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Donne asile à l’été


O Salto

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Donne asile à l’été

 

La pluie empare après l’orage

celui qui marche dans la flaque

de ses yeux

 

Merles aux cerises

sur lalezane bruyères autrefois

de rire et de galop

avancent d’âcres terres brunes

flanqué de silence

l’horizon comme un songe

traîne sous les pieds

des mules inquiètes

la trace du loup perdu

en écharpe vers le bord

dans la touffeur cardinale

les narghilés dévoilent

aux brumes andrinople

les écuyères éthérées

j’étale une couche fauve

sur cette toile mal Loti

la rue s’y presse sanguine

aux mains des affidés 

tromblons alignés 

au pied du mur

porte en panière groseille

éclatées sur le ciel saturé

ici troupeaux mirages d’orpiment

essaims à l’instinct

se grappent à l’abbesse noire

dernier bivouac de la foi 

rire mutin de jeunesse 

jetée courant l’air

au bain béni de minuit

des plages assiégées

l’étoile des maîtres

s’envole à l’enchère !

 

Je n’aime pas l’été

ses coups de poing 

ses coups de sang

je n’aime pas les messes aussi

je vais quatre par quatre

chemins de chien

dénudé de fontaine

baigner ma robe lunes

de soleil

clarines ondoyantes

odorant

les vallonnes prairies

moussent sous la caresse

jusqu’en les sables venteux

derviche allant l’automne

sur des ressacs d’espoirs 

peindre encore le rêve abasourdi

des prisons ciel-ouvertes

où descendent en pluie

les astres affranchis

au toucher de ton doigt

damne misère

prendre la porte

des longs exils

des fables sous le vent

désinvoltures sibyllines

écloses d’abondance

la pulpe des fratries nomades

dans la bouche des estives

rendre le mur à la treille 

la chaise la cheminée

et la fenêtre

où se sont envolés

 

Quand mes yeux étaient bleu

les oiseaux nich

dans mes rides

j’ai le pas léger

sur les lèvres nouvelle

et je leur chante

à tire lyre mes illusions 

désaccordées

un museau trémulant

une colline tendre

un souffle de jardin

pétales alizé

à travers les moulins

quand mon cœur était d’or

je reviens chanter

les oiseaux

que cache sa gorge de sang 

quand le soir dépose

l’aile d’une cigale  

 

 

 

 

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