Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Rumeurs

Featured Replies

Posté(e)

Rumeurs

Mes amis mots parlent miaulent aboient
A demi mots immobile j'avance en moi
D'effleurer les mimosas des jardins d'hiver 
En coton je suis mon ombre comme avant hier
De suivre mon égo face fade Nord bétonnée
Écouter un colloque sur les propriétés des mal logés
Lire en diagonale des fous réussir leurs échecs
Il dit viser la tête de l'apprenti sage aztèque
Les joueurs du golfe arrosent leurs green fees
Ils lavent blanc avec l'eau ruisselante à Venise
De leur chèque on boit du liquide transparent
S'occuper de nos ans vieux parents partants
Écouter la musique alité au creux de ses reins
Prier Dieu et ses apôtres au milieu de ses seins
À demi mots
La rue meurt
De maudits mots
De tant d'ardeur
Là où l'art rugit revit
Les rues de la route relient
La rue vivante hier était sans issue
Le voyageur emprunte l'avenue bienvenue
Les rues vivent entières coupées d'avenues
Comme le flux le reflux sanguin l'art vit revit
La rue vit revit aussi se ravive se revigore
Lezardé de chemins de traverse encore et encore

Brel Cabrel Ferré Lavilliers Trénet Higelin qui encore?

La rue meurt de la rumeur là où l'art rugit

Brassens Barbara fêtards de la musique qui sais-je encore?

De voies de garage en voix au son hérité

De musicalité du verbe du proverbe de la postérité

Le facteur la mérite cette rue qui monte

Son vélo s'y perd de ses roues libres comme l'air

Des Ablettes de Nougaro ah tu verras le nougat en dessert

Le voyageur l'emprunte ne peut l'acheter quelle honte

Même avec son assurance tous risques de touriste qui compte

L'avis de la rue éclaire les voyants verts

Les myopes la stygmatisant de feux rouges

Franchie la ligne blanche interdite à toi les oranges

L'art dû crû reçu dans la face A qui change

De la rue ressurgissent ces préhistoires qui nous bougent

Ces natures mortes vivantes villes tant oculaires

Tant et plus sensuelles nouvelles tantôt séculaires

Le ghetto te guette tu es à la rue tu meurs

Lieux sans bancs noirs poisseux sans rumeurs

Le jour la nuit la lumière revient ses teintes ravive

Mort vivant ce lieu se mue remue déroute dérive

Mes amis mots mes coeurs

La rue meurt tu meurs

L'image sans son

L'avis sans son image

La vie sans chanson

Le son sans son chantage

L'art la rue meurent

Je vis je me meurs

Ma foi demeure.

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème aux multiples échos, intense, vibrant, et d'une grande profondeur existentielle !

Posté(e)

La composition typographique de votre poème restitue les méandres de l'âme avec une rare intelligence, ces rumeurs qui enflent puis le poème qui se recentre sur votre moi, c'est tout un voyage intérieur fort bien retranscrit.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Evocation pleine de vigueur des temps vingt âge...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Cheminement dense de vos mots, @Christian Bello Belle survivance...

Posté(e)

J'aime lire du @Christian Bello qui me donne matière à réflexion. Je lis, des choses m'échappent, alors je relis, je décortique, je traduis selon ma sensibilité ...

J'entends une parole qui se cherche dans le brouhaha urbain : des mots-amis qui parlent, aboient, trahissent.

L’intérieur et l’extérieur se confondent : les rues deviennent des veines, l’art un flux sanguin, la ville un corps malade qui parfois revit.

Le poète marche, immobile, avance en lui-même, frôle les mimosas et les mal-logés, écoute les colloques et les chansons oubliées.

C’est un homme flottant entre deux mondes, entre l’intime et le social, entre le cri et le silence.

J'aime beaucoup les références musicales :

Brel Cabrel Ferré Lavilliers Trénet Higelin qui encore?

La rue meurt de la rumeur là où l'art rugit

Brassens Barbara fêtards de la musique qui sais-je encore?

De voies de garage en voix au son hérité

De musicalité du verbe du proverbe de la postérité

Le facteur la mérite cette rue qui monte

Son vélo s'y perd de ses roues libres comme l'air

Des Ablettes de Nougaro ah tu verras le nougat en dessert

Le voyageur l'emprunte ne peut l'acheter quelle honte

Génial !!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J’aime ce déversement de poésie.

Posté(e)
Le 18/12/2025 à 11:13, Christian Bello a écrit :

Rumeurs

Mes amis mots parlent miaulent aboient
A demi mots immobile j'avance en moi
D'effleurer les mimosas des jardins d'hiver 
En coton je suis mon ombre comme avant hier
De suivre mon égo face fade Nord bétonnée
Écouter un colloque sur les propriétés des mal logés
Lire en diagonale des fous réussir leurs échecs
Il dit viser la tête de l'apprenti sage aztèque
Les joueurs du golfe arrosent leurs green fees
Ils lavent blanc avec l'eau ruisselante à Venise
De leur chèque on boit du liquide transparent
S'occuper de nos ans vieux parents partants
Écouter la musique alité au creux de ses reins
Prier Dieu et ses apôtres au milieu de ses seins
À demi mots
La rue meurt
De maudits mots
De tant d'ardeur
Là où l'art rugit revit
Les rues de la route relient
La rue vivante hier était sans issue
Le voyageur emprunte l'avenue bienvenue
Les rues vivent entières coupées d'avenues
Comme le flux le reflux sanguin l'art vit revit
La rue vit revit aussi se ravive se revigore
Lezardé de chemins de traverse encore et encore

Brel Cabrel Ferré Lavilliers Trénet Higelin qui encore?

La rue meurt de la rumeur là où l'art rugit

Brassens Barbara fêtards de la musique qui sais-je encore?

De voies de garage en voix au son hérité

De musicalité du verbe du proverbe de la postérité

Le facteur la mérite cette rue qui monte

Son vélo s'y perd de ses roues libres comme l'air

Des Ablettes de Nougaro ah tu verras le nougat en dessert

Le voyageur l'emprunte ne peut l'acheter quelle honte

Même avec son assurance tous risques de touriste qui compte

L'avis de la rue éclaire les voyants verts

Les myopes la stygmatisant de feux rouges

Franchie la ligne blanche interdite à toi les oranges

L'art dû crû reçu dans la face A qui change

De la rue ressurgissent ces préhistoires qui nous bougent

Ces natures mortes vivantes villes tant oculaires

Tant et plus sensuelles nouvelles tantôt séculaires

Le ghetto te guette tu es à la rue tu meurs

Lieux sans bancs noirs poisseux sans rumeurs

Le jour la nuit la lumière revient ses teintes ravive

Mort vivant ce lieu se mue remue déroute dérive

Mes amis mots mes coeurs

La rue meurt tu meurs

L'image sans son

L'avis sans son image

La vie sans chanson

Le son sans son chantage

L'art la rue meurent

Je vis je me meurs

Ma foi demeure.

 

Je n’ai pas lu ce poème je l’ai écouté 🙃 tant ces mots ont résonné comme une musique, sur fond de rap je les ai entendu et ils sont l’art de la rue qui chante étouffant les « rues meurent » 😉🤪

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.