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Poésie

183 poèmes dans cette catégorie

  1. Comité de rédaction ·
    Tu n’es pas la plus amoureuse De celles qui m’ont pris ma chair ; Tu n’es pas la plus savoureuse De mes femmes de l’autre hiver.   Mais je t’adore tout de même ! D’ailleurs ton corps doux et bénin A tout, dans son calme suprême, De si grassement féminin,   De si voluptueux sans phrase, Depuis les pieds longtemps baisés Jusqu’à ces yeux clairs pur d’extase, Mais que bien et mieux apaisés !   Depuis les jambes et les cuisses Jeunettes sous la jeune peau, A travers ton odeur d’éclisses Et d’écrevis
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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  2. Comité de rédaction ·
    Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, devisant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant : Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez a
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 2 854 vues
  3. Jeep ·
    Tendre, la jeune femme rousse, Que tant d'innocence émoustille, Dit à la blonde jeune fille Ces mots, tout bas, d'une voix douce : « Sève qui monte et fleur qui pousse, Ton enfance est une charmille : Laisse errer mes doigts dans la mousse Où le bouton de rose brille, Laisse-moi, parmi l'herbe claire, Boire les gouttes de rosée Dont la fleur tendre est arrosée, – « Afin que le plaisir, ma chère, Illumine ton front candide Comme l'aube l'azur timide. »
    Jeep
    Jeep
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    • 1 407 vues
  4. Nils Exo ·
    Où repose un grand homme, un dieu vient habiter. Tu me l’as fait sentir, j’ose t’en attester, Île des peupliers ; toi, qui m’as vu descendre Te demandant Rousseau dont tu gardes la cendre. Oh ! Comme à ton aspect s’émurent tous mes sens ! Quelle douleur muette étouffa mes accents ! Combien je vénérai, combien me parut sainte L’ombre des verts rameaux qui bordent ton enceinte ! Cette île était un temple ; et de mes tristes yeux Tandis que s’échappaient des pleurs religieux, Rousseau, je crus, pen
    Nils Exo
    Nils Exo
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    • 5 382 vues
  5. Comité de rédaction ·
    De la musique avant toute chose, Et pour cela préfère l'Impair Plus vague et plus soluble dans l'air, Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. Il faut aussi que tu n'ailles point Choisir tes mots sans quelque méprise : Rien de plus cher que la chanson grise Où l'Indécis au Précis se joint. C'est des beaux yeux derrière des voiles, C'est le grand jour tremblant de midi, C'est, par un ciel d'automne attiédi, Le bleu fouillis des claires étoiles ! Car nous voulons la Nuance encor, Pas la Couleur,
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 150 vues
  6. Joailes ·
    La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, Occupent nos esprits et travaillent nos corps, Et nous alimentons nos aimables remords, Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches ; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches. Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste Qui berce longuement notre esprit enchanté, Et le riche
    Joailes
    Joailes
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    • 982 vues
  7. Joailes ·
    Madame quel est votre mot Et sur le mot et sur la chose ? On vous a dit souvent le mot, On vous a fait souvent la chose. Ainsi de la chose et du mot Vous pouvez dire quelque chose Et je gagerai que le mot Vous plaît beaucoup moins que la chose. Pour moi voici quel est mon mot Et sur le mot et sur la chose : J’avouerai que j’aime le mot, J’avouerai que j’aime la chose. Mais c’est la chose avec le mot, Mais c’est le mot avec la chose. Autrement la chose et le m
    Joailes
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    • 1 397 vues
  8. Comité de rédaction ·
    Vous avez un regard singulier et charmant ; Comme la lune au fond du lac qui la reflète, Votre prunelle, où brille une humide paillette, Au coin de vos doux yeux roule languissamment ; Ils semblent avoir pris ses feux au diamant ; Ils sont de plus belle eau qu'une perle parfaite, Et vos grands cils émus, de leur aile inquiète, Ne voilent qu'à demi leur vif rayonnement. Mille petits amours, à leur miroir de flamme, Se viennent regarder et s'y trouvent plus beaux, Et les dési
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 630 vues
  9. Alba ·
    Jeune homme sans mélancolie, Blond comme un soleil d'Italie, Garde bien ta belle folie. C'est la sagesse ! Aimer le vin, La beauté, le printemps divin, Cela suffit. Le reste est vain. Souris, même au destin sévère : Et, quand revient la primevère, Jettes-en les fleurs dans ton verre. Au corps sous la tombe enfermé, Que reste-t-il ? D'avoir aimé Pendant deux ou trois mois de mai. " Cherchez les effets et les causes ", Nous disent les rêveurs moroses. Des mots ! Des mots !... Cueillons les ros
    Alba
    Alba
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    • 929 vues
  10. Lina ·
    De leur col blanc courbant les lignes, On voit dans les contes du Nord, Sur le vieux Rhin, des femmes-cygnes Nager en chantant près du bord, Ou, suspendant à quelque branche Le plumage qui les revêt, Faire luire leur peau plus blanche Que la neige de leur duvet. De ces femmes il en est une, Qui chez nous descend quelquefois, Blanche comme le clair de lune Sur les glaciers dans les cieux froids ; Conviant la vue enivrée De sa boréale fraîcheur A des régals de chair
    Lina
    Lina
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    • 1 971 vues
  11. Comité de rédaction ·
    Si j’ai le droit de dire, en français aujourd’hui, Ma peine et mon espoir,  ma colère et ma joie Si rien ne s’est voilé,  définitivement, De notre rêve immense  et de notre sagesse C’est que ces étrangers, comme on les nomme encore, Croyaient à la justice, ici-bas, et concrète, Ils avaient dans leur sang le sang de leurs semblables ces étrangers savaient quelle était leur patrie. La liberté d’un peuple Oriente tous les peuples Un innocent aux fers  enchaîne tous les hommes et, qui ne se refuse
    Comité de rédaction
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    • 1 310 vues
  12. Mercoyrol ·
    Automne malade et adoré Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies Quand il aura neigé Dans les vergers   Pauvre automne Meurs en blancheur et en richesse De neige et de fruits mûrs Au fond du ciel Des éperviers planent Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines Qui n’ont jamais aimé   Aux lisières lointaines Les cerfs ont bramé   Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs Les fruits tombant sans qu’on les cueille Le v
    Mercoyrol
    Mercoyrol
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    • 1 234 vues
  13. Comité de rédaction ·
    Le roi don Juan Un jour chevauchant Vit sur la montagne Grenade d’Espagne ; Il lui dit soudain : Cité mignonne, Mon coeur te donne Avec ma main. Je t’épouserai, Puis apporterai En dons à ta ville Cordoue et Séville. Superbes atours Et perles fines Je te destine Pour nos amours. Grenade répond : Grand roi de Léon, Au Maure liée, Je suis mariée. Garde tes présents : J’ai pour parure Riche ceinture Et beaux enfants. Ainsi tu
    Comité de rédaction
    Comité de rédaction
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    • 1 110 vues
  14. Jean-Paul ·
    Des porcs, roses et gras, les mâles, les femelles, Remplissaient le verger de leurs grognements sourds, Et couraient par les champs, les fumiers et les cours, Dans le ballottement laiteux de leurs mamelles.   Près du purin, barré des lames du soleil, Les pattes s'enfonçant en plein dans le gadoue, Ils reniflaient l'urine et fouillaient dans la boue, Et leur peau frémissait sous son lustre vermeil.   Mais Novembre approchant, on les tuait. Leur ve
    Jean-Paul
    Jean-Paul
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    • 1 329 vues
  15. Sertorius ·
    Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein, Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde, Châtrés dès le berceau par le siècle assassin De toute passion vigoureuse et profonde. Votre cervelle est vide autant que votre sein, Et vous avez souillé ce misérable monde D'un sang si corrompu, d'un souffle si malsain, Que la mort germe seule en cette boue immonde. Hommes, tueurs de Dieux, les temps ne sont pas loin Où, sur un grand tas d'or vautrés dans quelque coin, Ay
    Sertorius
    Sertorius
    Charlie Baudoin
    Charlie Baudoin
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    • 42 813 vues
  16. Thierry Demercastel ·
    L’orageux crépuscule oppresse au loin la mer Et les noirs sapins. L’ombre, hélas ! revient toujours. Ah ! je hais les désirs, les espoirs, les amours, Autant que les damnés peuvent haïr l’enfer.   Car je n’étais point né pour vivre : j’étais né Pour végéter, pareil à la mousse ou pareil Aux reptiles, et pour me gorger de soleil Sur un roc d’un midi sans trêve calciné.   Aux plantes contigu, voisin de l’animal, Famélique sans crainte et repu sans remord, Je n’a
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
    Thierry Demercastel
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    • 1 152 vues
  17. Alba ·
    Forêt silencieuse, aimable solitude, Que j’aime à parcourir votre ombrage ignoré ! Dans vos sombres détours, en rêvant égaré, J’éprouve un sentiment libre d’inquiétude ! Prestiges de mon cœur ! je crois voir s’exhaler Des arbres, des gazons une douce tristesse : Cette onde que j’entends murmure avec mollesse, Et dans le fond des bois semble encor m’appeler. Oh ! que ne puis-je, heureux, passer ma vie entière Ici, loin des humains !… Au bruit de ces ruisseaux, Sur un tapis de fleurs, sur l’herbe
    Alba
    Alba
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    • 724 vues
  18. Ninon ·
    Mais quel est ce piton dont le front sourcilleux Se dresse, monte et va se perdre dans les cieux ? Ce mont pyramidal, c'est le piton d'Anchaine. De l'esclave indompté brisant la lourde chaîne,   C'est à ce mont inculte, inaccessible, affreux, Que dans son désespoir un nègre malheureux Est venu demander sa liberté ravie. Il féconda ces rocs et leur donna la vie ;   Car, pliant son courage à d'utiles labeurs, Il arrosait le sol de ses libres sueurs. Il vivait de poissons, de chasse et de racines :
    Ninon
    Ninon
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    • 534 vues
  19. Joailes ·
    Partir avant le jour, à tâtons, sans voir goutte, Sans songer seulement à demander sa route ; Aller de chute en chute, et, se traînant ainsi, Faire un tiers du chemin jusqu'à près de midi ; Voir sur sa tête alors s'amasser les nuages, Dans un sable mouvant précipiter ses pas, Courir, en essuyant orages sur orages, Vers un but incertain où l'on n'arrive pas ; Détrempé vers le soir, chercher une retraite, Arriver haletant, se coucher, s'endormir : On appelle cela naître, vivre
    Joailes
    Joailes
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    • 1 635 vues
  20. Joailes ·
    À Eva Si ton cœur, gémissant du poids de notre vie, Se traîne et se débat comme un aigle blessé, Portant comme le mien, sur son aile asservie, Tout un monde fatal, écrasant et glacé ; S'il ne bat qu'en saignant par sa plaie immortelle, S'il ne voit plus l'amour, son étoile fidèle, Éclairer pour lui seul l'horizon effacé ; Si ton âme enchaînée, ainsi que l'est mon âme, Lasse de son boulet et de son pain amer, Sur sa galère en deuil laisse tomber la rame, Penche sa tête pâl
    Joailes
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    • 1 404 vues
  21. Joailes ·
    Ma pensée est couleur de lumières lointaines, Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs. Elle a l'éclat parfois des subtiles verdeurs D'un golfe où le soleil abaisse ses antennes. En un jardin sonore, au soupir des fontaines, Elle a vécu dans les soirs doux, dans les odeurs ; Ma pensée est couleur de lumières lointaines, Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs. Elle court à jamais les blanches prétentaines, Au pays angélique où montent ses ardeurs, Et, l
    Joailes
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    • 1 459 vues
  22. Comité de rédaction ·
    Je viens de loin : je viens d'un pays où l'artiste, Lotus ou mimosa, végète lentement, Où tout gémit et pleure, où tout est sombre et triste, Où, pour vivre, chacun ploie ou rampe humblement, Où le peuple abruti sommeille, fataliste, Pauvre fœtus qu'au front marqua l'avortement, Où tout un enfer hurle, et pullule, et subsiste, Vêtu de soie et d'or, gavé de pur froment. Et cependant, malgré la bêtise et la haine, Malgré que, défaillant sous le poids de ma chaîne, À chaque pas nouveau je tombe d
    Comité de rédaction
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    Comité de rédaction
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    • 906 vues
  23. Alba ·
    Ainsi qu’un malheureux, le corps frileux et gourd, Tâche de se chauffer en soufflant sur des braises, L’amer couchant d’octobre, au lointain du faubourg, A fait flamboyer ses fournaises. Dans les squelettes noirs des arbres nus et droits, Le vent du soir, tout bas, parle d’une voix rauque ; Un archipel d’îlots couleur de feu, mais froids, Nage dans la paix du ciel glauque. Combien de fois déjà par des soirs tout pareils, Où l’esprit sur lui-même en souffrant se replie, L’adieu rouge et glacé d
    Alba
    Alba
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    • 614 vues
  24. Alba ·
    Je suis le Ténébreux, — le Veuf, — l’Inconsolé, Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie : Ma seule Étoile est morte, — et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie. Dans le nuit du Tombeau, Toi qui m’a consolé, Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie, La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé, Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie. Suis-je Amour ou Phoebus ?... Lusignan ou Biron ? Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ; J’ai rêvé dans la Grotte où nage la S
    Alba
    Alba
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