exo a écrit :

Un poème aux vers inspirés qui se concentrent davantage sur le personnage que son environnement et nous font presque "entrer" dans les pensées de cette liseuse ; c'est fort joliment tourné !

C'est très pertinent, Nills exo. L'environnement devient second, s'efface presque. ..

il y a 4 minutes, Martialys a écrit :

Ton poème, @Sophie transforme la lecture en une danse sensorielle, où les mots deviennent pétales, lumière et silence. Les enneasyllabes, fluides et chantants, captent l’intimité d’un moment suspendu. Les contrastes — "douce violence", ombre et lumière — soulignent la tension poétique entre présence et absence, savoir et rêve. Chaque strophe, comme une toile, invite à méditer sur la lecture comme expérience à la fois fragile et puissante. Un poème où la poésie elle-même se fait liseuse, et le livre, un jardin ouvert.

J'aime infiniment ces contrastes et votre interprétation de ces derniers, Martialys.

La poésie se fait liseuse et le livre, un jardin ouvert, c'est très beau... comme le commentaire, par ailleurs.

il y a 25 minutes, Thy Jeanin a écrit :

Avec une grande finesse, le personnage devient l'incarnation même du modus impressionniste. Très belle lecture que ce poème écho d'une superbe toile.

Le personnage est central dans l'oeucre, une belle incarnation du printemps. J'aime cette idée de modus impressionniste.

Quand j'ai aperçu la jeune femme pour la première fois, j'ai songé à une fleur parmi les fleurs.

N'était- ce pour partie le sens de l'oeuvre ?

Merci infiniment @Alba , @Illiz , @Jeep , @Nils Exo , @Martialys , @Thy Jeanin pour vos mots.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Tu as écrit là un poème qui demande à être lu lentement, les paupières à demi fermées, pour laisser les images infuser et trembler comme " un feu ténu " à la pointe des doigts de l’imagination. Et puis, si Monet s'en mêle, on peut aller très loin ...



Posté(e)
  • Semeur d’échos

Est-ce sur les pages du livre que se mire la liseuse ou sur la physionomie de la liseuse qu’apparaît la trame de ce livre, les deux interprétations semblent possibles. Vous semblez chère Sophie privilégier le visage, mais pour moi le livre illumine ce tableau et semble rayonner du plaisir d’être lu…

Un très beau poème @Sophie .

Modifié par Tarentaise

Posté(e)

J'aime beaucoup ton écriture douce où se répondent les couleurs du tableau en touches de lumière, la quiétude de la liseuse, le bonheur sensuel de la lecture. Car il y a aussi du tactile dans ton poème Sophie, le sensuel est très présent comme il l'est quand on lit et qu'on effleure la page du doigt, de l'œil, de l'esprit ...

Posté(e)

Je réponds présent à ton appel pour une contemplation absolue et esthétique.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 19 heures, Joailes a écrit :

Tu as écrit là un poème qui demande à être lu lentement, les paupières à demi fermées, pour laisser les images infuser et trembler comme " un feu ténu " à la pointe des doigts de l’imagination. Et puis, si Monet s'en mêle, on peut aller très loin ...



Une toile si inspirante, en effet, Joailes.

Il y a 8 heures, Tarentaise a écrit :

Est-ce sur les pages du livre que se mire la liseuse ou sur la physionomie de la liseuse qu’apparaît la trame de ce livre, les deux interprétations semblent possibles. Vous semblez chère Sophie privilégier le visage, mais pour moi le livre illumine ce tableau et semble rayonner du plaisir d’être lu…

Un très beau poème @Sophie .

Remarque très intéressante. Peut-être, les deux...

Le visage et les mains jalonnent les vers. Ils sont si essentiels. Elle vibre avec les mots. En ce sens, je vous rejoins , cherTarentaise. Son visage rayonne...

Il y a 8 heures, Ameline a écrit :

J'aime beaucoup ton écriture douce où se répondent les couleurs du tableau en touches de lumière, la quiétude de la liseuse, le bonheur sensuel de la lecture. Car il y a aussi du tactile dans ton poème Sophie, le sensuel est très présent comme il l'est quand on lit et qu'on effleure la page du doigt, de l'œil, de l'esprit ...

Tes mots sont si justes, Ameline. Le tactile est très présent, un contact presque charnel.

Les yeux, les doigts ou les mains et les pensées sont indissociables dans ce poème.

J'ai aimé lire vos commentaires @Joailes , @Tarentaise , @Ameline .Merci infiniment.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a 10 minutes, Simon Pierre a écrit :

Je réponds présent à ton appel pour une contemplation absolue et esthétique.

Merci infiniment Simon Pierre d'être sensible à cette toile Je l'ai contemplé au moins à deux reprises.

La première fois, j'ai écrit un tanka, la seconde, ces quatrains.

Il est étrange comme certaines toiles vous appellent....

Posté(e)

Le chant c'est toi @Sophie , qui capte cette douceur suspendue où la liseuse et le jardin ne font plus qu'un. Tu as trouvé les mots pour cette lumière qui caresse, pour ce moment où tout respire ensemble, simplement. C'est d'une grâce rare💙

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Cela me touche infiniment, Vol au vent. 🩵

Tu as raison, tout respire ensemble...

Le texte est une matière vivante. Il y a une fusion du livre et du corps mais pas seulement ...

Lecture, corps, nature et rêve se fondent.

Posté(e)

Oui, bonne et belle idée de trouver l'inspiration à partir d'une admirable toile comme celle de l'image. Votre texte, avec votre écriture si délicate, se marie à merveille avec la toile du maître.

Modifié par Jean Luc

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