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Beauté où que tu sois

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Beauté où que tu sois

Le poème s’écrit : les mots avancent

 

Je te sais
dans la pulsation d’encre
dans les lignes d’eau de mes yeux

quand s’achève la brise
au pli du rêve

 

Je te sais
dans le tissu d’encre
dans la matière de ma foi

quand naît l’arpège
au secret de soie

 

Je te sais
dans la larme d’encre
dans la nervure de mon sang

quand se réinvente le ciel
au froissement de peau

 

Je te sais
dans le silence d’encre
dans les déliés de son souffle

quand les mots préexistent
à la page

 

création avec l'IA

Beauté où que tu sois.png

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une superbe image complète un poème magnifique. J'aime la superposition des mots aux images, aux paysages, aux êtres et aux choses. Ce poème un peu chamanique, est un bel hommage du poète à sa plume!

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

J'aime cette lecture de mon poème, chaque mot. Merci infiniment Thy Jeanin.

Cette image semble infuser mes mots. Je suis touchée par sa douceur, par les éléments qu'elle dépose, par ce visage irrigué d'encre.

L'idée de poème un peu chamanique me parle. Peut-être est-ce aussi l'écoute de cette musique qui donne à mes mots cette résonance particulière...

Les mots se saisissent parfois eux-mêmes du poème. Ils traversent les sensations, les matières, les paysages...

Le mouvement devient intérieur. L'encre recueille ce qui vibre...

Une plume si nécessaire...

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

C'est un bonheur et un privilège rare que de savoir que la beauté est partout, de savoir la dire avec des mots, parfois dans le silence qu'ils expriment si bien, "au pli du rêve" ...

Posté(e)
  • Semeur d’échos

On ne trouve pas la beauté, on la retrouve...

Belle idée d'une immanence profonde, qui me rappelle la parole célèbre : "Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé" (B. Pascal).

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a une heure, Joailes a écrit :

C'est un bonheur et un privilège rare que de savoir que la beauté est partout, de savoir la dire avec des mots, parfois dans le silence qu'ils expriment si bien, "au pli du rêve" ...

J'aime profondément tes mots chère Joailes. Merci infiniment.

La beauté est partout... C'est très juste. 💛

il y a une heure, Alba a écrit :

On ne trouve pas la beauté, on la retrouve...

Belle idée d'une immanence profonde, qui me rappelle la parole célèbre : "Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé" (B. Pascal).

Ta lecture est intéressante, Alba.

La beauté n'est pas une quête dans ce poème. Elle est déjà là dans les "Je te sais.." avant même d'être nommée.

Elle est présence qui circule dans l'encre, le souffle, la foi, le sang, le silence.

Je ne pense pas qu'on puisse vraiment la définir... Définir, c'est tracer des limites.

Je me rapprocherai de Rainer Maria Rike définissant la beauté comme une intensité de présence ou de Christian Bobin parlant de qualité de présence au réel. La beauté n'est pas une propriété des choses mais une lumière qui les traverse.

C'est mon ressenti profond, Alba. Ce pourrait être la clé de lecture de mon poème.

Paul Claudel pensait également que les choses rayonnaient d'une présence qui les dépasse...

Merci beaucoup Alba. Tu m'a permis d'éclairer mon poème.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

La beauté est dans les yeux du lecteur.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
il y a 36 minutes, Jeep a écrit :

La beauté est dans les yeux du lecteur.

J'aime beaucoup ces mots, Jeep. 💛C'est d'une grande pertinence.

Chaque lecteur apporte sa sensibilité, ses émotions...en découvrant un poème.

Oui, elle est dans les yeux de celui qui regarde...

Un même texte peut être apprécié de façon différente.

Et, j'ajouterai qu'il en est ainsi pour celui qui reçoit le commentaire...

Je vois tant de beauté dans de nombreux commentaires.

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ces retrouvailles avec la beauté sont comme un retour à la vraie source, celle qui nous donne la joie et la vie chère @Sophie !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

J'aime la résonance de ces mots, cher Tarentaise. Ils touchent le coeur Merci.

Posté(e)
Le 20/06/2026 à 10:54, Sophie a écrit :

Beauté où que tu sois

Le poème s’écrit : les mots avancent

 

Je te sais
dans la pulsation d’encre
dans les lignes d’eau de mes yeux

quand s’achève la brise
au pli du rêve

 

Je te sais
dans le tissu d’encre
dans la matière de ma foi

quand naît l’arpège
au secret de soie

 

Je te sais
dans la larme d’encre
dans la nervure de mon sang

quand se réinvente le ciel
au froissement de peau

 

Je te sais
dans le silence d’encre
dans les déliés de son souffle

quand les mots préexistent
à la page

 

création avec l'IA

Beauté où que tu sois.png

Ce célèbre philosophe qu’à été Socrate disait une chose du genre : «  il y a qu’une chose que je sais c’est que je ne sais rien »

Mais annoncer « je sais » donne de la majesté aux mots , une puissance où le doute n’a pas sa place et parler ainsi Sophie de la beauté ( alors qu’elle est une « chose » tellement difficile à

exprimer) est une idée ingénieuse car tu poses le socle sur lequel vont s’épanouir les mots de ton esprit 😉

Le 06/06/2026 à 16:42, O Salto a écrit :

Perdu à l’unisson de Soi et la saveur des mots, où le soi déploie les étendues de l’Amour !

On monte, on devient brûlure, on s’appuie sur les jambes, sur le dos, sur la poitrine, on n’en peut plus de porter la Terre au Ciel, des tonnes de rochers, une montagne d’Humanité… On n’en peut plus d’arracher le ciel au ciel !

Puis vient là-haut tout entier consumé, le corps vertical, dissout dans l’âme universelle !

On reviendra par la forme, par la beauté dans l’entre-deux de la lumière !

Il nous faudra recomposer avec les mots… Il nous faudra parler aux foules…

Et les foules jetteront des pierres… Pour conjurer peut-être la nostalgie de la lumière !

Il y eut autrefois des chemins jalonnés de stupas et de chevaux de vent, des escaliers sans fin taillés dans la montagne, et la joie innommable des espaces ; à la lecture de ton poème j’ai pensé mettre mes pas dans les tiens !

Merci beaucoup, Nâao, pour ces voyages.

Le 05/06/2026 à 12:41, Jeep a écrit :

L’ascension mystique d’une tour de Babel dans une langue poétique rare qui reste parfaitement compréhensible.

Le 05/06/2026 à 12:24, Illiz a écrit :

Un voyage dans les sphères du plus bel effet et de plus rempli d'émotion.

Le 05/06/2026 à 02:36, Tarentaise a écrit :

Votre amour de la montagne ⛰️ semble vous porter haut dans cette escalade céleste… Superbe lecture chère @Nâau .

Le 04/06/2026 à 18:57, Sophie a écrit :

Si loin de la terre, si haute

Je me sentais nue, fière

Exhibant à la démesure

Du sommet de cette tour

Mon âme à l’infini

De joie chantant

Jusqu’aux confins de l’univers

Ouvrant les écluses de mon esprit

À l’idée d’éternité ,

À la loi absolue de l’Amour

Constituant toutes vies.

Cette expérience d'unité avec le monde est très belle, Naau. 💛

Cet absolu... cette loi de l'amour que l'on voudrait voir devenir universelle...

Le 04/06/2026 à 18:52, Thy Jeanin a écrit :

La tour de Babel revisitée et même enchantée. C'est original! On te sent portée vers cette verticalité positive.

Le 04/06/2026 à 14:59, Alba a écrit :

Une belle ascension, d'union et de purification !

Un voyage symbolique qui éclaire sur le déroulé de votre vie intérieure, Nâau !

Le 07/06/2026 à 10:39, Joailes a écrit :

Tu nous offres là une expérience sensorielle et spirituelle totale.

On y passe de la brume au vertige, de la pulsation cardiaque à l’infini, de la poussière humaine à l’apothéose ; la forme poétique épouse parfaitement ce mouvement d’ascension extatique.

Un commentaire pourrait souligner comment la tour de Babel est ici réinventée : non plus symbole d’orgueil puni, mais métaphore d’un élan vers l’Unité, l’Amour, et l’éternité, accompli dans la joie et l’humilité de la conscience.

Merci, chère @Nâau pour cette émotion puissante, presque cosmique

Le 20/06/2026 à 10:54, Sophie a écrit :

Beauté où que tu sois

Le poème s’écrit : les mots avancent

 

Je te sais
dans la pulsation d’encre
dans les lignes d’eau de mes yeux

quand s’achève la brise
au pli du rêve

 

Je te sais
dans le tissu d’encre
dans la matière de ma foi

quand naît l’arpège
au secret de soie

 

Je te sais
dans la larme d’encre
dans la nervure de mon sang

quand se réinvente le ciel
au froissement de peau

 

Je te sais
dans le silence d’encre
dans les déliés de son souffle

quand les mots préexistent
à la page

 

création avec l'IA

Beauté où que tu sois.png

Le 20/06/2026 à 10:54, Sophie a écrit :

Beauté où que tu sois

Le poème s’écrit : les mots avancent

 

Je te sais
dans la pulsation d’encre
dans les lignes d’eau de mes yeux

quand s’achève la brise
au pli du rêve

 

Je te sais
dans le tissu d’encre
dans la matière de ma foi

quand naît l’arpège
au secret de soie

 

Je te sais
dans la larme d’encre
dans la nervure de mon sang

quand se réinvente le ciel
au froissement de peau

 

Je te sais
dans le silence d’encre
dans les déliés de son souffle

quand les mots préexistent
à la page

 

création avec l'IA

Beauté où que tu sois.png

Posté(e)
Il y a 2 heures, Nâau a écrit :

Ce célèbre philosophe qu’à été Socrate disait une chose du genre : «  il y a qu’une chose que je sais c’est que je ne sais rien »

Mais annoncer « je sais » donne de la majesté aux mots , une puissance où le doute n’a pas sa place et parler ainsi Sophie de la beauté ( alors qu’elle est une « chose » tellement difficile à

exprimer) est une idée ingénieuse car tu poses le socle sur lequel vont s’épanouir les mots de ton esprit 😉

Oh lala qu’est-ce que c’est que ce méli-mélo de mots et de commentaires d’un autre poème qui est venu se juxtaposer sur le tien ?… des fois je n’y comprends rien … mauvaise manipulation sûrement, comment ?

Désolée Sophie pour cet imbroglio 🤪😥🤭

Le tout c’est que tu ais pu lire ce qui t’étais dédié 🙏

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

J'ai lu ce qui m'étais dédié... et même davantage.

Tu m'a permis de relire toutes ces belles paroles et ces émotions partagées.

Ne sois donc pas désolée, chère Naau. 😉Merci.

J'aime la densité de ton commentaire, ton questionnement et ton interprétation.

Cette idée de socle me plaît beaucoup.

Les mots nous conduisent bien souvent plus loin que nous-mêmes.

C'est particulièrement vrai lorsque les mots écrivent le poème autant que nous croyons l'écrire.

Je pense à cette phrase de Arthur Rimbaud, dans sa lettre dite « du voyant » (1871) :
« J'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute.
Le poète devient témoin d'un mouvement intérieur.

C'est un peu ce qui s'est passé, ici... je n'ai eu que le sentiment de recueillir les mots...

Je pense avoir voulu signifier que la beauté n'appartient pas en propre à l'individu mais qu'elle est quelque chose qui le traverse...

Je suis persuadée que nous ne savons pas tout et pourtant...

Modifié par Sophie

Posté(e)
il y a 5 minutes, Sophie a écrit :

J'ai lu ce qui m'étais dédié... et même davantage.

Tu m'a permis de relire toutes ces belles paroles et ces émotions partagées.

Ne sois donc pas désolée, chère Naau. 😉Merci.

J'aime la densité de ton commentaire, ton questionnement et ton interprétation.

Cette idée de socle me plaît beaucoup.

Les mots nous conduisent bien souvent plus loin que nous-mêmes.

C'est particulièrement vrai lorsque les mots écrivent le poème autant que nous croyons l'écrire.

Je pense à cette phrase de Arthur Rimbaud, dans sa lettre dite « du voyant » (1871) :
« J'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute.
Le poète devient témoin d'un mouvement intérieur.

C'est un peu ce qui s'est passé, ici... je n'ai eu que le sentiment de recueillir les mots...

Je pense avoir voulu signifier que la beauté n'appartient pas en propre à l'individu mais qu'elle est quelque chose qui le traverse...

Je suis persuadée que nous ne savons pas tout et en même temps il m'est difficile de dire combien je sais cette petite lumière... Est-ce le fait que la mort m'est approchée...

Sûrement Sophie… lorsqu’on la frôle, voir même un instant certains la vivent ( EMI), une connaissance intrinsèque surgit comme une évidence !

Ton commentaire de retour me permet également de revenir sur ton poème où se dégage (comme tu fais le lien ici avec Rimbaud) une naissance de mots de l’esprit en effervescence passionné par ce qui l’anime , il donne vie à ce monde préexistant en lui qui ne désire qu’à se manifester, tu permets ainsi dans ce mouvement intuitif d’incarner le mot et avec cette poésie qui est ta signature où « la larme , le silence , le tissu, la pulsation »s’éprouvent d’une même unité , elles font corps par l’encre médiatrice, empreinte sensible de la pensée humaine… ta pensée 😌

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Je vois que tu as eu le temps de lire ce que j'ai effacée.😉

J'aime encore cette idée d'encre médiatrice ou de connaissance intrinsèque, Naau.

Merci Naau pour ce retour sensible.

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