Avec sa feuille morte, où se glace la rouille,
La vigne semble triste ainsi qu’une dépouille
Une dernière fois étendue au soleil.
Hier, qui donc a pris tout son raisin vermeil ?
Les oiseaux, en émoi, modulent leur surprise.
Car la vigne mûrit pour que l’oiseau se grise.
Sournoisement qui donc a vendangé sans eux ?
Et, sans en avoir l’air, les merles soupçonneux,
Sous les feuilles qui font un bruit de voix plaintives,
Regardent de travers l’attitude des grives.
Illustration: La vendange à Mont-Saint-Père, LHERMITTE Léon-Augustin, 1876
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