Posté(e) 10 mars 202510 mars Semeur d’échos comment_191630 Tout s’est perdu le son du canon les poupées en uniforme font le der des sommes à l’ombre trouée de leur fanion Peut-être le désert cette épure ploiera-t-il son néant jusqu’ici laissant Lhassa au sablier de Gobi où gît d’un Ouïghour l’ossature Sous les vents de l’austère armés jusqu’aux dents l’autochtone monastère scande sa nuit linceul blanc Peuples aînés aussi rares que terres grasses et noires tels des empereurs manchots guettés par des fils de salauds Prêts à croquer les planètes sur celle-ci place nette Dans les ruines la lamaserie rien n’est plus qui se prie Blés d’Ukraine sous l’azur assiégés par l’ordure On oublie leurs merveilles peuples vaincus en sommeil Le vent colporte c’est rare d’un vieux biniou la fredaine presque une cobla* de haine il est des hymnes qui s’égarent Si le monde est grand village pensez à ses quartiers sages livrés aux silencieux pillages viols crapuleux des mémoires ! * cobla: formation musicale folklorique catalane Modifié 10 mars 202510 mars par Thy Jeanin Envoyer une note adhésive
Posté(e) 10 mars 202510 mars comment_191639 Un poème sec et tranchant. Le dernier quatrain - avec le "viol crapuleux des mémoires" - frappe fort et fait très mal. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 10 mars 202510 mars Semeur d’échos comment_191640 Un tableau intense et frappant du monde tel qu'il est, la chute est vertigineuse. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 10 mars 202510 mars comment_191650 Tout de même très très vague comme évocation, on s'y perd. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 10 mars 202510 mars Semeur d’échos comment_191660 Ces pays oubliés ou dans les phares de l’actualité sont ceux dont on veut assassiner la culture. Le poème les évoque avec beaucoup de sensibilité. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 10 mars 202510 mars comment_191671 Il y a un peu de blaise Cendrars dans ce texte où la magie de la poésie s'allie au grotesque pour peindre un réel qui n'a rien d'allégorique... Envoyer une note adhésive
Posté(e) 11 mars 202511 mars Semeur d’échos comment_191678 Nuit et brouillard dans ce poème où tout semble écrasé… Envoyer une note adhésive
Posté(e) 11 mars 202511 mars comment_191695 Une grande intensité dans ce superbe poème, un cri, un sanglot douloureux. 💫 Envoyer une note adhésive
Posté(e) 11 mars 202511 mars comment_191708 Les mots parlent d'eux-mêmes, rien à ajouter qui ne soit redondant... Envoyer une note adhésive
Posté(e) 12 mars 202512 mars Semeur d’échos comment_191746 Des mots puissants pour tant de pays oubliés, @Thy Jeanin Envoyer une note adhésive
Posté(e) 15 mars 202515 mars comment_191937 @Thy Jeanin Le 10/03/2025 à 19:16, Thy Jeanin a écrit : Le vent colporte c’est rare d’un vieux biniou la fredaine Tant qu'il y aura du biniou... au top ! Envoyer une note adhésive
Posté(e) 17 août 202517 août comment_202918 Des vers graves et bien pesés d'où jaillit une colère froide et lucide. Cette strophe réunit toutes les autres : c'est l'injustice qui insupporte.Le 10/03/2025 à 19:16, Thy Jeanin a écrit :Sous les vents de l’austèrearmés jusqu’aux dentsl’autochtone monastèrescande sa nuit linceul blanc Envoyer une note adhésive