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Featured Replies

Posté(e)

Je marche,

Pas après pas,

La terre se raconte, je ne la comprends pas,

Quand le gravier craque, le souffle rythme ma montre

Et je suis perdu, silencieux au milieu des étoiles bruyantes.

Pourtant mes épaules se délestent des jours lourds,

Mon regard cueille le détail des parcours,

Le geai s’envole, je ne l’entends pas,

Ses semelles tissent ses propres histoires humaines,

Racines, fissures, signatures de la ville.

Le vent insiste, disperse mes pensées,

La lumière découpe mes rêves apprivoisés,

L’aube est encore dans ma tente,

Ses piques me retiennent au désert de mon être,

Le soleil pleure de ses rayons qui ne me touchent pas.

Je traverse des rues, des champs, des silences,

Je laisse en chemin des peurs, des absences,

Je crois me régénérer, je m’épuise,

Une feuille à terre va plus vite que moi car elle sait attendre,

J’évite de lui marcher dessus, elle est sœur de ma solitude.

Chaque pas est une phrase, chaque détour une chance,

L’âme avance, simple, au rythme de sa cadence

Mais quelle sera-t-elle ? Je vais trop vite pour voir…

Alors je ralentis, esprit diaphane sur le goudron urbain,

Ou l’ombre des blés dans un champ déjà moissonné.

Marcher, c'est apprendre que la route parle vrai :

Elle rend le monde moins grand, l'horizon plus près,

Et je marche, infiniment petit devant la marche.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle méditation poétique sur la marche qui incite, il est vrai, à la réflexion : elle donne le temps de penser...

Posté(e)

Le seul moment où l'on se retrouvre avec soi-même sans que rien ne vienne troubler notre méditation.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le poème du « je » en marche, autrement dit les rêveries d’un promeneur solitaire, fait ressentir toute l’intensité de la méditation induite et des pensées qui traversent l’esprit lors de l’avancée des pas.

Posté(e)

La vie est un poème

Le monde une poésie

Le son de vos pas même

Vous porte à fantaisie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

De très beaux vers libres, @Nils Exo Certaines métaphores sont poignantes comme celle de la feuille, soeur de solitude que vous craignez d'écraser ou le soleil pleurant ses rayons qui ne touchent pas.

Intense et profond.

Modifié par Sophie

Posté(e)

Nils Exo vous partagez, dans ces beaux vers, et à travers votre marche, votre introspection qui laisse une trace de calme et de questionnement. En vous lisant, on marche à vos côtés!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Promenade en terre intime et imagée, où l'on sent la mélancolie gagner l'être.

Posté(e)

J'ai beaucoup aimé marcher à vos côtés.

La dernière image l'ombre des blés dans un champ déjà moissonné est magnifique.

Elle suggère la trace de ce qui a été vécu, récolté, peut-être perdu, mais dont l'ombre persiste et accompagne le marcheur.

C'est une image à la fois mélancolique et sereine, parfaite pour clore ce cycle.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’ombre n’est elle pas la trace de nos vies et la marche permet de l’arpenter…

Une belle promenade solitaire @Nils Exo .

Posté(e)
Le 01/12/2025 à 17:27, Nils Exo a écrit :

Je marche,

Pas après pas,

La terre se raconte, je ne la comprends pas,

Quand le gravier craque, le souffle rythme ma montre

Et je suis perdu, silencieux au milieu des étoiles bruyantes.

Pourtant mes épaules se délestent des jours lourds,

Mon regard cueille le détail des parcours,

Le geai s’envole, je ne l’entends pas,

Ses semelles tissent ses propres histoires humaines,

Racines, fissures, signatures de la ville.

Le vent insiste, disperse mes pensées,

La lumière découpe mes rêves apprivoisés,

L’aube est encore dans ma tente,

Ses piques me retiennent au désert de mon être,

Le soleil pleure de ses rayons qui ne me touchent pas.

Je traverse des rues, des champs, des silences,

Je laisse en chemin des peurs, des absences,

Je crois me régénérer, je m’épuise,

Une feuille à terre va plus vite que moi car elle sait attendre,

J’évite de lui marcher dessus, elle est sœur de ma solitude.

Chaque pas est une phrase, chaque détour une chance,

L’âme avance, simple, au rythme de sa cadence

Mais quelle sera-t-elle ? Je vais trop vite pour voir…

Alors je ralentis, esprit diaphane sur le goudron urbain,

Ou l’ombre des blés dans un champ déjà moissonné.

Marcher, c'est apprendre que la route parle vrai :

Elle rend le monde moins grand, l'horizon plus près,

Et je marche, infiniment petit devant la marche.

Ce poème me touche , la sensibilité de votre être qui se dégage dans ce mouvement à travers la marche , notre marche commune à travers ce monde… merci j’ai fais un bout de chemin avec vous 😌💫

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