Messages recommandés

mira

Cours jusqu’au seuil des amants en déroute

Cours sur la route au vent violent du deuil

Chanter le doute, les blessures, les écueils

Vider les soutes, les figures de l’orgueil

 

Cours les gréements de ton âme insulaire

Faire et défaire les cordages du temps

Seule en partance, au compas, à l’équerre

Dans le silence ou bien les hurlements

 

Cours

 

Cours au devant des sentiments d’avant

Pose en gisant, la mitraille, les trop dit  

Laisse en entaille ce qui n’a pas suffit, 

Cours les entrailles de ce qui s’est enfuit

 

Cours sur le gel, des pertes et des brisures

L’irrationnel, au chaud dans sa fourrure, 

Cours l’aventure, du phénix sans ses ailes

La démesure, figée dans le charnel

 

Cours

 

Cours sur la peau, de ce corps en exil, 

Taille au couteau, un beau masque d’argile

Chante les esprits, de tes sœurs inutiles

Le vent faiblit, et nous sommes immobiles 

 

Je t’offre ma reddition

Je t’offre ma soumission

 

Mais laisses-nous, en longues traces de sel, 

Laisses-nous aller, au pas lent de l’éveil,

Passant les heures sombres qui ensommeillent

Prendre au guetteur les signaux de sa veille

 

Mais laisses-nous, en longues traces de sel, 

Laisses-nous aller, au pas lent de l’éveil,

Passant les heures sombres qui s’ensommeillent

Prendre au guetteur les signaux de sa veille

 

Cours

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Seawulf

C'est un cri, une supplique. Texte haletant et syncopé. C'est un SOS, une bouteille à la mer. 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Eathanor

@Seawulf a utilisé avant moi le mot qui m'est venu à l'esprit suite à cette lecture : une longue supplique qui s'étire tout du long de ce poème. Il faudrait être sourd pour ne pas l'entendre.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites