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Accents poétiques

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Effeuillaison

Featured Replies

Posté(e)

Quand battait le sang des jours blêmes

Aux tempes grises de l'automne

Assis sur le seuil de l'aurore

Je regardais naître le jour

Sous le soleil pâle d'octobre

S'entrouvraient des corolles d'ombre

Et le ciel portait sur son dos

Le poids des brumes à venir

Le vent qui courait dans la lande

Recourbait les cils des bruyères

Et dans l'onde des clartés fauves

Descendaient le courant tranquille

Sur les flancs des chemins perdus

Où ne venait jamais personne

Les fougères mortes portaient

L'habit de la mélancolie

Et quand le soir ombrait la grève

Sans fin les vagues écumeuses

Déferlaient sur le sable d'or

Qu'allumait le soleil couchant.

Posté(e)

Illiz, votre texte est très beau, atmosphérique et délicat. Vous avez créé une véritable immersion dans ce paysage d'automne. Les personnifications donnent vie au décor , tout en nuances!

Posté(e)
  • Semeur d’échos

C'est une journée au charme d'une mélancolie envoûtante qui est effeuillée dans ces très jolies strophes.

Posté(e)

Tout prend vie sous votre plume qui nous offre un théâtre poétique de toute beauté 😊

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Un monde mélancolique est évoqué mais nulle mièvrerie ou facilité dans sa description.

On ressent le poids des ténèbres, si pesantes, sous le voile de l'élégance de la plume.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 17 heures, Illiz a écrit :

Le vent qui courait dans la lande

Recourbait les cils des bruyères

Il y a 17 heures, Illiz a écrit :

Sans fin les vagues écumeuses

Déferlaient sur le sable d'or

Je reconnais la Bretagne en octobre dans ces vers à l’ineffable beauté.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Tout d'abord, j'adore la fin de ce poème, @Illiz Des métaphores sublimes.

Cette nature apparaît si vivante sous votre plume. Elle devient presque votre complice.

Bravo !

Posté(e)

Avec votre poème, l'automne a désormais un visage derrière la beauté duquel pointe une douloureuse mélancolie.

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Le 06/12/2025 à 01:17, Illiz a écrit :

Et le ciel portait sur son dos

Le poids des brumes à venir

Ces deux vers me parlent infiniment @Illiz ! Votre plume amoureuse de la nature s’exalte dans ce poème.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les chemins perdus où ne venait jamais personne et les vagues qui déferlent sans fin créent un sentiment de solitude et d’éternel retour.

Le monde semble à la fois déserté et habité par un mouvement perpétuel et indifférent celui du vent, du courant, des marées.

Et puis le poème se clôt sur une image de consolation.

La mélancolie du jour s’achève dans la splendeur passive du couchant : les vagues écument sur un sable d'or allumé par le soleil.

La tristesse se transmue en beauté pure, comme apaisée par le cycle même qui la cause.

Votre poème, @Illiz est un baume bienfaiteur !


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