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Le Maître Hiver

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Le Maître Hiver

Le vent, l'immense vent, est entré dans mon coeur,

Les tuiles s'envolaient en brisant l'espérance,

Les arbres à l'envi, sous le grand ciel garance,

Égrenaient furieux les minutes en chœur.

Et il faisait si froid ! La saison sans douceur

Envoyait ses frimas avec persévérance,

Il fallait que tout meurt, ô triste fulgurance,

Pour permettre au printemps de renaître sans peur.

Le néant triomphait sur une terre plane,

Tout devenait désert et funèbre pavane,

Les frissons rutilaient en parure d'argent.

Ô règne d'un roi fou couronné de blizzard !

Pas un souffle d'amour, de baiser diligent,

Seule une main glacée aux rêves de soudard.

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Belle peinture de ce maître de l'hiver, @Alba

Il fallait que tout meurt, ô triste fulgurance,

Pour permettre au printemps de renaître sans peur.

J'aime particulièrement ces deux vers, porteurs de renaissance @Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un hiver patibulaire, mais presque !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour vos lectures si éclairantes, Sophie et Jeep !

C'est une expérience personnelle qui est à la source de ce poème que j'ai écrit ce matin : le vent glacé hivernal peut vous transir jusqu'aux os... Il faut dire que j'habite dans le Nord de la France.

Personnellement, j'ai bien apprécié ce vers : "Ô règne d'un roi fou couronné de blizzard !". Le début et la fin qui se répondent ont également leur prix, à mes yeux. La folie est sœur de l'intensité, l'excès verse volontiers dans la déraison.

Sur le plan formel, l'intensité n'est pas ennemie du cadre clos du sonnet, au contraire, on en voit ici la preuve. C'est tout le paradoxe du minuscule diamant : merveille géométrique, foyer de rutilance.

͡° ͜ʖ ͡ –

Posté(e)

L’hiver que vous décrivez ici ne m'a pas paru uniquement climatique mais aussi intérieur. Il faut que “tout meure” pour que quelque chose puisse renaître. Mention spéciale pour la dernière strophe qui nous laisse un froid saisissant, comme après une tempête.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci Eathanor pour ces mots si justes !

En effet, cette expérience vécue est aussi une expérience universelle, tout doit mourir pour espérer renaître, mais mourir n'est pas forcément disparaître (comment renaître alors ?), c'est seulement abandonner le contingent, ce qui peut et doit s'effacer pour opérer ce que l'on nomme si justement "purification".

Les soudards restent à terre, scories du temps.

Et l'envol devient possible (qu'est-ce qu'un oiseau qui vole, sinon un être de plomb qui a oublié qu'il était lourd ?)...

( ′~‵ )

Posté(e)

Certains jours de janvier nous atterrent ainsi, dans l'attente du meilleur.
Une belle recherche expressive pour le dire, dans ce sonnet.

Posté(e)

Le Maître Hiver a trouvé son maître en sonnet.

Posté(e)

Le Maître Hiver vient, revient, coincé entre deux autres saisons. Un poème de saison issu d'une expérience personnelle.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour vos appréciations !

La saison hivernale est plus forte que nous, plus forte que tout. Elle creuse à vif, atteint l'os et ne laisse subsister que ce qui ne peut périr, pour le moment. Mais elle le transforme et le durcit.

Je pense au magnifique film Into the wild de Sean Penn (2007) : le froid arctique a eu raison de celui qui pensait trouver sa place au cœur du monde sauvage. L'hiver a eu raison de lui.

⊙▽⊙

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau poème @Alba . Selon la rudesse de l’hiver, toujours la nature sait y répondre et alors le printemps trop longtemps retenu exulte ses beautés !

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci pour ces mots si justes, Tarentaise !

Le froid, le froid véritable, est une lance de glace qui nous atteint jusqu'au cœur. Il tue, il est fait pour cela.

C'est une expérience affreuse et pourtant nous survivons à ce qui pourrait nous faire périr. La révolte du vivant, l'instinct de survie est un brasier sans flamme. C'est aussi une lutte pour la vie, un retour aux forces primordiales, aux temps primitifs de l'humanité.

Dans ma ville, récemment, un homme, un SDF, a été retrouvé mort, glacé par le froid, dans la rue. Il avait passé toute la nuit dehors.

Ce n'est pas très loin de chez moi, j'y passe tous les jours. Au-delà des mots et des phrases joliment tournées, la misère, la vraie, tue. Et la rue devient un cimetière.

´・ᴗ・`

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Très beau sonnet aux images vives et qui assimile avec pertinence la phase terminale de l'hiver à la stratégie de la terre brûlée pour contrarier la sûre victoire à venir du printemps.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Des images intenses, en effet, Thy Jeanin, merci beaucoup pour cet écho si pertinent à mes vers !

Le haut degré règne en maître à cette saison du froid extrême, l'hiver ne se satisfait pas de brise tiède et de cœurs dolents. L'angoisse plutôt que la mélancolie, la mort plutôt que l'agonie. Cette saison a bien triomphé de l'automne...

Mais chacun trouve son maître en ce monde, Printemps viendra !

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

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