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Personnages (3)


Thy Jeanin

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     La petite compagnie de nos savants, à écouter les nouvelles lubies de leurs collègues proctonautes prêts à des explorations audacieuses, comparables, à les écouter, aux premiers pas faits sur la lune, fut néanmoins déçue d’apprendre que les rivalités, dans cette techno-science nouvelle, dégénéraient en querelles intestines.

 

     Ils n’en passèrent pas moins outre, préoccupés de l’état de santé des botanistes russes. Un simple coup de fil les rassura : le médecin disait que le problème venait de l’estomac, que ces botanistes ruminaient trop mais qu’ils seraient bientôt sur pied, voyez donc, pas question qu’ils prennent racine ici !

 

     Du temps était passé et on n’avait ma foi plus grand-chose à se dire. Ce fut D. BLOCKH, notre psychiatre, qui décoinça la conversation, voyant une vieille connaissance arriver :

 

     - MM. Dames, je n’en crois pas mes yeux : on dirait un acte manqué ! Voici ma collègue psychanalyste Daisy NIBEY. Je vais vous la présenter.

 

     Très honorée, la freudienne ne s’en culpabilisa pas moins en précisant qu’elle n’avait que le temps de faire triompher le principe de réalité sur celui du plaisir, attendu qu’elle était attendue – et même conséquemment un peu tendue – pour une affaire concernant son fils Œdipe que l’incontinence torturait. Elle allait, disait-elle, en référer à une sommité de la pédiatrie, le fameux Orphée PAOLI-VAOPO.

 

     On poursuivit donc incontinent la petite errance urbaine qu’on pouvait bien se permettre – allez ! – avec ce joli soleil. Mais à peine eut-on fait trois pas, qu’on remarqua passer, telles des ombres, deux intrigantes silhouettes à imperméable. Le Dr. DORDBOO en faillit tomber à la renverse :

 

     - Cet inconnu ne m’est pas étranger, murmura-t-il prudemment. Je l’ai soigné dans des circonstances très particulières, pas plus tard qu’hier, à Hyères.

 

     Devant l’air ahuri de ses copérégrinants déambulatifs, il ajouta à voix si basse qu’un rhumatologue fut presque nécessaire pour en ramasser un traître mot :

 

     - C’est Colt GUN, un agent de la CIA.

 

     Il n’avait pas fini sa phrase qu’une main se posa sur son épaule.

 

     - Fermez-la, Dr. ! Vous ne m’avez pas vu. Nous sommes sur la piste d’un barbouze russe particulièrement barbant, Nikita POILOCHEV.

 

     - Vous feriez mieux de vous occuper de Nikita MEHR, crétin de banlieue et dealer de connerie !

 

     Colt GUN fit un geste du menton en direction de l’ombre parallèle qui, elle, poursuivait son chemin :

 

     - Ça, c’est le domaine d’Agatha ‘PRISTI, la détective, qui ne s’en prive pas. Ce ne sont pas les pistes qui manquent. Je ne devrais pas, mais je vous en reparlerai au prochain épisode, conclut-il.

  • Rire 3
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