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Sursis


Kurauh

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Je n’ai jamais fui un mot de langage,

Un vilain, un malsain, un tape-à-l’œil,

Qu’ils fassent un miracle ou des ravages,

Aux vieux métaux un nouvel alliage ;

Impossible d’en produire le deuil,

Jamais n’en laisserai un sur le seuil.

 

Voilà que je balaie devant mon seuil,

Traquant deux ou trois bribes de langage

Mêlées aux feuilles d’automnes en deuil,

Divine poussière, larmes à l’œil,

Forgeronne de l’âme à l’alliage

Tisonné sur les braises des ravages.

 

Les moines bien vêtus font des ravages,

Reculant de tolérance le seuil ;

Quel étrange et dangereux alliage :

Le fourbe aussi, s’habille d’un langage

Qui laisse méfiance au coin de l’œil,

Funeste broderie en fil de deuil.

 

Trop muet est le véritable deuil ;

Inspectons ces silencieux ravages

Filtrant la réalité dans notre œil.

Bientôt plus de vraie maison ni de seuil,

Ô mes merveilles, ô triste langage,

Joie antique, précieux alliage.

 

Orpailleur des mots, maître à l’alliage,

Dilue les lettres passées d’un vieux deuil

Qui régissent toujours notre langage,

Bataille de liberté aux ravages

Enracinant l’humanité au seuil

D’époque, où prime l’usage de l’œil.

 

À voir tout cela, je tourne de l’œil.

De plume et de terre est mon alliage,

Qui se moque un peu de franchir le seuil,

Honni, d’une libre parole en deuil.

Alors je disparais dans mes ravages ;

Puissent les cerfs comprendre mon langage.

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