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Triptyque

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Triptyque

 

Trois cousines qui ne s’offrent pas

 

sous trois angles de vue

 

 

 

Vue en prose justifiée 

 

 

La secrète

 

Dans un froid dimanche en février perds-toi sur le flux de l’à-quoi-bon quand Bruxelles rend la vie promise aux exilés et sauvés des eaux Ton corps à la source est tel un trait de la bourse à la bière ou aux bops des bars de la veille et des mecs d’où sort le goût du sport dans tous les cas Souvenirs de cygnes dénichés comme l’ennui qui pond les clichés qu’un destin national fabriqua De bout en bout l’errance te doue de quartiers cossus comme interlopes Alors la capitale apparait et elle attend toujours ses oiseaux qui ont choisi la belle aux marquises aux néons aux couleurs de bonbon dans un samedi soir enfiévré Pourtant ce dimanche  en février dans la rue du Marché au Charbon plus aucune attention ne te vise Après la broussaille est le réseau dont la ville entière est le marais Sous cet excellent set technopop le beau sourire au regard si doux de ce barman brun du Belgica te rend le désir de t’enticher 

 

La farouche

 

Viens l’été fin juin début juillet Sors à l’heure où le soleil culmine et prend Montréal à contresens pour en profiter dès que l’hiver enfin en a fini d’en finir Toi tu t’en fous du fleuve et du mont Tu t’en crisses du centre et du vieux Seul un maudit touriste a l’espoir de passer la journée à marcher pour mieux s’enfiler rues et clichés Bon vent les vacanciers Au revoir Tu veux sentir le vent malicieux courir dans le parc à plein poumon pour tous les fils de la butte unir Des concerts en plein air ont ouvert l’arc-en-ciel du printemps en partance Entre cousines la plus encline aux fiertés et plus prompte à briller L’interminable jour de juillet débouche rue Sainte Catherine En terrasse un karaokés trans de disco dégueulasse et pas cher pour des stripteaseurs en devenir et du sauna les soldats sans nom Le village entier dans les beaux yeux clairs d’un barman blond à l’Aigle Noir te donne l’envie de découcher

 

La rebelle

 

Pour écrire un mercredi d’octobre il te faut prendre l’initiative Hanter Paris qui te tente tant comme un fleuve fuit son propre lit Rester ce touriste juste assez curieux pour musarder en tous sens Chaque coin d’immeuble est l’ostensoir de ta mémoire et meuble l’index des rues avec l’égo écorché de ce garçon qui même éméché retrouvait son chemin par réflexe On revoit le dédale exutoire offert à la post-adolescence en nostalgie des bars du passé désormais fermés Mélancolie qui remonte au mas du mauvais temps où tout souvenir en récidive agonise entre l’ivre et le sobre Un mercredi sous la pluie d’octobre entre rues du Temple et des Archives tu traverses le temps résistant à l’attraction des ombres jolies des lieux où ta jeunesse effacée dansait le sang de la ville dense Au comptoir sous son balcon fumoir le barman éternel du Duplex te tend l’attente pour t’attacher

 

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Vue mise en forme

 

(voir PJ)

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Larebelle.thumb.png.e8fc6815a36ed8c818c53d5dc27afcac.png

 

Vue métrée rimée

 

 

La secrète

 

Dans un froid dimanche en février

perds-toi sur le flux de l’à-quoi-bon

quand Bruxelles rend la vie promise

aux exilés et sauvés des eaux

Ton corps à la source est tel un trait

de la bourse à la bière ou aux bops

des bars de la veille et des mecs d’où

sort le goût du sport dans tous les cas

Souvenirs de cygnes dénichés

comme l’ennui qui pond les clichés

qu’un destin national fabriqua

De bout en bout l’errance te doue

de quartiers cossus comme interlopes

Alors la capitale apparait

et elle attend toujours ses oiseaux

qui ont choisi la belle aux marquises

aux néons aux couleurs de bonbon

dans un samedi soir enfiévré

Pourtant ce dimanche en février

dans la rue du Marché au Charbon

plus aucune attention ne te vise

Après la broussaille est le réseau

dont la ville entière est le marais

Sous cet excellent set technopop

le beau sourire au regard si doux

de ce barman brun du Belgica

te rend le désir de t’enticher 

 

 

La farouche

 

Viens l’été fin juin début juillet

Sors à l’heure où le soleil culmine

et prend Montréal à contresens

pour en profiter dès que l’hiver

enfin en a fini d’en finir

Toi tu t’en fous du fleuve et du mont

Tu t’en crisses du centre et du vieux

Seul un maudit touriste a l’espoir

de passer la journée à marcher

pour mieux s’enfiler rues et clichés

Bon vent les vacanciers Au revoir

Tu veux sentir le vent malicieux

courir dans le parc à plein poumon

pour tous les fils de la butte unir

Des concerts en plein air ont ouvert

l’arc-en-ciel du printemps en partance

Entre cousines la plus encline

aux fiertés et plus prompte à briller

L’interminable jour de juillet

débouche rue Sainte Catherine

En terrasse un karaokés trans

de disco dégueulasse et pas cher

pour des stripteaseurs en devenir

et du sauna les soldats sans nom

Le village entier dans les beaux yeux

clairs d’un barman blond à l’Aigle Noir

te donne l’envie de découcher

 

 

La rebelle

 

Pour écrire un mercredi d’octobre

il te faut prendre l’initiative

Hanter Paris qui te tente tant

comme un fleuve fuit son propre lit

Rester ce touriste juste assez

curieux pour musarder en tous sens

Chaque coin d’immeuble est l’ostensoir

de ta mémoire et meuble l’index

des rues avec l’égo écorché

de ce garçon qui même éméché

retrouvait son chemin par réflexe

On revoit le dédale exutoire

offert à la post-adolescence

en nostalgie des bars du passé

 désormais fermés Mélancolie

qui remonte au mas du mauvais temps

où tout souvenir en récidive

agonise entre l’ivre et le sobre

Un mercredi sous la pluie d’octobre

entre rues du Temple et des Archives

tu traverses le temps résistant

à l’attraction des ombres jolies

des lieux où ta jeunesse effacée

dansait le sang de la ville dense

Au comptoir sous son balcon fumoir

le barman éternel du Duplex

te tend l’attente pour t’attacher

 

Vuemtrerime.thumb.png.06731881d4aff30daf74327f6a78eb7c.png

 

Modifié par Dezdez

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