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Prakriti danse, ou Le bateleur

Featured Replies

Posté(e)

 

A la cantonade où les verres tintonnent

où l’on voit que la terre tourne en rond

j’ai accroché la mer à l’arbre qui cache la forêt

la forêt houle sur la marée haute des genêts d’or

mais elle fuit de part en part le ciel écroué


Les robes en nage des marrons trépignent

les simagrées des apsaras

la foudre racine la fractale

ravine des os brisés de la faim

charrée de l’au-delà des mots

la tête proie le mal aigu des altitudes

mâchoires serrées dans le fruit


Je marche le long, je marche le large

le longtemps je marche la rivière du chant


Savais-je plus tragique poème que paupière de lilas

quand s’est close au parfum

étourdissement de la rime perdue !


Il dit

maudit celui que la tourmente enlève dans les ascendants

son exil exhaussera sa peine !


Ah ! la lumière fut à cru sur vos tempes bruissantes

mendiant qui flottez dans le pâton de la langue

et relevez vos manches vers les astres !

qu’ils vous couvrent de poussières infiniment

vous qui guettiez l’amour de rivage en rivage

sur la barque étoupée


Et toi qui bordes la voile de mes jours

guenille blanchie d’ardeurs de sel de cuir

leurs mains cousues d’araires, copeaux de vagues

pétales dans les anfractuosités du basalte

du beuglement lourd des bœufs lents fleurant l’abîme

et le tremblement des souterraines sous mes pas

les rires agrestes dans les fenaisons de la grâce

 

M’arrache enfin l’aorte, ma pectorale, ma captive

vain cordage à ma voix occulte vibrement d’augure

offre à mes faucons tes tourterelles

et cintre l’arc fleuri de tes reins

que je franchisse ma rivière

et que se mêlent mes peupleraies

à tes peurs étrangères

toi qui ne me donneras de nom

à l’érection de Souram


Dans nos ventres nous allumerons des feux

et nos chants auront la couleur des furieuses récoltes

nous érigerons des clameurs, des pailles levées

nous inventerons de la liberté, de la fraternité

nous sèmerons inexorablement

avant que la pourpre des songes

gravillonne sous les chars des césars

khèèik ! khèèik ! khèèik !

quand le héron s’élève gauchement de l’étang

où nous nous sommes disparus

dans les tourbes bleues nos âmes inutiles

abhorrant les peines ordinaires

lorsque le temps n’est plus le temps

 

Le lontan je muse par tes mots

je marche les mots ruisselant vers l’aval


 

Modifié par O Salto

Posté(e)
il y a 8 minutes, O Salto a dit :

A la cantonade où les verres tintonnent

où l’on voit que la terre tourne en rond

j’ai accroché la mer à l’arbre qui cache la forêt

la forêt houle sur la marée haute des genêts d’or

mais elle fuit de part en part le ciel écroué

Des cheveux verts, mousse, en avant, une forêt invisible en rotation

il y a 9 minutes, O Salto a dit :

Les robes en nage des marrons trépignent

les simagrées des apsaras

la foudre racine la fractale

ravine des os brisés de la faim

charrée de l’au-delà des mots

la tête proie le mal aigu des altitudes

mâchoires serrées dans le fruit

Des prières pour redescendre et mordre le cuir

il y a 13 minutes, O Salto a dit :

Ah ! la lumière fut à cru sur vos tempes bruissantes

mendiant qui flottez dans le pâton de la langue

et relevez vos manches vers les astres !

qu’ils vous couvrent de poussières infiniment

vous qui guettiez l’amour de rivage en rivage

sur la barque étoupée

Foutre d'univers, tu peux bien aller voir ailleurs

il y a 14 minutes, O Salto a dit :

Et toi qui bordes la voile de mes jours

guenille blanchie d’ardeurs de sel de cuir

leurs mains cousues d’araires, copeaux de vagues

pétales dans les anfractuosités du basalte

du beuglement lourd des bœufs lents fleurant l’abîme

et le tremblement des souterraines sous mes pas

les rires agrestes dans les fenaisons de la grâce

j'ai le voyage abîmé et la caverne enfoncée

il y a 16 minutes, O Salto a dit :

M’arrache enfin l’aorte, ma pectorale, ma captive

vain cordage à ma voix occulte vibrement d’augure

offre à mes faucons tes tourterelles

et cintre l’arc fleuri de tes reins

que je franchisse ma rivière

et que se mêlent mes peupleraies

à tes peurs étrangères

toi qui ne me donneras de nom

à l’érection de Souram

Ne pose aucun mot, la magie des lieux est la seule

il y a 21 minutes, O Salto a dit :

Dans nos ventres nous allumerons des feux

et nos chants auront la couleur des furieuses récoltes

nous érigerons des clameurs, des pailles levées

nous inventerons de la liberté, de la fraternité

nous sèmerons inexorablement

avant que la pourpre des songes

gravillonne sous les chars des césars

khèèik ! khèèik ! khèèik !

quand le héron s’élève gauchement de l’étang

où nous nous sommes disparus

dans les tourbes bleues nos âmes inutiles

abhorrant les peines ordinaires

lorsque le temps n’est plus le temps

Viens et il ne restera rien, ni gloire ni bleus

il y a 33 minutes, O Salto a dit :

Le lontan je muse par tes mots

je marche les mots ruisselant vers l’aval

Il est loin, des mots sans rime, le long, le large.

 

Merci beaucoup O Salto pour cette expression, un coin du grand tissu.

Posté(e)
  • Semeur d’échos

Salto avant, Salto arrière, poème en marche avant ou marche arrière, peuplé d’apsaras, de hérons, Pakriti ou Vikriti, je m’y suis un peu perdu, mais c’est normal, surréalisme oblige.

Posté(e)
  • Administrateur

Le surréalisme flamboyant de ce poème mérite bien un cœur.

Posté(e)
Il y a 16 heures, O Salto a dit :

Dans nos ventres nous allumerons des feux

et nos chants auront la couleur des furieuses récoltes

nous érigerons des clameurs, des pailles levées

nous inventerons de la liberté, de la fraternité

Vous nous embarquez dans votre univers avec fougue et puissance , de l'énergie. 

Posté(e)
Le 11/05/2020 à 15:24, O Salto a dit :

Et toi qui bordes la voile de mes jours

guenille blanchie d’ardeurs de sel de cuir

leurs mains cousues d’araires, copeaux de vagues

pétales dans les anfractuosités du basalte

du beuglement lourd des bœufs lents fleurant l’abîme

et le tremblement des souterraines sous mes pas

les rires agrestes dans les fenaisons de la grâce

 

Le 11/05/2020 à 15:24, O Salto a dit :

Le lontan je muse par tes mots

je marche les mots ruisselant vers l’aval

Un travail d'écriture remarquable pour un univers poétique captivant.

Posté(e)

Devant une écriture exigeante, un véritable travail littéraire et une atmosphère personnelle qui se dégage de la lecture je reste admiratif.

Posté(e)
  • Auteur

Un grand merci à vous, Eobb, Jeep, Eathanor, Aubussinne, Seawulf, Gabriel Montigny, votre présence me conforte ; nos terres jadis rieuses se couvrent peu à peu du sel que saupoudrent nos paupières inquiètes à déchiffrer la vie si goûteuse de l’enfance ; merci pour le temps accordé à dévoiler l’écho des sons et des couleurs, à en picorer peut-être le sésame ; merci à ceux qui, passant ici ou là, ont reconnu le silence et l'amitié ; merci à la nature qui m’entoure de toute part !

Et je veux dire encore, ne sachant où le dire, combien je regrette ton départ, Julien Quittelier dont l’écriture me proposait tant de découvertes ... Bon vent !


 

 

 

 

Posté(e)

Oups! D'un peu je passais à côté de ce joli texte. Bravo, j'ai aimé votre originalité.

Posté(e)
  • Auteur

Merci Frédéric pour ces mots agréables ; la maison reste ouverte, il n'y a pas d'heure ! Bien à vous.

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