Ce que je cherche en toi ce n’est pas de l’ivresse,
Ni l’assouvissement d’un désir insensé ;
Ma main na pas de feu lorsque ta main la presse,
Mon front ne brûle pas où ton souffle a passé.
Mes yeux qui n’ont des tiens point cherché la caresse,
Ignorent si l’azur en est clair ou foncé ;
Mais près de toi mon cœur a la douce paresse
Et l’envahissement du souhait exaucé.
D’autres voudront sans doute essayer de le lire
Ce livre de ton cœur que je n’ai pas ouvert,
Tu pourrais leur donner l’extase ou le délire.
Tu les entraîneras dans quelque sentier vert,
Mais j’aime mieux encor, sous ton calme sourire,
Rêver au paradis sans l’avoir découvert.
Commentaires recommandés