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Les frémissements de l'automne

Featured Replies

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Les frémissements de l'automne

Le soir en frémissant s'enivre de sang pâle,

Et sous la feuille exsangue, un vampire assoiffé

Vient cueillir le nectar d'un soupir étouffé,

Une ombre sans façon se défait de son châle.

Étrange sarabande où vibre au loin le râle

D'un plaisir interdit sous l'arbre décoiffé,

La saison vient montrer son visage griffé

Par le Démon lui-même et par sa force mâle.

Il n'est plus temps de vivre, une brise satin

Vient dévorer le cœur d'une étoile pantin,

Tout se perd et s'efface en extase vermeille.

C'est un cri rougeoyant, une ronde du Temps

Où la laideur est reine et grimace à merveille,

Le bonheur agonise en valse à contretemps.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Des frémissements automnaux dont les beaux vers cherchent la rime.

Posté(e)
il y a 46 minutes, Alba a écrit :

Les frémissements de l'automne

Le soir en frémissant s'enivre de sang pâle,

Et sous la feuille exsangue, un vampire assoiffé

Vient cueillir le nectar d'un soupir étouffé,

Une ombre sans façon se défait de son châle.

Étrange sarabande où vibre au loin le râle

D'un plaisir interdit sous l'arbre décoiffé,

La saison vient montrer son visage griffé

Par le Démon lui-même et par sa force mâle.

Il n'est plus temps de vivre, une brise satin

Vient dévorer le cœur d'une étoile pantin,

Tout se perd et s'efface en extase vermeille.

C'est un cri rougeoyant, une ronde du Temps

Où la laideur est reine et grimace à merveille,

Le bonheur agonise en valse à contretemps.

Les frissons sont là, ton poème Alba les transmet , tu sais les faire surgir par ce décor où l’atmosphère semble respirer l’air des ténèbres, l’ombre nous absorbe avec élégance 💫

Il y a 1 heure, Alba a écrit :

Les frémissements de l'automne

Le soir en frémissant s'enivre de sang pâle,

Et sous la feuille exsangue, un vampire assoiffé

Vient cueillir le nectar d'un soupir étouffé,

Une ombre sans façon se défait de son châle.

Étrange sarabande où vibre au loin le râle

D'un plaisir interdit sous l'arbre décoiffé,

La saison vient montrer son visage griffé

Par le Démon lui-même et par sa force mâle.

Il n'est plus temps de vivre, une brise satin

Vient dévorer le cœur d'une étoile pantin,

Tout se perd et s'efface en extase vermeille.

C'est un cri rougeoyant, une ronde du Temps

Où la laideur est reine et grimace à merveille,

Le bonheur agonise en valse à contretemps.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Ce poème peint l'automne non comme une mélancolie douce, mais comme une bacchanale macabre. Le soir est ivre de sang pâle, un vampire rôde, et la saison elle-même a un visage griffé par le démon. C'est la fête de la laideur et de la décadence : le bonheur agonise dans une valse à contretemps. Les images sont fortes, presque violentes, transformant le traditionnel crépuscule de l'année en un spectacle de mort et d'extase grotesque.

Une vision puissante et gothique de la saison. Tu as dû trop lire les poèmes d'Eathanor !! 😂



Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous !

Le romantisme noir apprécie beaucoup l'automne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Romantisme_noir

Milton, Goethe et même Baudelaire se sont inscrits parfois dans cette thématique morbide et délectable. Tous les genres littéraires ont illustré ce courant parallèle au romantisme, dont il est l'écho outré et frénétique.

Vive la passion ! C'est une des faces de l'automne aux mille visages.

( ͡° ͜V ͡°)

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

J'avais aime et j'aime toujours cette nouvelle approche de l'automne, @Alba (poème découvert dans ton jeu sur l'automne)

Un automne qui révèle bien des surprises... Je ne cesse d'être étonnée de découvrir les nouveaux visages de l'automne.

Octobre approche et la nature, ici s'apprête... et vibre à n'en point douter aux trémolos de la saison.

Posté(e)

Un frémissement hautement poétique.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Une autre facette, ciselée par une prosodie impeccable de cette saison qui plante les germes du printemps…

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à vous pour ces lectures sensibles !

L'être humain parle, peint, sculpte, décrit, évoque, fasciné par la nature et ses métamorphoses. Et la feuille tombe, la pluie ruisselle, le vent souffle...

La vie n'a que faire de ces humains qui s'émerveillent et poussent de grands cris d'admiration. Chacun dans notre bulle, nous cheminons, et ne voyons que ce que croyons voir...

La poésie est une belle diseuse, mais quelle menteuse ! 😉

(^▽^)

Posté(e)

On voit dans vos vers les couleurs automnales se teinter de sang et d’ombre, contribuant à créer une atmosphère à la fois tragique et somptueuse.

Posté(e)

Les vies se croisent jour et nuit qu'elle soit de pierre, de roche, de terre, de mousse, de globules et de sang et j'ai vu des pierres s'émerveiller, des roches pleurer, des terres s e retourner, des mousses se frotter les mains, des globules et du sang monter à la tête.

Merci Alba pour ce poème rouge.

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

Merci à tous les deux, Eathanor et Eobb, pour vos très beaux commentaires !

L'automne inspire, l'automne respire, et sa danse est toujours macabre. Mais comme celle-ci se pare d'atours mirifiques, le naïf se s'en pas compte (il est vrai qu'il n'a pas à rendre des comptes).

Bravo pour cette superbe prose poétique, Eobb, il faudra en faire un superbe poème, à la manière d'A. Rimbaud : il est nombre de bateaux plus ou moins ivres sur les voies navigables de la vie.

( ͡~ ͜ʖ ͡° )

Modifié par Alba

Posté(e)
  • Semeur d’échos

L'automne, ce satyre, se plaît à singer les plaisirs réservés de l'été. Tout en délicate et sombre harmonie, ce sonnet nous enchante pour mieux nous faire déchanter. Belle et percutante lecture!

Posté(e)
  • Auteur
  • Semeur d’échos

"Il n'est plus temps de vivre", en effet, et l'âme le réalise en même temps que la lumière décroit...

Dans la pénombre nouvelle, surgissent alors bien des peurs et bien des silhouettes dansantes. C'est l'ultime mélodie de l'année.

Merci beaucoup, Thy Jeanin !

(¬‿¬)

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