Posté(e) 27 janvier 20251 a comment_188352 Y a-t-il encore des falaises au bout de la nuit ? L'écho du vent siffle sur les pierres froides dans le ventre de l'espace où bouillonne l'océan aux longs lambeaux d'écume morts sur le sable creusé de pas la violence se brise ici le phare cligne de l’œil la rieuse pleure de blanc et de deuil les absences dans la chair de goémons rouges Y a-t-il encore un horizon aux cils de l'aube claire ? Secoués de sanglots, les arbres frissonnent leurs feuilles ensevelies sous l'herbe blanchie devenus troncs anonymes ils rappellent d'anciens exils et des squelettes oubliés qui cherchaient leur patrie entre virgules et points l'encre a coagulé sur le devoir de mémoire et l'encrier est vide. Je voudrais boire au bord du soleil l'étendue des possibles aux creux des falaises inaccessibles comme l'horizon de grandes lampées d'oubli et m'enivrer de leur alcool fort une fois pour toutes si la mémoire est un trésor il faut qu'elle quitte la route et qu'on la retrouve pendue dans les fleurs narcotiques sur l'archet d'un violon qui sanglote une musique sur le bout de mes doigts somnambules au bord du précipice funambules, j'aurais voulu avoir un nom . (joailes -) 27 janvier 2025 Envoyer une note adhésive
Posté(e) 27 janvier 20251 a Semeur d’échos comment_188353 Un paysage d'âme et de poésie hanté par le passé, un écrit impressionniste au sein d'un monde tourmenté et insaisissable ! Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a Semeur d’échos comment_188362 Il y a 3 heures, Joailes a écrit : Y a-t-il encore un horizon aux cils de l'aube claire ? Superbe image chère @Joailes qui nous invite à voir plus loin au delà de nos murs… Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a Semeur d’échos comment_188363 Il y a 7 heures, Joailes a écrit : Je voudrais boire au bord du soleil l'étendue des possibles Un grand poème qui réalise effectivement cette ambition et qui honore notre forum. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188364 Il y a 9 heures, Joailes a écrit : si la mémoire est un trésor il faut qu'elle quitte la route et qu'on la retrouve pendue dans les fleurs narcotiques oui…parfois on aimerait ne pas se souvenir…tu as raison. on touche là au plus profond de notre être.. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188370 Tellement fort que je ne trouve rien à te dire di crnest que je suis toujours touchée par tes images. Merci @Joailes Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188379 Des images que sublime votre poème. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188385 Il y a 13 heures, Joailes a écrit : Je voudrais boire au bord du soleil l'étendue des possibles Quelques très beaux vers... Mais aussi : "sur l'archet d'un violon qui sanglote une musique sur le bout de mes doigts somnambules" Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188388 Tes mots me laissent sans voix @Joailes tant ils réussissent à nous conduire jusqu'à l'intime de tes réflexions et de tes émotions 😊 Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188402 Toujours sur le fil des mots avec grandeur @Joailes. J'ai bien fait de revenir te lire et de plonger à nouveau dans les arcanes folles et sombres de ton monde. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a comment_188408 Poème marin descriptif très envoûtant. Envoyer une note adhésive
Posté(e) 28 janvier 20251 a Semeur d’échos comment_188416 Le titre est si évocateur. Des mots si émouvants d'une grande densité, @Joailes Envoyer une note adhésive
Posté(e) 29 janvier 20251 a comment_188459 Le 27/01/2025 à 22:43, Joailes a écrit : Y a-t-il encore des falaises au bout de la nuit ? L'écho du vent siffle sur les pierres froides dans le ventre de l'espace où bouillonne l'océan aux longs lambeaux d'écume morts sur le sable creusé de pas la violence se brise ici le phare cligne de l’œil la rieuse pleure de blanc et de deuil les absences dans la chair de goémons rouges Y a-t-il encore un horizon aux cils de l'aube claire ? Secoués de sanglots, les arbres frissonnent leurs feuilles ensevelies sous l'herbe blanchie devenus troncs anonymes ils rappellent d'anciens exils et des squelettes oubliés qui cherchaient leur patrie entre virgules et points l'encre a coagulé sur le devoir de mémoire et l'encrier est vide. Je voudrais boire au bord du soleil l'étendue des possibles aux creux des falaises inaccessibles comme l'horizon de grandes lampées d'oubli et m'enivrer de leur alcool fort une fois pour toutes si la mémoire est un trésor il faut qu'elle quitte la route et qu'on la retrouve pendue dans les fleurs narcotiques sur l'archet d'un violon qui sanglote une musique sur le bout de mes doigts somnambules au bord du précipice funambules, j'aurais voulu avoir un nom . (joailes -) 27 janvier 2025 Un poème d’une extrême sensibilité, les mots cousues de mains d’artistes peuvent être aussi magnifiques à lire que d’écouter une harmonie musicale… on ne sait plus où est l’origine, ni les frontières comme dans tes questionnements Joailes pour finir sur ce désir « d’être », être « nommée » … je suis profondément touchée et ça c’est le mystère du poème , ce quelque chose qui rapproche parce qu’ « il nous » raconte 😌 Envoyer une note adhésive
Posté(e) 29 janvier 20251 a comment_188488 @Joailes, quelle femme ! Et hop ! Envoyer une note adhésive
Posté(e) 30 janvier 20251 a Semeur d’échos comment_188567 Un poème magnifique par sa cadence et ses images, son ton grave, sur un sujet de haut vol. 💫 Modifié 30 janvier 20251 a par Thy Jeanin Envoyer une note adhésive
Posté(e) 30 janvier 20251 a Auteur comment_188590 Merci à vous tous pour votre enthousiasme sur mon poème ! @Alba @Jeep @Tarentaise @Diane @Margueritte Cèdre @Illiz @Jean-Paul @Lina @Ferrandeix @Papy Adgio @Sophie @Marc Hiver @Thy Jeanin @Nâau 💫 Envoyer une note adhésive
Posté(e) 14 juillet 202514 juil. comment_201001 Le 27/01/2025 à 22:43, Joailes a écrit :de grandes lampées d'oubliet m'enivrer de leur alcool fortune fois pour toutessi la mémoire est un trésoril faut qu'elle quitte la routeet qu'on la retrouve penduedans les fleurs narcotiquesParfois il arrive que notre esprit n'en puisse plus de tous ces souvenirs et alors oui, il n'est pas loin le moment où l'on pourrait sortir dans la rue et se mettre à gueuler. C'est ainsi que je vois les strophes du poème, notamment celle-ci. Envoyer une note adhésive