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Figure féminine(11), Saraswati, l'arpège

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L’arpège tissait
une soie rouge

scellée
aux battements de sa peau

au-dessus de la vague

ou en elle—

 

La rive fragile

de la nuit

 

dispersait

le vertige des perles

 

abreuvées de la houle

de son corps

 

La caresse de ses yeux pliait
les silences

au creux de ses ors

dans la brume de son haleine

 

des fleurs d’ombre brûlaient

dans le sel

Le lotus s’ouvrait dans son âme

au soyeux de l’arpège

 

chaque note battait l’horizon

sur son front

 

où une larme d’eau

buvait la lumière

  

Le cygne gardait

l’âme des ancres

l’arpège flamme

son souffle—

Modifié par Sophie

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Comment ne pas succomber au charme des mots qui célèbrent la déesse hindoue ?

Posté(e)

Ton poème, @Sophie est très sensoriel et fluide, où musique, corps et mer se fondent en une même vibration. L’écriture, fragmentée et suggestive, crée une belle atmosphère symboliste, riche en images délicates. Certaines formules sont particulièrement fortes :

  • une soie rouge scellée aux battements de sa peau

  • la caresse de ses yeux pliait les silences

  • une larme d'eau buvait la lumière

Le lotus et le cygne introduisent une dimension mystique

et l’ensemble séduit par sa musicalité et sa cohérence.

Une belle réussite !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle écriture sensible et sensitive !

Des mots filés comme un fil de soie sur la portée du cœur et de l'âme, drames et intensité !

Modifié par Alba

Posté(e)

Une poésie de velours.

Posté(e)

Magique poème, j'y devine le son de la vague, de la houle...

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos
Il y a 5 heures, Jeep a écrit :

Comment ne pas succomber au charme des mots qui célèbrent la déesse hindoue ?

Il y a 5 heures, Martialys a écrit :

Ton poème, @Sophie est très sensoriel et fluide, où musique, corps et mer se fondent en une même vibration. L’écriture, fragmentée et suggestive, crée une belle atmosphère symboliste, riche en images délicates. Certaines formules sont particulièrement fortes :

  • une soie rouge scellée aux battements de sa peau

  • la caresse de ses yeux pliait les silences

  • une larme d'eau buvait la lumière

Le lotus et le cygne introduisent une dimension mystique

et l’ensemble séduit par sa musicalité et sa cohérence.

Une belle réussite !

Il y a 4 heures, Alba a écrit :

Belle écriture sensible et sensitive !

Des mots filés comme un fil de soie sur la portée du cœur et de l'âme, drames et intensité !

Il y a 3 heures, Illiz a écrit :

Une poésie de velours.

il y a 21 minutes, Rousselot a écrit :

Magique poème, j'y devine le son de la vague, de la houle...

J'ai aimé écrire sur Saraswati. La musique, le corps et la mer se fondent... cela traduit si bien mon intention, Martialys. Le lotus et le cygne sont des symboles étroitement associés à Saraswati.

Le cygne est non seulement beau mais lucide chez les hindous. On dit qu'il peut séparer le lait de l'eau. Il a la capacité de discerner le vrai du faux. Le lotus représente la pureté, l'éveil et l'illumination dans l'hindouisme.

L'eau est un autre symbole de Saraswati (la rivière sacrée )

La musique est majeure . Le son est considéré comme l'origine du monde.

L'arpège est comme un fil de soie... j'aime cette métaphore, Alba.

J'aime beaucoup la poésie velours, Illiz. L'arpège devient tissu...

Par ce poème, j'ai voulu célébrer la musique, les arts et la connaissance. Cette fabuleuse déesse les réunit en elle.

Une célébration, c'est si juste... Jeep.

La mer est un univers si vivant... , Rousselot.

Tous vos mots me touchent... Jeep, Martialys, Alba, Illiz, Rousselot. Merci infiniment.🩵

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une musique qui fascine, des mots qui hypnotisent! 💫

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci infiniment Thy Jeanin pour ces mots.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 15 heures, Sophie a écrit :

où une larme d’eau

buvait la lumière

L’eau et la lumière ne sont elles pas les sources même de la vie…

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Il y a 8 heures, Tarentaise a écrit :

L’eau et la lumière ne sont elles pas les sources même de la vie…

C'est si profondément vrai, Tarentaise Merci d'avoir relevé ce vers.

Elles sont au coeur même de la vie, de toute vie. Nous sommes dans une étroite dépendance avec elles.

Nous sommes faits d'elles et traversés par elles.

Posté(e)

Des vers qui donnent envie de s'intéresser à l'hindouisme !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Quand j'étais enfant, j'ai visité des temples hindous. Les postures, les multiples bras, les expressions des visages des statues m'impressionnaient, m'effrayaient presque.... D'autres avaient des têtes d'animaux et des corps humains.

Il y avait en quelque sorte une perte de ses repères habituels.

Or, chaque élément symbolise une qualité ou un pouvoir. Le visuel et le symbolisme sont puissants chez l'hindouisme.

Puis, on comprend que ce sont des langages différents pour parler de la vie, des émotions, du monde.

Nous avons tant à apprendre de chaque culture. C'est fascinant !

Merci infiniment Nills Exo pour ces mots

Modifié par Sophie

Posté(e)
Le 18/04/2026 à 09:47, Sophie a écrit :

L’arpège tissait
une soie rouge

scellée
aux battements de sa peau

au-dessus de la vague

ou en elle—

 

La rive fragile

de la nuit

 

dispersait

le vertige des perles

 

abreuvées de la houle

de son corps

 

La caresse de ses yeux pliait
les silences

au creux de ses ors

dans la brume de son haleine

 

des fleurs d’ombre brûlaient

dans le sel

Le lotus s’ouvrait dans son âme

au soyeux de l’arpège

 

chaque note battait l’horizon

sur son front

 

où une larme d’eau

buvait la lumière

  

Le cygne gardait

l’âme des ancres

l’arpège flamme

son souffle—

Chaque mot suggère l’évanescence… le divin prend « corps » à travers la sensibilité humaine et les éléments.

La fusion de l’ensemble entraîne une fluidité, un flottement comme si tout chez Sarawasti évoquait déjà la manifestation de ses corps subtiles … une impression d’unité est là renforcée par la portée musicale 😌💫 bravo Sophie 🙌

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

J'aime cette idée d'unité...., c'est une forme d'harmonie globale, c'est probablement le coeur battant du poème et de Saraswati.

Merci infiniment Naau pour ce beau commentaire.

Modifié par Sophie

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