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Featured Replies

Posté(e)

La nuit renonce à son fusain,

A ses penchants de chat-huant,

Qu'elle en oublie ses riverains

Nous berçant nus sur le couchant.

Ô désir de baiser plénier !

Halo voyageur ! Ton quartier

De lune où gémit la chandelle,

Inonde mon croissant défunt

Impatient d'unir nos parfums

Montés dans la même nacelle.

 

Nous vibrons comme deux oiseaux

Dans un jus de rêve éolien,

Ta bouche a le grain de l'alto

Dont je dispute, musicien,

La jolie plainte fuselée,

L'absoute, sur ta lèvre ailée,

Où sont suspendues les griottes,

Sucs funèbres des partitions,

Quand mon violon joue sa lésion

A chaque pincement des notes !...

 

Soudain, l'étau brûlant, mon corps

Te veut tailleuse de désir,

Le chant devient ma mise à mort

Ton chantre ailé prêt à jouir,

Dans un hanchement furieux,

Grave ses épîtres en feu

Tandis qu'un jet de mains tremblantes

Élance un silex souffle court

Entre tes seins en contre-jour

En sueur de grisou naissante !...

 

Un gouffre invertébré jaillit,

La syncope d'onction ondoie,

Et le silence est en saillie,

Aigu, pour élire ta voix ;

Quelques syllabes se souviennent,

La gorge chaude des hyènes,

Du tutoiement des douves noires

Où régnaient d'étranges nageuses

Chantant la pandémie soyeuse

Autour d'un bûcher laminoir !

 

Alors, le jour verse tes larmes

Sur mes songes de mauve azur,

Mes roses distillent ton charme :

Toi, sur la luisante ramure !

Ai-je ton âme sous la feuille

Comme cette perle de deuil

Coincée au matin des arômes ?

 Réveils des gentianes bleues !

Ton front m’éclaire avec tes yeux

Où dort ce long-courrier fantôme !...

 

Posté(e)

De la maîtrise dans ces vers. Un texte entraînant et très agréable à lire, j'ai beaucoup aimé 🙂 

Posté(e)
  • Semeur d’échos
Il y a 2 heures, Frédéric Cogno a dit :

Où régnaient d'étranges nageuses

 

Chantant la pandémie soyeuse

Un poème en maîtrise où l’actualité obsédante parvient à s’infiltrer, même si ce n’est pas le sujet!

Posté(e)

C'est une poésie qui me transporte 

elle image bien le désir. 

Merci pour ce partage. 

Posté(e)
Il y a 11 heures, Frédéric Cogno a dit :

Un gouffre invertébré jaillit,

 

La syncope d'onction ondoie,

 

Et le silence est en saillie

Je suis charmée!

Posté(e)
  • Administrateur

Un érotisme de grande classe qui sait dire l'essentiel en restant dans la suggestion.

Posté(e)
Il y a 21 heures, Frédéric Cogno a dit :

 

La nuit renonce à son fusain,

A ses penchants de chat-huant,

Qu'elle en oublie ses riverains

Nous berçant nus sur le couchant.

 

Soudain, l'étau brûlant, mon corps

Te veut tailleuse de désir

 

Superbe.

Vous êtes doué Frédéric, vraiment...

Merci pour ce beau partage 🙂

Posté(e)

Une dextérité indéniable, un sens de la musicalité incomparable, une imagination sans bornes...Certes...Mais avant tout, quel Poète tu es mon ami! 

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 19 heures, Jeep a dit :

Un poème en maîtrise où l’actualité obsédante parvient à s’infiltrer, même si ce n’est pas le sujet!

Ce poème date de 1995...Pour du blé il y avait déjà d'autre fléaux... Merci pour votre passage.

Posté(e)

Muy caliente Fred...

pour une mystérieuse annonce !

je n’ai pas trop saisi le passage suivant :

 

Il y a 22 heures, Frédéric Cogno a dit :

La gorge chaude des hyènes,

Du tutoiement des douves noires

Où régnaient d'étranges nageuses

Chantant la pandémie soyeuse

Autour d'un bûcher laminoir !

mais sans doute est il du domaine spécifique de ce texte
au demeurant fort beau.

 

 

Posté(e)

Entraînée une fois de plus dans le tourbillon de tes poèmes que je feuillette avec ravissement comme des livres d'images ... 

Posté(e)
  • Auteur
il y a une heure, Diane a dit :

Muy caliente Fred...

pour une mystérieuse annonce !

je n’ai pas trop saisi le passage suivant :

 

mais sans doute est il du domaine spécifique de ce texte
au demeurant fort beau.

 

 

Ce passage fait appel à l'imagination de chacun...

Posté(e)

J'aime beaucoup la progression du désir dans le texte.

On 5/15/2020 at 9:08 PM, Frédéric Cogno said:

Où dort ce long-courrier fantôme !...

 A380-800 dans le sens que la lettre est longue 😄

Modifié par Uriel
Incompréhension

Posté(e)
  • Auteur
Il y a 6 heures, Uriel a dit :

Belle gradation, entraînant.

A380-800 à ce stade !

Pardonnez-moi mais je n'ai rien compris...

Posté(e)

@Frédéric Cogno,

 

Le 15/05/2020 à 21:08, Frédéric Cogno a dit :

Halo voyageur ! Ton quartier

De lune où gémit la chandelle,

Inonde mon croissant défunt

Impatient d'unir nos parfums

Montés dans la même nacelle.

Enfin quelqu'un qui cloue le bec à Baudelaire et son Voyage de malheur. Et hop ! un coeur.

Posté(e)
Le 15/05/2020 à 21:08, Frédéric Cogno a dit :

Ô désir de baiser plénier !

 

Halo voyageur ! Ton quartier

 

De lune où gémit la chandelle,

 

Inonde mon croissant défunt

 

Impatient d'unir nos parfums

 

Montés dans la même nacelle.

Il y a au delà de tes vers, une âme sensible,

à tel point que chaque mot devient un joyau.

 

Très sincèrement à toi !

Posté(e)

Pour un texte de 1995, on peut dire que Napoléon perçait déjà sous Bonaparte et que la valeur n'attend pas le nombre des années. Très beau poème.

Posté(e)
Le 15/05/2020 à 21:08, Frédéric Cogno a dit :

Alors, le jour verse tes larmes

Sur mes songes de mauve azur,

Mes roses distillent ton charme :

Toi, sur la luisante ramure !

Ai-je ton âme sous la feuille

Comme cette perle de deuil

Coincée au matin des arômes ?

 Réveils des gentianes bleues !

Ton front m’éclaire avec tes yeux

Où dort ce long-courrier fantôme !...

 

Délicieusement conté et poétique

Posté(e)
Le 15/05/2020 à 21:08, Frédéric Cogno a dit :

Quelques syllabes se souviennent,

La gorge chaude des hyènes,

Du tutoiement des douves noires

Où régnaient d'étranges nageuses

Chantant la pandémie soyeuse

Autour d'un bûcher laminoir !

Votre poésie essaime les ans et les époques dans une écriture riche, charpentée de sons et d'images et survivra au futur.

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