Aller au contenu
View in the app

A better way to browse. Learn more.

Accents poétiques

A full-screen app on your home screen with push notifications, badges and more.

To install this app on iOS and iPadOS
  1. Tap the Share icon in Safari
  2. Scroll the menu and tap Add to Home Screen.
  3. Tap Add in the top-right corner.
To install this app on Android
  1. Tap the 3-dot menu (⋮) in the top-right corner of the browser.
  2. Tap Add to Home screen or Install app.
  3. Confirm by tapping Install.

Le souffle du vent

Featured Replies

Posté(e)

Ce que le vent

 

______________________________________Souffle

 

Lorsqu’il revient

jaune, chargé de nuages,

à bras le corps sur le sommet –

 

moi qui vis dans le pays plat,

je me demande :

se pourrait-il qu’il soit le mien ?

entre mes chairs, sous ma peau,

prenant puanteur et sueur,

ce cœur noueux, avide,

si plein

de désespoir sifflant.

 

A plein poumons,           

je me sens ogre,

enjambant Babel            

et ses monts si hauts.

 

Mais la colère des Dieux –

je perds la raison.           

Souffle court,

souffle ailleurs,

souffle long,

sans caprice,                                                    

juste la folie.                                                    

 

Alors il vient,

cette fois bleui,

avec son odeur de gaz,

sans couleur,

explosif.

 

Le bout des doigts

mangés de remords –

un bref instant.

 

Mais la maison,

grandissime,

immense,

démesurée,

 

un matin glacé

sous le froid qui l’étire,                

chancelle,

danseuse maladroite,

et tombe

sur un tapis de feuilles.

 

Le vent d’automne avait rangé

les rouges sur le côté.

 

Celui qui balaya la rue

emporta briques et cœurs.                        

 

J’avais posé la bonbonne.

L’autre n’avait rien compris.

il est passé à côté,

les autres dedans,

et ils ont sauté avec.

 

Souffle irréel,

oreilles percées –

un vent terrible emporta

les valises

et les souvenirs.

 

Photos de cotillons éparpillés,

que jamais plus les yeux ne lanceront

au-dessus des têtes,

en riant.

                                                                     

 

emporte.

 

 

 

 

 

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un poème de force et d'intensité pour dire tout ce que charrie le vent avec lui.

Une interrogation angoissée au cœur de cette apocalypse naturelle !

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce que le vent emporte, ces sentiments, ces sensations qui ne reviendront pas, le poème nous les livre en toute liberté et nous touche.

Posté(e)

Vos vers semblent habités comme si le poème respirait réellement avec des images fortes voir terribles, mais jamais gratuites. Elles racontent des pertes et des visages qu’on devine derrière les valises et les photos envolées. Le dernier mot, emporte, agit comme un souffle final et irrévocable.

Votre premier écrit ici pour 2026 est bouleversant @Eobb .

Posté(e)
Il y a 16 heures, Eobb a écrit :

Ce que le vent

 

______________________________________Souffle

 

Lorsqu’il revient

jaune, chargé de nuages,

à bras le corps sur le sommet –

 

moi qui vis dans le pays plat,

je me demande :

se pourrait-il qu’il soit le mien ?

entre mes chairs, sous ma peau,

prenant puanteur et sueur,

ce cœur noueux, avide,

si plein

de désespoir sifflant.

 

A plein poumons,           

je me sens ogre,

enjambant Babel            

et ses monts si hauts.

 

Mais la colère des Dieux –

je perds la raison.           

Souffle court,

souffle ailleurs,

souffle long,

sans caprice,                                                    

juste la folie.                                                    

 

Alors il vient,

cette fois bleui,

avec son odeur de gaz,

sans couleur,

explosif.

 

Le bout des doigts

mangés de remords –

un bref instant.

 

Mais la maison,

grandissime,

immense,

démesurée,

 

un matin glacé

sous le froid qui l’étire,                

chancelle,

danseuse maladroite,

et tombe

sur un tapis de feuilles.

 

Le vent d’automne avait rangé

les rouges sur le côté.

 

Celui qui balaya la rue

emporta briques et cœurs.                        

 

J’avais posé la bonbonne.

L’autre n’avait rien compris.

il est passé à côté,

les autres dedans,

et ils ont sauté avec.

 

Souffle irréel,

oreilles percées –

un vent terrible emporta

les valises

et les souvenirs.

 

Photos de cotillons éparpillés,

que jamais plus les yeux ne lanceront

au-dessus des têtes,

en riant.

                                                                     

 

emporte.

 

 

 

 

 

« Souffle » votre esprit Eobb habité par ce poème au Souffle puissant, l’inspiration comme l’expiration qui emporte les vies dans un Souffle de violence, force brute et force de vie , tous les « souffles » sont si bien exprimés ici 💫

Posté(e)

Le vent souffle mais emporte-t-il ? L'ultime mot, "emporte", sonne comme une injonction mais sera-t-elle suivie d'effet ? Il faut vous le souhaiter à lire la souffrance que chacun de vos vers exprime.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Vent diabolique que ce vent d'hiver dont la détonation résonne encore dans les cœurs! J'aime ta façon efficace et sensible de faire tourner les mots autour de l'événement.

Account

Navigation

Configure browser push notifications

Chrome (Android)
  1. Tap the lock icon next to the address bar.
  2. Tap Permissions → Notifications.
  3. Adjust your preference.
Chrome (Desktop)
  1. Click the padlock icon in the address bar.
  2. Select Site settings.
  3. Find Notifications and adjust your preference.