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Et maintenant j'attends


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Polymathe

Les corolles, bioluminescentes, s'évasent lentement

libérant leurs poudrins d'or,

dans le pays où je vais

mon ombre ne va pas.

 

Je m'assied au bord de la rivière,

dans les prés les enfants jouent,

le soleil créant un halo

autour des cerf-volants.

 

Je suis rentré au pays,

j'ai abandonné mes carcasses,

j'ai secoué la poussière de mes pieds,

j'ai franchi l'huis impondérable.

 

Les collines s'arrondissent maternellement,

les lambeaux de nuages s'attachent aux cimes blanches

et l'aurore répand une rosée de nélombos et de roses,

sur les vallées, pour mon ravissement.

 

J'ai délesté mon âme, j'ai coupé la corde d'argent,

j'ai fais mes premiers pas dans la poudre du printemps,

des oiselles noires et blanches filant entre les branches

qui ploient sous le poids de fruits carminés.

 

Je me suis assis

et plus rien ne troublait ma contemplation,

je me laissais absorber par la beauté

d'une nature accoisée offrant le spectacle

de la paix et de l'allégresse.

 

In illo tempore

je vibrais de tout mon être

dans la bleueur d'un azur accueillant

sous un ciel lazuli.

 

Lavé de ses ombres mon cœur

était redevenu perceptif

je voyais l'enchantement des choses,

cet éden était comme une évidence,

c'était il y a longtemps

et désormais j'attends

seul dans la cité amère.

Modifié par Polymathe
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